Présentation de l'éditeur
" Le seul aspect de la femme révèle qu'elle n'est destinée ni aux grands travaux de l'intelligence, ni aux grands travaux corporels. Elle paie sa dette à la vie non par l'action mais par la souffrance, les douleurs de l'enfantement [...] ; elle doit obéir à l'homme, être une compagne patiente qui le rassérène. " Dans son Essai sur les femmes (1851), Arthur Schopenhauer, célibataire endurci, défend les conceptions les plus rétrogrades de la femme pour justifier la domination masculine. Mais, pour échapper au cauchemar du mariage, le philosophe n'hésite pas à imaginer une étonnante solution : le " Ménage à trois " ; vibrant plaidoyer en faveur de la polygamie, ce court texte inédit, tiré d'un manuscrit de 1822, constitue une charte du bien-vivre ensemble qui assurerait au genre humain le bonheur.
Quatrième de couverture
"Les philosophes ont en général deux faces : l'une connue, celle de leur système qu'on pourrait appeler leur endroit et une moins connue, celle de leurs petits écrits ou pensées éparses ou encore papillotes qu'on pourrait appeler leur envers. Textes en général plus suggestifs, pittoresques et attrayants. Schopenhauer est un maître du genre. D'un côté, le très sérieux philosophe du Monde comme volonté et comme représentation, de l'autre le philosophe drolatique et sarcastique des Parerga et Paralipomena dont l'Essai sur les femmes constitue un morceau de choix." - DIDIER RAYMOND (Extrait de la préface)
Bornée, frivole, déloyale, prodigue, bavarde, ingrate, sotte, infidèle, puérile, coquette, puis très vite vieille et laide - voilà la femme selon Schopenhauer. Mais dans ce texte à la misogynie militante qui finit en plaidoyer pour la polygamie - celle des hommes, bien entendu -, la force comique du sarcasme excuse tous les excès. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.