Bric à brac rafistolé. C'est l'auteur qui qualifie lui-même ainsi un de ces précédents livres. Mais cela s'applique à celui-ci également de mon point de vue. Dans un premier temps, il faut "supporter" les premières pages, une espèce de nouvelle sans queue ni tête, comme un mauvais rêve incohérent et malsain (on ne dira jamais assez combien les récits de rêves sont ennuyeux). Puis on suit comme on peut les méandres de la pensée de l'auteur, qui tourne qui vire, qui va et revient, sans logique ni chronologie. "Plutôt tordu le mec" (je cite), c'est exactement ça, une pensée qui joue au flipper. Du talent d'écriture certainement, mais trop dépressif à mon goût.