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Descriptions du produit

Extrait

Résistances contemporaines

Gilles VANDERPOOTEN. - L'un des messages que vous adressez à la jeunesse, c'est résister, comme vous l'avez fait vous-même. Vous dites : «Il suffit qu'il y ait une minorité solide, active, de jeunes qui considèrent que l'engagement signifie quelque chose, et à ce moment-là nous aurons une France résistante.» Comment transposer la Résistance aujourd'hui ? Et dans quelles luttes faut-il précisément s'engager ?

Stéphane HESSEL. - La Résistance a été un moment historique très particulier, qui n'a aucune raison de se reproduire sous cette forme : un pays occupé, des gens qui doivent résister à une situation qui leur est insupportable.
Mais nous sommes aujourd'hui face à des situations insupportables et contre lesquelles nous devrions avoir le même type de réaction. A l'époque de la Résistance, nous étions indignés par l'occupation nazie, Auschwitz, le nazisme, l'antisémitisme... Et nous espérions faire vivre les valeurs du Programme du Conseil national de la Résistance dès que la France serait libérée.

G. V. - Le programme du Conseil national de la Résistance appelait à des mesures très concrètes, comme «le retour à la nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d'énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d'assurances et des grandes banques». Pensez-vous que ces mesures sont toujours d'actualité ?

S. H. - Bien entendu, les choses ont changé en soixante-cinq ans. Les défis ne sont pas les mêmes que ceux que nous avons connus à l'époque de la Résistance. Le programme que nous proposions à l'époque ne peut donc plus s'appliquer intégralement aujourd'hui, et il ne faut pas faire de suivisme aveugle. Par contre, les valeurs que nous affirmions sont constantes, et il faut s'y attacher. Ce sont les valeurs de la République et de la démocratie. Je pense que l'on peut juger les gouvernements successifs à l'aune de ces valeurs.
Il y avait dans le programme du Conseil national de la Résistance l'affirmation d'une vision, et cette vision est toujours valable aujourd'hui. Refuser le diktat du profit et de l'argent, s'indigner contre la coexistence d'une extrême pauvreté et d'une richesse arrogante, refuser les féodalités économiques, réaffirmer le besoin d'une presse vraiment indépendante, assurer la sécurité sociale sous toutes ses formes... nombre de ces valeurs et acquis que nous défendions hier sont aujourd'hui en difficulté ou même en danger.
Beaucoup des mesures qui ont été récemment adoptées choquent mes camarades résistants - et nous choquent - car elles vont à l'encontre de ces valeurs fondamentales. Je pense qu'il faut s'en indigner, notamment chez les jeunes. Et résister !
Résister, c'est considérer qu'il y a des choses scandaleuses autour de nous et qui doivent être combattues avec vigueur. C'est refuser de se laisser aller à une situation qu'on pourrait accepter comme malheureusement définitive.

Biographie de l'auteur

Stéphane Hessel naît en 1917, en même temps que débute la Révolution russe. Mais plutôt que la rébellion, il préférera la voie de la diplomatie et des organisations internationales.
Grand Résistant puis diplomate, convaincu par la nécessité de s unir pour prévenir de nouvelles catastrophes et croyant à la nécessité d'une organisation internationale du monde, il contribue à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l homme de 1948. « Ce sera peut-être la période la plus ambitieuse de ma vie, avec le sentiment prenant de travailler non pour l'éternité mais pour l'avenir » nous livre-t-il.
Il est ici interrogé par Gilles Vanderpooten, diplômé d une grande école qui s attache à promouvoir des solutions aux enjeux écologiques, économiques et sociétaux qui engagent notre responsabilité collective. Il crée en 2005 le Festival Eidos du film de l'environnement (volet grand public des 4e Assises nationales du développement durable. Il interpelle les décideurs économiques et politiques avec l'Appel pour une France durable (2009) auquel se joignent Isabelle Autissier, Alain Bougrain-Dubourg, Dominique Bourg, Jean Jouzel, Amélie Nothomb, Jéromine Pasteur ou encore Nicolas Vanier. Il vient de publier Tour de France du développement durable aux Editions Alternatives, en septembre 2010.
Retrouvez-le sur www.vivelavenir.org


Détails sur le produit

  • Broché: 112 pages
  • Editeur : Editions de l'Aube (10 mars 2011)
  • Collection : Monde en cours
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 281590229X
  • ISBN-13: 978-2815902298
  • Dimensions du produit: 12,6 x 1,7 x 19,1 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (17 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 136.723 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
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En savoir plus sur l'auteur

Stéphane Hessel est né à Berlin, en 1917, d'un père juif écrivain, traducteur, Franz Hessel, et d'une mère peintre, mélomane, Helen Grund, écrivaine elle-même.
Ses parents s'établissent à Paris en 1924, avec leurs deux enfants, Ulrich, l'aîné, et Stéphane. Grâce au milieu familial, tous deux fréquentent l'avant-garde parisienne, dont le dadaïste Marcel Duchamp et le sculpteur américain Alexandre Calder. Stéphane entre à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm en 1939, mais la guerre interrompt ses études. Naturalisé français depuis 1937, il est mobilisé et connaît la drôle de guerre, voit le maréchal Pétain brader la souveraineté française. En mars 1941, il rejoint la France libre du général de Gaulle, à Londres. Il travaille au Bureau de contre-espionnage, de renseignement et d'action (BCRA). Par une nuit de fin mars 1944, il est débarqué clandestinement en France sous le nom de code « Greco » avec pour mission d'entrer en contact avec les différents réseaux parisiens, de trouver de nouveaux lieux d'émission radio pour faire passer à Londres les renseignements recueillis, en vue du débarquement allié.

Le 10 juillet 1944, il est arrêté à Paris par la Gestapo sur dénonciation : « On ne poursuit pas quelqu'un qui a parlé sous la torture », écrira-t-il dans un livre de mémoires, Danse avec le siècle, en 1997. Après des interrogatoires sous la torture - l'épreuve de la baignoire notamment, mais il déstabilise ses tortionnaires en leur parlant allemand, sa langue natale - il est envoyé au camp de Buchenwald, en Allemagne, le 8 août 1944, donc à quelques jours de la libération de Paris.
A la veille d'être pendu, il parvient in extremis à échanger son identité contre celle d'un Français décédé du typhus dans le camp. Sous son nouveau nom, Michel Boitel, fraiseur de métier, il est transféré au camp de Rottleberode à proximité de l'usine de train d'atterrissage des bombardiers allemands, les Junker 52, mais heureusement - sa chance éternelle -, il est versé au service comptabilité. Il s'évade. Repris, il est déplacé au camp de Dora où sont fabriquées les V-1 et V-2, ces fusées avec lesquelles les nazis espèrent encore gagner la guerre. Affecté à la compagnie disciplinaire, il s'évade à nouveau et cette fois pour de bon ; les troupes alliées se rapprochent de Dora. Enfin, il retrouve Paris, sa femme Vitia - la mère de ses trois enfants, deux garçons et une fille.

« Cette vie restituée, il fallait l'engager », écrit l'ancien de la France libre, dans ses mémoires. En 1946, après avoir réussi le concours d'entrée au ministère des Affaires étrangères, Stéphane Hessel devient diplomate.
Son premier poste est aux Nations unies où, cette année-là, Henri Laugier, secrétaire général adjoint des Nations unies et secrétaire de la Commission des droits de l'homme, lui propose d'être son secrétaire de cabinet. C'est à ce titre que Stéphane Hessel rejoint la commission chargée d'élaborer ce qui sera la Déclaration universelle des Droits de l'homme. On considère que sur ses douze membres, six ont joué un rôle plus essentiel : Eleanor Roosevelt, la veuve du Président Roosevelt décédé en 1945, féministe engagée, elle préside la commission ; le docteur Chang (Chine de Tchang Kaï-chek et non de Mao) : vice-président de la commission, il affirma que la Déclaration ne devait pas être le reflet des seules idées occidentales ; Charles Habib Malik (Liban), rapporteur de la commission, souvent présenté comme la « force motrice », avec Eleanor Roosevelt ; René Cassin (France), juriste et diplomate, président de la commission consultative des Droits de l'homme auprès du Quai d'Orsay ; on lui doit la rédaction de plusieurs articles et d'avoir su composer avec les craintes de certains États, y compris la France, de voir leur souveraineté coloniale menacée par cette déclaration - il avait une conception exigeante et interventionniste des Droits de l'homme ; John Peters Humphrey (Canada), avocat et diplomate, proche collaborateur de Laugier, il écrivit la première ébauche, un document de 400 pages ; enfin Stéphane Hessel (France), diplomate, chef de cabinet du même Laugier, le plus jeune. On voit combien l'esprit de la France libre souffla sur cette commission. La Déclaration est adoptée le 10 décembre 1948 par les Nations unies au palais de Chaillot, à Paris. Avec l'afflux de nouveaux fonctionnaires, dont beaucoup convoitent un poste bien rémunéré, « isolant les marginaux en quête d'idéal » selon le propre commentaire d'Hessel dans ses mémoires,il quitte les Nations unies. Il est affecté par le ministère des Affaires Étrangères à la représentation de la France au sein d'institutions internationales, l'occasion de retrouver temporairement, à ce titre, New York et les Nations unies. Pendant la guerre d'Algérie, il milite en faveur de l'indépendance algérienne. En 1977, avec la complicité du secrétaire général de l'Élysée, Claude Brossolette, le fils de Pierre, chef autrefois du BCRA, il se voit proposer par le président Valéry Giscard d'Estaing le poste d'ambassadeur auprès des Nations unies, à Genève. Il ne cache pas que, de tous les hommes d'État français, celui dont il s'est senti le plus proche est Pierre Mendès France, connu à Londres à l'époque de la France libre et retrouvé aux Nations unies en 1946 à New York, où ce dernier représente la France au sein du Conseil économique et social.
Il va devoir sa consécration comme diplomate à « cette modification dans le gouvernement de la France, écrit-il encore, que constitue l'arrivée de François Mitterrand à l'Élysée », en 1981. « Elle a fait d'un diplomate assez étroitement spécialisé dans la coopération multilatérale, arrivé à deux ans de sa retraite, un ambassadeur de France. » Il adhère au parti socialiste. « Je me demande pourquoi ? Première réponse : le choc de l'année 1995.
Je n'imaginais pas les Français assez imprudents pour porter Jacques Chirac à la présidence. » Disposant désormais d'un passeport diplomatique, il se rend avec sa nouvelle femme en 2008 et 2009 dans la bande de Gaza et à son retour témoigne sur la douloureuse existence des Gazaouis. « Je me suis toujours situé du côté des dissidents, déclare-t-il à la même époque. »

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Commentaires en ligne

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Commentaires client les plus utiles

2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par Michel MG le 9 juillet 2012
Format: Broché Achat vérifié
Voici quelqu'un qui a su tirer les leçons de ce qu'il a vécu. Au lieu de le rendre pessimiste et réaliste, sa vie le lance dans les étoiles de l'utopie.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par md.mpl le 2 avril 2013
Format: Broché Achat vérifié
"engagez -vous"
c'est un livre plein de vérités qui seraient bonnes de voir mieux appliquées dans ce monde.
nos enfants devraient le lire et le faire entrer dans leurs vies.
s'indigner sans s'engager est inutile
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Format: Format Kindle Achat vérifié
Je ne suis pas un gros lecteur, mais tout l'engouement médiatique autour de ce livre m'a poussé à le lire. Je pense que l'idée est intéressante, la "passion" de Stéphane Hessel est très percéptible... mais il n'y a rien de concret. Le discours est certes engagé, mais on ne voit pas comment cela peut se traduire dans la vie réelle.

Bref, ce livre est facile à lire, intéressant et je le recommande aux autres bien que je n'ai pas été convaincu de son utilité.
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13 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile  Par MKL le 5 septembre 2011
Format: Broché
La situation actuelle de l'humanité n'est en rien normale, elle n'est due qu'à des choix politiques effectués il y a 30 ans.
S. Hessel invite à s'engager d'une manière ou d'une autre pour tenter de changer le cours de l'histoire avant que ses pires épisodes ne se reproduisent.

Je voudrais signaler au passage qu'il a récemment préfacé un autre ouvrage :

"Pour éviter le KRACH ULTIME" de Pierre Larrouturou

(un des rares économistes français à avoir annoncé la crise actuelle depuis 2002, et à avoir donné des solutions crédibles pour l'éviter)
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Par Delgado le 25 avril 2013
Format: Broché Achat vérifié
Très bon livre avec des préceptes que nous devrions suivre dans ses plus grandes lignes car l'engagement est une affaire personnelle !
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Par Colette Fizanne le 17 janvier 2014
Format: Broché Achat vérifié
Que dire de plus sur ce livre et ce grand homme ? Il nous a quitté mais avec un témoignage et une direction salvatrice en présent...
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1 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par Keller le 16 juin 2012
Format: Broché Achat vérifié
Décevant reste le meilleur commentaire que je puisse faire sur ce livre.
Humaniste et écologiste, certes ce sont des valeurs que nous devrions tous défendre, mais ce livre n'a pas d'intérêt mis à part ces valeurs. Selon le titre choisi, il est censé donner de la fougue à la pensée et à l'envie à nous qui nous étions laisser sombrer dans notre routine et notre indifférence. Ce texte ne fait que dire des banalités connues de tous, tout au plus, parfois poussant le socialisme à un certain extrêmisme.
Cela reste sans intérêt, car il n'amène aucune voie pour se battre avec les armes d'aujourd'hui dans un monde complexe et plein de controverses.
Le seul point où personnellement je rejoins son opinion est sur le néoféodalisme imposé par les multinationales, leurs dirigeants et leurs actionnaires.
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3 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile  Par Alberto le 14 décembre 2011
Format: Broché
Mr Hessel est certainement un "vieux gentleman" le vrai type de l'ambassadeur comme on se l'imagine : au Salon du Livre 2011 faisait le base-main aux dames! Son idéalisme militante (pas tellement "de gauche"...) assez naif, lui a servi et lui sert, pour survivre à l'horrible épreuve du camp d'extermination. Comme Jorge Seprun :écrire pour survivre, ou comme Primo Levi: écrire pour survivre lui aussi, mais à la fin il n'a pas réussi il s'est suicidé.
De Stéphane Hessel lisez plutôt "Danse avec le siècle" son autobiographie, bien plus intéressante... Au moins bien sûr que vous ne faites partie de la masse de "bobo verts" qui ne lisent que peu et vite car trop occupés à planifier vos vacances aux Seychélles...
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