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Encyclopédie capricieuse du tout et du rien Broché – 7 janvier 2009

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Descriptions du produit

Extrait

LISTE D'ÉLIEN, DE LI YI-CHAN ET DE SEI SHÔNAGON, MES DÉDICATAIRES

La liste est la forme d'écrit la plus naturelle à l'homme : enfant, il envoie une liste au Père Noël; adulte, il fait des listes de courses, de comptes, de maîtresses ou d'amants. Tout le monde dresse des listes. On peut les en juger banales. Ou bien la forme la plus rudimentaire de littérature. Et le rudiment, comme l'ont montré les peintres, il suffît de le raffiner. De Lascaux faisons Picasso.

Je ne parle pas des listes de statistiques. Dans un New Yorker d'avril 2008, je lisais que 4,2 millions de trajets d'ascenseur sont effectués chaque jour dans New York. Cela ne me dit pas grand-chose de plus que : à New York, on utilise beaucoup les ascenseurs. La statistique ne prouve rien. C'est pour cela que les romans existent. Les romans sont la révélation d'une tendance au moyen d'un cas unique. Les statisticiens en sanglotent (taux de salinité d'une larme : 1 %o). Comprendre ? Oh ! sans doute on ne comprend jamais rien. Seuls les fous croient avoir compris.

D'où les listes, ces effleurements orientés. Une liste intelligente est une catégorie. On peut reprendre les catégories des autres, pour se rassurer, mais le monde n'est pas si domestiqué. Il me semble plus intéressant de créer ses propres listes en fonction de sa sensibilité. C'est ainsi que les listes peuvent devenir une forme de littérature.

Une liste me paraît intéressante dans la mesure où elle est incomplète et ne donne pas de raisons. Le lecteur remplit et conclut lui-même, si besoin. Plus le temps passe, plus je m'éloigne du conclure. Conclure, c'est trancher. Et qui va repasser où est tombée une hache ? Dans le vague, dans un courant d'air, dans un tremblement de soleil, on peut capter une poussière rêveuse qui nous mènera où nous n'aurions jamais pensé aller. Une liste serait-elle une boîte à papillons vivants ?

Une autre qualité des listes est qu'elles sont pleines de trous (si l'on peut dire). Mieux, elles sont faites de trous. Chacun les comble. Le lecteur de listes est le plus écrivain de tous les lecteurs. La majorité de la littérature antique nous est parvenue trouée, et elle est passionnante pour cela aussi. Que le premier roman occidental, du r siècle de notre ère, le Satiricon, soit percé de trous et néanmoins très compréhensible (et l'un des premiers romans d'adulte que j'ai lu), m'a sans doute marqué au point de vouloir écrire un de mes romans comme s'il avait été retrouvé dans cent ans et incomplet. J'y pense, il comprend des listes : «C'était l'année où...» En quelques mots, j'essayais de définir l'esprit de différentes périodes. Il y avait aussi une liste dans mon premier livre de poèmes. Au fond, j'en ai toujours écrit, comme tout le monde. La liste serait-elle le livre de tout le monde ?

Revue de presse

Trois ans après le «Dictionnaire égoïste de la littérature française», il revient avec l'«Encyclopédie capricieuse du tout et du rien». La sensation de la nouvelle année : un livre délicieux, mordant et doux...
Autoportrait déguisé, regard sur l'époque aussi subjectif qu'universel, son «Encyclopédie» (...) est la fourrure spirituelle idéale pour se tenir chaud à l'âme jusqu'au printemps. Cet hiver, portez du Dantzig. (Christophe Ono-dit-Biot - Le Point du 1er janvier 2009)

On pouvait craindre la fausse bonne idée, le casse-gueule assuré. Mais c'est merveille de voir ce Tristram Shandy du xxie siècle, débordant de verve et d'opinions tranchées, sortir sans relâche de sa manche d'éblouissantes colombes, et des kilomètres de pense-bêtes artistement noués les uns aux autres...
Pipelette comme un Français, snob comme un anglomane, cosmopolite comme un jet-setter, Dantzig retrouve ici son génie de la pointe, son art de l'entrechat et du triple salto qui faisaient la saveur de son Dictionnaire égoïste de la littérature française, publié il y a trois ans...
Pas de faux style Louis XV, mais une désinvolture de bon aloi, des brusqueries charmantes, et même des confidences. Car c'est bien sûr son autobiographie en pointillé que nous livre Dantzig, sous la forme de ce questionnaire de Proust à rallonge...
C'est la bonne nouvelle de ce début d'année : Bernard Frank et Françoise Sagan ont eu un fils caché, et il se nomme Charles Dantzig. (François Dufay - L'Express du 8 janvier 2008)

Romancier, essayiste, éditeur, ce docteur en droit de 47 ans manie l'injustice avec jubilation. Il prend un malin plaisir à se mettre à dos la moitié de ses contemporains - à commencer par les critiques littéraires, ces incultes, ces moins que rien... Mais n'est-ce pas aussi une manière de séduire, les Français adorant la flagellation bien tournée ?...
Charles Dantzig nous propose plus de deux cents listes : les plus belles routes du monde, les aéroports charmants, les lieux de perdition, les petits pans de mur moches, une liste des Français, une liste des Anglais, une liste des cons, une liste des raisons d'ériger une statue à l'inventeur des piscines... Tantôt, c'est un simple inventaire, tantôt, des développements sur plusieurs pages...
Tout cela donne bel et bien une oeuvre littéraire. Au fil des pages, on s'insurge, on s'indigne, on sourit, on applaudit. (Robert Solé - Le Monde du 8 janvier 2009)

Voici la suite du remarqué «Dictionnaire égoïste de la littérature française» de Charles Dantzig, sauf que ce recueil de listes parle de tout, de tous et de rien. Plus qu'un exploit, un bonheur...
Ne soyons pas dupes, cependant. Ces listes ne sont pas là que pour briller. Elles forment un autoportrait. Un homme apparaît entre (ou sur) les lignes, secret, mais qui finit par en dire beaucoup sur lui...
Oui, pour la route : ce livre est comme une conversation, dans un avion ou un train, en première classe, avec un des hommes les plus cultivés et les plus piquants d'aujourd'hui. Notre Chamfort ? Mais c'est aussi ­Fargue, Cocteau, Larbaud, Morand. C'est Dantzig. On ne sent pas le temps passer. À la fin du voyage, on voudrait repartir dans l'autre sens, pour en entendre encore plus. (Dominique Noguez - Le Figaro du 8 janvier 2008)

C'est un savant feu d'artifice, nourri de développements érudits, coloré de formules qui pétillent. On s'y sent bien. De loin, le maître d'oeuvre peut paraître un styliste un peu clinquant, vaguement superficiel; de près, on se laisse porter pour, soudain, céder devant le sentiment d'une vérité lumineuse. Il est question de Proust, qui «écrit comme un insecte très précautionneux», et de «ce qui pourrait déplaire dans Fitzgerald : son genre Ralph Lauren»; mais aussi du génie d'Orson Welles, du «premier vouvoiement de la Rome antique dans une lettre de «Pline Second»», de la discographie de The Divine Comedy, et de «l'amertume» dont «s'arrosent» Cioran, Debord et George Steiner (ses seules vraies têtes de Turc). On est d'accord ou pas, qu'importe : lui-même se contredit parfois. (Grégoire Leménager - Le Nouvel Observateur du 15 janvier 2009)

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Détails sur le produit


En savoir plus sur l'auteur

Charles Dantzig est un écrivain français né à Tarbes le 7 octobre 1961
A seulement 28 ans, il fait paraître un essai sur Remy de Gourmont (Remy de Gourmont, Cher Vieux Daim !, Le Rocher, 1990), suivi de son premier recueil de poésies, Le chauffeur est toujours seul.
De mars 2006 à mars 2008, Charles Dantzig a signé l'épilogue de chaque dossier du Magazine Littéraire.
Son premier roman, Confitures de crimes (en référence à un vers de H.J.-M. Levet : Le soleil se couche en des confitures de crimes), paraît aux Belles Lettres en 1993.
En 2005, il publie son Dictionnaire égoïste de la littérature française. Il publie en janvier 2009 chez Grasset une nouvelle somme, son Encyclopédie capricieuse du tout et du rien.

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Meilleurs commentaires des clients

Format: Poche
Comment ne pas aimer ce livre ? Zemmour et Naulleau chez Ruquier ont eu le mauvais goût d'en dire du mal. Pourtant, quel livre ! C'est la vie même capturée dans toute sa richesse à travers des listes multiples et variées. Belle idée d'un romancier dilettante au style en saccade et vues originales. Stendhal, sors de ce corps ! Qui mieux que Dantzig après l'auteur du Rouge et du Noir égratigne avec autant de force notre gloriole nationale et nos défauts ? On peut reprocher beaucoup de choses à Dantzig : son appétence pour le snob anglais (qui est un peu passé de mode, même chez les Anglais), son cosmopolitisme, son côté sec (on ne sait s'il faut le croire quand il dit aimer car il doit aimer aussi sèchement qu'un anglais). Pour autant, quand il ose s'attaquer aux aphorismes manqués de Cioran, au pessimisme vieux garçon de Georges Steiner, aux absconseries de Guy Debord, on jubile car personne n'avait encore oser s'attaquer à ces gloires de l'époque (bien que Debord avait déjà subit une critique similaire par un dénommé Frédéric Schiffter). J'oublie quantités de choses dans ce livre qui est vraiment l'oeuvre d'un homme d'esprit. Vraiment, je ne comprendrais jamais que Zemmour et Naulleau n'aient pas vu là l'oeuvre d'un esprit original, digne descendant de Stendhal. Ces deux-là descendent dans mon estime de ce seul fait.
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Format: Poche
Le livre le plus poétique que j'aie lu depuis des années. Je suis littéralement amoureuse de ce livre qui a changé ma vie. Ah, la liste des nuages!…
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Format: Broché
J'ai rempli mon exemplaire de l'Encyclopédie capricieuse d'observations dans les marges. C'est un livre qui appelle la réflexion comme nul autre. L'Encyclopédie capricieuse devient le livre du lecteur après avoir été celui de l'auteur. Et depuis, je fais des listes, je fais des listes… Ça vaut toutes les thérapies!
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Par JC le 3 mars 2009
Format: Broché Achat vérifié
Ce livre de listes est évidemment bourré de tout un tas de belles réflexions, jolies choses, souvenirs sensibles ...Comme sait le faire un homme intelligent, qui voyage, qui note sur des petits bouts de papier ce qui va plaire et qui, critiquant la critique, joue au rebelle. J'ai essayé d'y croire, tout au long de ces 790 pages.
J'avais adoré son livre-dictionnaire sur la litterature. Adoré ...
Je suis déçu de celui-ci malgré sa facilité à être lu. Il y a pourtant quelques beaux passages, je le reconnais bien volontiers.
Malheureusement, je crains que cet ouvrage ne soit vite oublié : il y a tout là dedans et, finalement, ... rien !
1 commentaire 13 sur 15 ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
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Format: Poche
Huit cents pages de listes qui sont de la littérature, une forme géniale de littérature. Gaie, mélancolique, pensive, méthodique, imagée (ah, la description des enfants à la plage!), c'est un portrait de la Vie. Le mot d'"encyclopédie" est parfaitement justifié. L'encyclopédiste y a imaginé l'épigraphe à écrire sur sa tombe: "Un taxi m'attend." C'est ma phrase préférée d'un livre qui pétille de style.
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Format: Broché
Qui aurait cru qu'un livre fait de 800 pages de listes auraient pu ne jamais être ennuyeux? Tout au contraire, passionnant, brillant, intelligent, tendre, partial, rôle. Evidemment ça déplaît aux grincheux et aux pédants, et je dois dire que c'est un plaisir supplémentaire.
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