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5.0 étoiles sur 5
Un pur chef-d'oeuvre, 2 septembre 2000
Eraserhead est le premier film de David Lynch, et pour moi sa plus grande réussite. Plus qu'un film, c'est une expérience qui ne laisse pas indifférente, que l' on adore ou que l' on déteste. C'est un film qui peut paraître totalement incohérent, bizarre et dégoutant, mais qui a un sens que seul celui qui sera capable de pénétrer un univers étrange découvrira. Une oeuvre intelligente sous des airs de fims d'épouvante. Un premier film qui se rit de son petit budget ( mois de 10'000 dollars), un diamant brut qui ne demande qu'à être taillé par un public reconnaissant. Tout simplement magistral.
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17 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Bienvenue à Lynchland., 28 août 2005
Considéré comme un film expérimental-Lynch était encore étudiant en cinéma -Eraserhead n'en est pas moins une oeuvre testament puisque annonciatrice des futurs Blue Velvet et autres Twin Peaks.Tourné en noir et blanc avec trés peu de moyens,Eraserhead est un cauchemar éveillé où un couple se débat seul avec leur nouveau né qui ressemble plus à un cabri écorché vif qu'a un enfant.L'homme se retrouve trés vite avec cet...enfant et se réfugie dans la rêverie pour fuir son quotidien.
Script minimaliste,dialogue minimaliste,mais un noir et blanc qui apporte un malaise indéniable à ce film.Malaise renforcé par la coupe de cheveu du personnage principal incarné par Jack Nance.On retrouve dans ce film des éléments lynchiens comme des rideaux rouges ou bien encore la fameuse moquette zébrée de blanc et de rouge qu'on retrouvera dans la série des Twin Peaks. Le dénouement final particulièrement atroce et qui a fait date depuis ne fait que renforcer ce sentiment de cauchemar éveillé.
A voir.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
David Lynch, 9 juin 2010
Henry traverse à pieds une zone industrielle sinistre au beau milieu de laquelle se situe l' appartement dans lequel il vit.Avant d' y parvenir, il doit traverser une multitude de passages étroits, sombres , humides et enfumés dont il est difficile d' imaginer que l' homme puisse y exister.Il semble que le chômage y ai fait des ravages puisqu' on n' y croise pas âme qui vive.Réfugié à l' abris de l' immeuble l' hébergeant, il reçoit par l' entremise d' une bien étrange voisine, une invitation à dîner des parents de son ex petite amie Marie.
Il s' y rends alors et retrouve cette dernière ainsi que le couple de parents dont une mère au caractère visiblement bien trempé.Autoritaire, froide et intolérante, elle semble avoir un détail à régler avec henry.Le père lui, au chômage et au comportement totalement opposé à celui de sa femme, est un homme visiblement perturbé par l' opération qui l' a handicapé et poussé à se retrouver sans travail ressassant sans cesse qu' il a retrouvé ses capacités physiques pour, et cela c' est au spectateur de l' imaginer, reprendre le travail.Il justifie notamment par là son incapacité à couper la viande lorsque la petite famille est réunie à table et demande alors à Henry de s' en occuper.Ce dernier va alors assister à une bien curieuse scène qui parait ne toucher que lui lors de laquelle le poulet tout juste sortit du four va prendre vie.
Avant même que le dîner soit consommé, la mère de Mary invite Henry à l' écart pour lui annoncer que sa fille vient d' avoir un bébé, prématuré, mais aussi qu' il en est le père.Il accepte alors l' exigence de la mère de son ex fiancée qui lui demande de l' épouser, ce qu' il s' empressera de faire bien évidemment.
Mary et lui vont désormais vivre ensemble dans le petit appartement d'Henry accompagnés de leur bébé qui plus qu' à l' apparence d' un être prématuré ressemble à une monstrueuse petite créature passant le plus clair de son temps à pleurer.Mary n' y tenant plus, décide de quitter le "cocon" familial et alors Henry, seul face à lui même et à leur enfant difforme va s' enfoncer dans un monde de fantasmes, un univers qui le fera échapper à la dure réalité de son existence...
Premier long métrage de David Lynch, "Eraserhead" inaugure une filmographie longue d' une dizaine de productions "fantastiques" où se côtoient des êtres en marge de la société vivant des situations plus rocambolesques les unes que les autres.Filmé sur une période de cinq années, le film est une vision cauchemardesque sur la solitude d' un être auquel rien ne réussi.Abandonné par sa femme qui ne supporte plus la présence de leur enfant il va tenir le rôle de père mais aussi celui de la mère, s' enfonçant toujours plus loin dans l' horreur d' une situation à laquelle il n' était pas préparé.
Comme très souvent chez Lynch, on a l' impression de se perdre dans un univers qui nous échappe pour arriver au bout du compte à cerner l' intrigue qui alors se révèle limpide.C' est pourtant toujours à ce moment très précis qu' il retourne la situation à son avantage en changeant la donne et en prenant une direction qui finit de nous achever et de nous retourner l' estomac.
Un film à part mais essentiel, unique et culte, à ranger aux cotés d' autres monuments cinématographiques tels que "Tetsuo" de Shinya Tsukamoto, "Lune Froide" de Patrick Bouchitey ou encore "kitchen Sink" de Alison MacLean.
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