Un travail exemplaire qu'il faut saluer, même à titre posthume.
Aries ne se contente pas d'établir une analyse sur un siècle ou deux, il travaille sur un millénaire, pour nous faire comprendre la relation qu'entretenaient les occidentaux avec la mort et pourquoi elle s'est peu à peu soustraite à notre quotidien.
Il faudra retenir trois grande étapes, dont la première consistera en une mort sereine et simple, puis la peur du jugement dernier, entraînant un comportement différent, et enfin, une mort éloignée des villes dans un souci hygiéniste, et prenant peu à peu la forme d'un tabou.
Bien entendu, l'auteur va encore plus loin dans ses analyses et laisse même des portes ouvertes aux futures hypothèses qui doivent aujourd'hui abonder.