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5.0 étoiles sur 5
Le plus beau métier du monde..., 12 décembre 2009
... et le plus difficile aussi.
Même si je savais à peu près ce qui m'attendait avec ce film, j'ai pris un vraie claque !
Personnellement j'étais en 4ème en 1980/81, qui plus est en province et dans un collège `normal'...
Ici, le collège Françoise DOLTO est dit `sensible' et faire son métier pour un enseignant relève du combat quotidien où persévérance et maîtrise de soi sont des qualités indispensables.
`Entre les murs' (ce titre me fait plus penser à une prison qu'à l'école de la république...) est criant de vérité et d'humanité; la mise en scène nous place au centre des débats entre François, le professeur de français, et ses élèves, et nous sommes l'espace de 2h00 les témoins privilégiés de ce qui se passe dans une classe de 4ème d'un collège du XXème arrondissement de Paris en 2008.
Je crois que cette mise en situation (basée sur de la semi-improvisation) de vrais élèves et d'un ancien prof est inédite, et le film peut faire office de document sociologique.
Voir `Entre les murs' est une expérience inoubliable.
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13 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
ENNUI TOTAL, 21 décembre 2009
Professeurs fatigués de vos cours, ne regardez pas ce film, il vous rappellera les mauvais moments sans vous apporter des plages de repos ni d'espérance... !
Et d'abord, on n'a jamais vu un collège "sensible" où les élèves portent des vêtements aussi propres et se tiennent aussi sages en classe, malgré quelques crises d'agitation de temps à autre. Le professeur, quant à lui, ne sait plus s'il doit punir ou protéger : que fait-il là, on se le demande. Il se dandine tout le long du film, comme un mannequin lors d'un défilé de mode. Les élèves, eux, ont bien entendu des difficultés diverses et ne semblent pas convaincus par les richesses de la langue française. Bien entendu, nous sommes en banlieue, comme si la banlieue excusait tout et mettait tout élève au ban de la société !
Le personnel enseignant est à peu près crédible, celui qui m'a le plus convaincue est le Principal du Collège, bien reconnaissable à ses tournures de phrases, son accent, et ses initiatives. Les petits problèmes ridicules sont aussi abordés avec la machine à café qui coûte cher - c'est cela, l'Education Nationale.
On ne croit pas à ce film d'un bout à l'autre : dans la réalité, la violence des élèves et leur impertinence est bien plus élevée que celle qui est proposée dans ce film. A-t-on voulu montrer une classe édulcorée, avec ses bons (ou médiocres) petits élèves tout gentils et bien mignons ? Sans aucun doute, l'archangélisme triomphe, et surtout en ces temps où l'on veut que tout le monde soit beau, intelligent et gentil.
Aucun coup de théâtre, aucune émotion, aucune surprise. Le professeur se croit l'élément central, et le niveau est plutôt bas, comme de bien entendu. On s'ennuie d'un bout à l'autre, on espère, il n'arrive rien. Rien.
Les différentes péripéties : projet de renvoi d'une famille (dont on ne connait pas l'issue, d'ailleurs), exclusion d'un élève qui a blessé une jeune fille, mais qui passe pour un Saint, bien entendu, dans la bouche de sa mère, enfin, ô comble ! découverte, par une Esméralda qui n'a rien de l'héroïne de Victor Hugo, de la République de Platon, qui apparaît comme une apothéose ! L'élève a lu le livre de sa soeur et on dirait que cette initiative sauve le film tout entier ! Le fond est atteint, on a attendu pour rien qu'il se passe quelque chose d'intelligent, et il ne s'est rien passé : pire, dans les classes ordinaires, de la vie réelle, il se passe autre chose.
Un film récompensé parce que c'est la mode, désormais, de récompenser les films archangéliques, comme pour dire : "vous voyez, en France, dans les Collèges, ça va très bien. Les vilains sont punis et les paresseux nous étonnent, car ils lisent Platon ! Prenez-en de la graine, hein ! "
N'importe quoi, décidément !!! Honte au Festival de Cannes ! Honte ! Et je passe sous silence le livre, encore plus nul que le film !
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21 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une adaptation aussi excellente que le livre dont elle est issue, 26 février 2009
Il y avait de quoi faire le film le plus chiant de tous les temps: suivre une classe de français du XX° arrondissement pendant un an... Oui, mais... basé sur un excellent livre (
Entre les murs) de Bégaudeau et filmé par le génie du film
Ressources humaines, Laurent Cantet, le film prend une ampleur insoupçonnée.
Aucune complaisance, aucun cliché, les élèves ne sont ni des pures racailles ni tout gentils, ils sont humains. On a tout autant envie de leur foutre des baffes que de les aider, d'autant que sous leurs aspects rudes, certains cachent bien leur jeu.
Quant au prof, interprété par Bégaudeau himself, on l'aime bien, il a des idées super démocratiques et idéalistes. Et plutôt que de montrer que l'idéalisme fonctionne, on montre ses limites, et le méchant prof qui agit à l'ancienne n'a finalement peut-être pas tort sur certains points. Libre à chacun de se faire son opinion, le film n'impose aucun dogme, c'est au spectateur de prendre parti (ou de se rendre compte que ce n'est pas possible de prendre parti).
Au sein des acteurs, mention spéciale à la gamine qui intervient dans la dernière scène du film et qui m'a ému comme rarement je l'ai été devant un film.
Je crois que je n'avais pas vu un film aussi humain depuis... je crois que je n'avais jamais vu un film aussi humain. Profondément, viscéralement humain.
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