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Esquisse d'un pendu [Relié]

Michel Jullien
5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (5 commentaires client)
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Description de l'ouvrage

3 janvier 2013 LITT FRANCAISE
Rompant avec une tradition qui décrit l'atmosphère monacale des ateliers de copistes du Moyen Âge, ce roman met en scène un scribe très laïque, Raoulet d'Orléans - personnage réel, il fut l'un des copistes attitrés de Charles V -, bon vivant, hâbleur, peu chatouilleux sur les mystères de la religion. Animant un atelier familial au coeur de Paris, actuelle rue Boutebrie, il a pourtant copié des bibles à tour de bras mais, incapable d'établir le silence et de se concentrer très longtemps sur ses rectangles de parchemin, il a pour habitude de fréquenter les tripots des barrières, ceux de Montfaucon notamment, le grand gibet de Paris.

Au-delà de l'intrigue qui se noue autour d'un mystérieux faussaire venu s'immiscer dans les commandes royales de Raoulet, ce roman en forme de parabole médiévale restitue l'ombre de l'imprimerie qui plane sur le siècle et suggère une méditation sur l'avènement contemporain du numérique.

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Descriptions du produit

Extrait

La Machine n'est qu'ossature, rien mieux qu'un emboîtage architectural éviscéré, cubique, sans complexité de construction. C'est une pile creuse faite de niveaux amoncelés sur un empierrement mastoc, à répétition d'étages, une cage vide, libre au vent, des parois criblées de fenêtres sans vitres et protection. Sa fonction fut d'exposer, de magasiner, de remiser à la vue dans une série de casiers verticaux des rufians, des ribauds, des malandrins et malfrats trépassés, de les montrer pendus, à tous, au plus grand nombre - dans l'avant-goût des grands cinémas -, non pas d'exécuter. Érigée pour cela, réparée quand il le fallait, rafistolée au plus bas des finances, remise à neuf quand les caisses de France le permettaient, dressée pour sa fonction sur une éminence, un tertre gypseux, cinq siècles durant, du douzième au dix-septième, la Machine servit les grandes démonstrations morbides. Et pendant cinq siècles, quand chacun l'eut sous l'oeil, en attraction, aux barrières de Paris, il semble qu'une lassitude spectaculaire ait fini par la banaliser au point que très peu de témoins la signalent dans la durée, comme si, au bout du compte, a contrario de sa démonstration pédagogique, chacun l'ayant connue, personne ne l'ait vue et retenue. Peu représentée, sinon deux fois par Jean Fouquet dans des versions distinctes, dite par Villon. Peu peinte et peu citée dans la période. Il fallut que cette folie de pierrasses fût désaffectée, qu'elle finisse par s'abattre toute seule, se désagrège, qu'elle disparaisse tout à fait de sa piètre motte pour que les romantiques s'en entichent bien après, lui reconnaissent un charme, que renaisse la légende, les annales, la fantasmagorie de Montfaucon.
S'appuyant sur les «Comptes et ordinaires de la prévôté de Paris» d'Henri Sauvai, un jeune historien de la monarchie de Juillet, Arthur Nouail de Lavillegille, en fournit la plus juste description dans une brochure inaperçue, saluée des érudits, résumée à parution, en 1836, par un chroniqueur d'alors, monsieur Saint, dans le Journal de l'Institut historique, cinq ans après que Victor Hugo eut composé le «Mariage de Quasimodo», l'épilogue de son roman parisien. Pour d'autres visées - compilation de génie civil -, l'opuscule servit encore Viollet-le-Duc, duquel il puisa l'essentiel de la trame afin de mettre au point, à la lettre F, entre «Four» et «Frise» de son Dictionnaire de l'architecture, l'entrée «Fourches patibulaires». Le livret primitif d'Arthur de Lavillegille sera honnêtement pillé par un certain Firmin Maillard en 1863, huit ans avant la Commune, lequel en tira une plaquette consacrée à la Machine, espèce de Who's Who des vieux pendus de Montfaucon.
Fourche, de furca - poteau, amarrage, étançon, etc. Patibulum désigne la transversale de la croix où supplicier. Par suite, par amalgame, glissement, la mine des suspendus, bel et bien trépassés, s'arrogea à elle seule le nom du tronçon mis en support dans l'équation des pendaisons puis, de là, le sinistre minois des pendus affichés, après nouvelle dérive de langue, servit à désigner le louche chez de certains mauvais visages, vivants, rencontrés, frôlés à portée d'épaule, prêts à un mauvais coup. Les deux mots accolés, fourche, patibulaire, ne sont rien de plus que le raccordement de trois traverses, deux verticales, une horizontale, une construction primaire et simplissime.

Revue de presse

Raoulet l'écrivain - littéralement : celui qui écrit - ne pouvait trouver auteur mieux fondé à chanter sa geste de gratte-papier scrupuleux et cependant bon vivant, volontiers ripailleur et farceur, que Michel Jullien, dont le style tout pareillement est à la fois minutieux et haut en couleur. Un lexique d'enlumineur médiéval d'une grande richesse, mais qui ne paraît jamais clinquant, réellement tenu par la phrase, laquelle s'autorise aussi quelques anachronismes : Ikea, OPA, sudoku, juke-box, santiags, jet-set, bleu Klein, Rubik's Cube... Rien de gratuit là non plus. Michel Jullien nous raconte la fin d'une époque, celle de ces oeuvres manuscrites condamnées à court terme par le " pressoir à syllabes " de Johannes Gensfleisch zur Laden zum Gutenberg, dont le nom compliqué semble lui-même avoir été " forgé par l'addition aléatoire d'une suite de caractères mobiles dont il tenait le secret ". Or le temps de Gutenberg à son tour semble toucher à sa fin aujourd'hui. Et avec lui, celui du papier qui commençait tout juste alors à concurrencer les peaux apprêtées pour l'encre. Au reste, Raoulet se rit de cette " simili-vachette " : un " attrape-nigaud qui ferait son temps ", prédit-il déjà...
Le livre tel que nous le pratiquons est-il condamné ? Une page se tourne, sans doute, mais c'est ainsi que l'on use de l'objet, non ? Pourrait-il sérieusement pâtir de son propre principe ? Et que vient faire Raoulet sur le gibet de Montfaucon, en ce jour de juin 1375 ? Allez-y voir, frères humains qui après lui lisez, vous ne le regretterez pas. (Eric Chevillard - Le Monde du 3 janvier 2013 )

Détails sur le produit

  • Relié: 184 pages
  • Editeur : Editions Verdier (3 janvier 2013)
  • Collection : LITT FRANCAISE
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2864327090
  • ISBN-13: 978-2864327097
  • Dimensions du produit: 21,8 x 13,8 x 1,6 cm
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (5 commentaires client)
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5.0 étoiles sur 5 de Montfaucon au Louvre 11 juillet 2013
Par jean-marie lambert TOP 100 COMMENTATEURS
Format:Relié|Achat vérifié
Une évocation haute en couleurs du travail des copistes et des enlumineurs parisiens de la fin du XVe siècle,qui permet de plonger dans la réalité d'un métier qui brillait de ses derniers feux avant l'invention de l'imprimerie.
L'ouverture est une extraordinaire évocation du gibet de Montfaucon,et la description du Paris vivant et putride de Charles V est d'une précision et d'une animation exceptionnelles,à travers le pittoresque Raoulet et son atelier.
Livre très écrit,avec un choix de vocabulaire d'une grande richesse,"esquisse d'un pendu" se lit comme on déguste un breuvage de prix;les anachronismes voulus (cockpit,bleu Klein,rubik's cube...)sont sans doute instillés afin de mieux faire percevoir le parallèle entre l'avénement de l'imprimerie et les débuts du numérique.
Ce roman est l'archétype réussi de ce que l'on appelait au siècle dernier de la "littérature de grand lettré";il tombera des mains de ceux qui n'en pssèdent pas les codes,et ravira ceux qui goûtent le style soutenu,qui n'est pas dénué d'un humour souvent jubilatoire.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un bonheur rare 11 décembre 2013
Par mazeau
Format:Relié|Achat vérifié
Le thème est très intéressant mais c'est surtout le ton et l'écriture qui laissent le lecteur pantois et heur-reux !! On relit plusieurs fois la même phrase, le même paragraphe : c'est comme un bonbon dans la bouche qu'on déguste et fait durer ... Mais ce qui est formidable, c'est que ce style n'est pas "gratuit", il colle parfaitement au thème, à l'histoire; il distille une atmosphère très spéciale. Un livre très original, qu'on n'oublie pas et qui procure un plaisir profond.
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9 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Petite merveille 5 février 2013
Par gfc
Format:Relié|Achat vérifié
Drôle, savant, nerveux, tout à la fois distant, ironique et tendre. Une petite merveille d'intelligence dans la relation d'un art à son apogée et donc amorçant sans s'en apercevoir son déclin. Le savoir-faire qui se noie dans sa virtuosité, oublie les buts et creuse sa fosse. Mais quelle écriture épatante, quel style accaparant ! J'en ai ris à presque chaque page, du rire qu'on a en lisant Rabelais ou Damourette et Pinchon : de l'intelligence qui ruisselle de partout. J'aurai vécu une bonne année 2013.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Un bijou ! 1 février 2014
Par calispera
Format:Relié|Achat vérifié
Merci, grand merci à l'auteur pour cette promenade dans un Paris mal connu, que l'on retrouve peu a peu en déroulant ce livre, au détour des rues et des mots.
Une écriture pleine de surprises, d'associations inattendues, un vrai nid de trouvailles et d'inventions. Moment de pure jubilation.
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5.0 étoiles sur 5 exceptionnel mais... 20 juin 2014
Format:Format Kindle|Achat vérifié
L'histoire et l'ecriture de ce livre nous envoie dans les débuts de l'édition. Le mélange de vieux et de nouveaux français est original et ne dérange pas du tout la lecture, bie nau contraire il permet au lecteur de se plonger encore plus dans ce siècle.

Mais car il y a toujours un mais... qui n'a rien a voir avec l'écrivain et le livre en lui-même, mais avec l'Editeur, l'ebook presque aussi cher que le livre papier broché ne donne pas senvie de le mettre dans son kindle.
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