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5.0 étoiles sur 5
California Dreamin', 24 mai 2004
Sur la pochette , un magasin de disques américain comme il y'en a beaucoup en Californie : la passionné peut même s'ingénier à y reconnaître certains disques : Ron Carter, Elvis Costello, des machins jazz-rock, Jorge Dalto (pianiste de jazz argentin) et même un quarante-cinq tours des infréquentables Death In June, groupe cold-wave aux ambiguïtés glaçantes .
A l'intérieur, le jeu se complexifie avec une impressionnante suite de samples de toutes origines : pas seulement l'inévitable James Brown, trop samplé par tous les rappeurs de la planète, mais encore Tangerine Dream, une référence presque honteuse pour tout amateur de hip-hop ! Une note de pochette indique que ce disque est un hommage à une culture alors en pleine disparition : la « vinyl culture » , et le son de ce disque, mal rendu d'ailleurs sous les feux du laser, est à lui seul la recréation chaude et ronde du bon vieux son vinylique (à la même époque, Portishead et bon nombre de formations affiliées au « Trip-Hop » s'attachaient à recréer les pleins et les déliés de l'analogique).
Cet album est également indissociable de l'émergence du label Mo'Wax, monté au début de la décennie 90 par l'ami James Lavelle : les maxis « In Flux » et « What Does Your Soul Look Like » avaient déjà préparé le terrain trois avant la sortie de « Endtroducing », si bien que l'album fut très attendu à sa sortie, ce qui n'est jamais trop bon pour un disque (exemple : le deuxième Stone Roses, attendu comme le messie, déçut fatalement) :mais rien ne préparait malgré tout à une telle claque ! Sommet de virtuosité, de versatilité, de sensibilité pure, ce disque devint instantanément le classique de toute une génération : mêlant subtilement breakbeats hip-hop et boucles mélodiques (downtempo) de violoncelle, comme dans le sublime « Stem / Long Stem », dérivant souvent de la hype vers une mélancolie douce, comme dans le superbe « Midnight in a Perfect World » (un morceau qui m'apparaît désormais comme la bande-son de cette époque) , l'album est tout entier un collage de sons de toutes origines, défiant toute classification (Trip-Hop ? Ambient ? Electronica ? ... Abstract-Hip-Hop ?), admirable de virtuosité, fascinant de par la variété de ses textures sonores, profondément novateur et néanmoins inégalé à ce jour.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un DJ précurseur, 27 janvier 2003
Revendiquant un héritage hip-hop, DJ Shadow déconstruit et détourne les codes généralement apposés à cette étiquette. Ses breaks-beats bien posées tissent des liens étroits avec les musiques électroniques dont le trip-hop n'est qu'une figure. Célébré pour son art du sample et un art de la composition empreint de ruptures, le célèbre producteur californien joue toujours son rôle de précurseur, en scratchant sereinement sillons vinyles et rythmes synthétiques au sein de différents labels et formations. Son récent hommage à David Axelroad célèbre producteur des années soixantes, dont Gainsbourg lui-même s'inspira, augure de fructeuses collaborations pour ses albums à venir.
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5.0 étoiles sur 5
De la bb-bombe, 19 mars 2012
Je viens de découvrir ce Endtroducing est il est très bon, un poil meilleur que The Private Press mais pas mieux que Funky Skunk que j'avais noté durement, il mérite aussi les 5 étoiles :
http://www.amazon.fr/Funky-Skunk-DJ-Shadow/dp/B000BRONYQ/ref=sr_1_69?ie=UTF8&qid=1332114272&sr=8-69
DJ Shadow fait son maximum sans en faire trop, ça reste de la musique avec du style, la classe quoi !
Moi qui ne suis pas un fan de hip-hop ou autre musique du genre j'en redemande.
Merci Shadow de nous faire aimer ta musique.
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