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Commentaires client les plus utiles
19 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Très intéressant, parfois un peu noir.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : En studio avec les Beatles : Les mémoires de leur ingénieur du son (Broché)
Un ouvrage indispensable pour les passionnés de Beatlogie, puisqu'il s'agit purement et simplement de l'autobiographie de l'ingénieur du son des Beatles (à ne pas confondre avec leur producteur, George Martin).Geoff Emerick, c'est son nom, est donc l'homme qui, arrivé comme petit assistant à 15 ans dans les studios d'Abbey Road 2 jours avant la première séance d'enregistrement des Beatles (1962), fut promu à 19 ans principal ingénieur du son du groupe, jusqu'à la fin (1970). L'essentiel du livre est donc consacré à cette partie de sa vie, avec une cinquantaine de pages pour le reste de sa carrière. Sur le plan positif, c'est une mine d'informations sur la façon dont les Beatles concevaient et enregistraient leurs chansons, avec une multitude d'exemples précis. C'est aussi un historique de l'évolution des techniques d'enregistrement aux studios Abbey Road dans les années 60. Sur le plan négatif, l'ensemble est parfois un peu triste, avec davantage de paragraphes sur la mauvaise entente entre les membres du groupe que sur leur formidable cohésion musicale. Quelques parties sont également peu sympathiques pour George Harrison en raison de ses limitations techniques supposées en début de carrière. Sachez enfin qu'une petite polémique est née sur des points de détails réfutés par d'autres participants aux enregistrements (la chanson Blackbird a-t-elle vraiment été enregistrée en extérieur ?). Il est donc vraisemblable que la mémoire de Geoff Emerick lui a parfois fait défaut, malgré le travail de collectage et de vérifications des infos par Howard Massey. Mais dans l'ensemble un livre beaucoup plus intéressant que celui de George Martin à mon avis, et qui replace l'ingénieur du son des Beatles à sa juste valeur. L'ouvrage original (en anglais) est également relativement facile à lire, même si les puristes trouveront sans doute à redire sur la qualité de correction du texte final. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Viens prendre l'Abbey Road à la maison.,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : En studio avec les Beatles : Les mémoires de leur ingénieur du son (Broché)
Geoffrey Emerick est entré aux studios EMI à Abbey Road en 1962 à l'époque où les Beatles enregistrent leur premier simple. Mais il lui faudra attendre l'album Revolver pour devenir leur ingénieur du son attitré.Ce livre n'est pas une autobiographie, mais un témoignage technique, artistique et humain de sa collaboration avec les Beatles ( il enregistrera Revolver, Sergeant Pepper, une partie du Blanc, Magical Mystery Tour et Abbey Road, laissant Glyn Johns et le caractériel Phil Spector saboter Let it be...) Mais revenons à un aspect souvent oublié des Beatles: ils sont considérés comme un des plus grand groupe pop mondial (l'appellation rock étant déposée par un nombre croissant de petit(e)s maître(sse)s de chapelles dont l'incompétence n'a d'égale que leur fatuité, je n'emploierai donc pas ce terme pour qualifier les Fab Four!). Mais la faute aux sonos déficientes de l'époque, ils n'ont jamais donnés de concerts dignes de ce nom ( plus des récitals visuels en fait, le son étant souvent couvert par les hordes de fans). C'est donc en studio que le génie des Beatles s'est principalement exprimé et Geoff Emerick se propose de le raconter. Pour celui qui connait un peu le monde des studios, cet ouvrage est un vrai bonheur: suivre pratiquement au jour le jour l'élaboration de ces albums mythiques est un plaisir que je n'aurais jamais imaginé il y a encore peu. Le livre regorge de renseignements techniques, prises de son peu ortodoxes, bidouillages de bandes à l'envers, mépris des règles d'enregistrement très strictes des studios EMI, mais tous antédiluviens à comparer aux moyens actuels. Exemple pour la basse de Paperback writer: Geoff capte et déforme le son de la Ric de Mac Cartney non pas avec un micro, mais un haut parleur passif collé contre le baffle, captant les vibrations de l'ampli comme un micro. Au jour d'hui, on ferait ça simplement en mettant en série un compresseur, un octaveur, un harmonizer, un overdrive et un noise-gate...Simple non? Si cette mine de renseignements peut rebuter le non-ingénieur du son, par contre la face cachée de l'iceberg Beatlessien est très bien révélée: génial Lennon, peu enclin aux choses de la technique, mais le premier à débarquer avec un synthé Moog épais comme trois armoires normandes... Mac Cartney, hyper maniaque, faisant enrager ses compagnons, mais prenant les solos dans Sergeant Pepper parce qu'Harrisson n'y arrive pas, ou montrant à Ringo Starr comment jouer une partie de batterie... Ringo Starr, clown à l'écran, mais dépressif à la ville, etc... Il nous parle aussi du rôle important de George Martin, le producteur, le "5ème Beatles", mais qui s'accaparait les géniales trouvailles sonores de geoff Emerick ( Geoffrey ne fut mentionné sur les pochettes qu'à partir des rééditions CD, quelle ingratitude!). Geoff approfondit aussi son histoire d'amitié avec Macca ( il enregistrera Band on the run au Nigéria dans des conditions difficiles , mais l'admiration et l'amitié feront le reste, un chef-d'oeuvre!). Bref, encore un bouquin génial édité par Le mot et le reste. Entonnons la Marseillaise introductive d' " All you need is love " pour les en remercier! PS: tout celà donne envie de brûler les studios 48 pistes numériques et de repartir comme en 62. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Excellent,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : En studio avec les Beatles : Les mémoires de leur ingénieur du son (Broché)
Après la sortie il y a quelques mois du coffret de l'intégrale des disques des Beatles je m'étais replongé avec délices dans ce nirvana musical, alors quand ce livre est apparu chez les libraires il m'est devenu indispensable, complément parfait d'une étude studieuse de l'œuvre enfin remasterisée.Geoff Emerick a débuté dans la carrière, de simple grouillot jusqu'à ingénieur du son aux studios EMI en même temps que les Beatles leur carrière que tout le monde connaît. Qui mieux que lui pouvait nous détailler la vie et le travail en studio des Quatre Fabuleux sachant qu'il a participé à la création des albums Revolver, Sgt. Peppers's Lonely Hearts Club Band, le White Album et Abbey Road ! Une plongée au coeur de la création musicale et des techniques d'enregistrement de l'époque. Ce qui est merveilleux quand on lit ce livre c'est de se remémorer qu'en ce temps là, le milieu des années 60, tout était à construire, l'époque était favorable à la révolution et elle eut bien lieu. Musicalement parlant, au moins. Nous savons tous que George Martin avait tenu une place importante dans la vie des Beatles, il était producteur c'est-à-dire qu'il tentait de canaliser la création des artistes, proposait des pistes, tâchait d'avoir une oreille objective pour conseiller la bande des quatre. Geoff Emerick, lui, met les mains dans le cambouis, c'est lui qui gère les magnétos, la console d'enregistrement, qui doit accéder aux désirs des musiciens et trouver une solution technique. Quand par exemple John Lennon veut que sa voix dans Tomorrow Never Knows « sonne comme le Dalaï Lama psalmodiant depuis le sommet d'une montagne magique » Geoff Emerick doit trouver une astuce, nous sommes en 1966, les enregistrements sont faits sur du matériel quatre pistes seulement, l'électronique et les logiciels informatiques n'existent pas, tout est bricolage et combines lorsque que l'on veut comme les Beatles inventer de nouveaux sons, pousser plus loin la création musicale. Geoff Emerick se régale, car mine de rien, si les musiciens créent de magnifiques mélodies, c'est lui qui permet qu'elles se concrétisent sur le vinyle, ne l'oublions pas. Les studios EMI sont gérés comme une administration rétrograde, avec des règlements lourdingues, il faut des autorisations signées en cinquante exemplaires pour déplacer un micro ! Geoff Emerick violera ces lois (et on se délecte à la lecture de tous ces interdits qui tombent les uns après les autres), car sa jeunesse le met en phase avec l'air du temps et la pensée artistique de Paul McCartney et John Lennon. Au-delà de l'aspect technique des enregistrements, nous en apprenons beaucoup aussi sur les caractères des principaux héros de la légende. John et Paul écrivaient rarement leurs chansons ensemble, sauf à leurs tout débuts peut-être. L'auteur principal de la chanson est toujours celui qui la chante à de rares exceptions. « Ringo avait un réel talent mais guère d'imagination » ; « George Martin a toujours voulu que les projecteurs brillent sur lui seul » ; George Harrison en prend pour son grade quand il peine bien souvent à sortir une partie de guitare, Lennon et Macca aussi n'échappent pas aux critiques, c'est aussi là un aspect intéressant de ce livre, l'auteur n'est pas un servile témoin de l'Histoire. D'ailleurs quand la fin approchera, l'arrivée de Yoko Ono, les dissensions en studio, il préfèrera quitter les Beatles en plein milieu des sessions du White Album. Le livre se poursuit aussi avec l'enregistrement de Band On The Run au Nigéria avec Paul et les Wings. Je voudrai citer tel ou tel passage, tant chaque page est réjouissante, mais il faudrait reproduire le livre in extenso. Tout le bouquin est un régal pour les amateurs de musique et les fans des Beatles en particulier, qui le liront avec un CD des Fab Four en bande son. Absolument indispensable évidemment. « Je ne sais pas exactement quand ils ont commencé à voir les choses en ces termes de « eux et nous ». Peut-être avec le protocole vestimentaire d'EMI, ou avec l'horripilante habitude de George Martin de se référer à nous non pas par nos noms, mais en disant « le personnel » quand il parlait aux Beatles. Ou peut-être était-ce un problème de communication : c'était un peu étrange, quand ils étaient dans le Studio Two, de les voir travailler en bas dans le studio alors que la régie était au sommet d'un escalier ; ces vingt marches donnaient l'impression qu'ils étaient très éloignés . Et pourtant ils s'isolaient plus encore, en installant des écrans et en transformant un coin de la pièce en espace privé. La plupart du temps nous ignorions totalement ce qui se passait là-bas ; on voyait la tête d'un Beatle émerger de l'écran, on sentait l'odeur de l'encens et on se disait : « Ils fument encore de la dope ». Je suis persuadé qu'ils n'ont jamais soupçonné que nous le savions, ce qui était parfaitement idiot : nous étions tous au courant de leurs rapports avec la drogue, même si George Martin était un peu candide à ce sujet. » Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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