On connaît Iain M. Banks pour son excellent Cycle de la Culture, mais il est dommage qu’ENtreFER ne soit pas aussi apprécié, car il s’agit vraiment d’un beau texte, mêlant subtilement onirisme, psychanalyse et heroïc-fantasy ; évoquant à la fois la mélancolie des paysages d’Écosse et du Temps qui passe et ne peut être défait. Il semble même qu’on y trouve de nombreux éléments autobiographiques permettant de sonder la pensée de ce prometteur écrivain écossais. On notera que le titre original «the Bridge» («le Pont») était plus évocateur : il symbolise cette frontière entre vie et mort que le narrateur ne se résout à traverser ni dans un sens, ni dans l’autre.