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Les psychologues ont caractérisé un « syndrome Kitty Genovese » autrement appelé « effet du témoin » à partir d'un fait divers survenu à New York le 13 mars 1964. Une jeune femme de 28 ans -Kitty Genovese- est poignardée à mort dans la nuit au bas de son immeuble puis violée, dans le Queens, à New York. Malgré ses appels au secours, qui réveillent les voisins, aucun n'intervient. Les psychologues en tirent un sorte de loi selon laquelle la probabilité d'intervention du témoin d'un crime est inversement proportionnelle au nombre des témoins présents. On peut évidemment discuter de cette prétendue règle et faire une analyse un peu différente des faits. Le propos de Didier Decoin n'est pas là, même s'il utilise cet éclairage. Il s'agit pour lui de faire revivre cet épisode tragique, à la manière romanesque et documentée de Truman Capote, mais avec plus encore de savoir faire. Chacun des personnage est mis en scène par la truchement du narrateur, qui, grand pêcher de truites fariots, n'a pas assisté aux faits, mais habite l'immeuble et les reconstitue un peu à la manière de notre mauvaise conscience. Il fait un portrait sensible de la victime, jeune et jolie immigrée italienne courageuse et émancipée, dans une société qui tolère mal la différence. Il dresse le portrait minutieux et effrayant de l'agresseur, Winston Mosley, tranquille père de famille le jour et tueur en série la nuit, Docteur Jeckyll et Mister Hyde. La mise en place du décor, la caractérisation des personnages, la progression de l'action sont conduits dans un style d'écriture très américain et d'une grande efficacité. On y apprend aussi beaucoup sur cette société paradoxale : le traitement magistral du fait divers par la presse, l'étrange posture d'un juge hostile à la peine de mort qui la prononce néanmoins, l'absence d'incrimination en droit américain de la non assistance à personne en danger , l'hypocrite contrôle social sur les conduites jugées non conformistes ( Kitty vivait avec une compagne), les impondérables d'une procédure pénale qui a permis au coupable d'échapper à la peine de mort et d'être prochainement libérable en 2010, à 72 ans, sans avoir véritablement regretté son acte autrement que comme ayant pu « présenter des inconvénients pour les membres de la famille de la victime».... Par la reprise des minutes du procès, par la reconstitution minutieuse des circonstances, c'est le procès d'assises du criminel et de l'indifférence que met en scène dans toute son horreur et son absurdité ce récit saisissant.
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le 22 février 2010
L'histoire de cette femme poignardée par un malade mental, agonisant seule dans la rue par une nuit d'hiver, quasiment sous les yeux de tout le voisinage ne peut que prendre aux tripes. Il est vrai que la polémique faisant rage, histoire vraie relatée avec fidélité ou totalement romancée et remaniée par l'auteur, a tendance à amoindrir la force de l'ouvrage. Il n'en demeure pas moins une vraie base de réflexion sur la lacheté humaine et sur le fonctionnement d'un groupe d'individus. Quand bien même le roman ne serait que pure fiction, on ne peut s'empêcher de se demander: qu'aurions-nous fait?
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le 22 mai 2011
Tiré d'un fait réel, ce roman retrace un fait divers survenu en 1964 en plein coeur du Queens à New-York.
Une jeune femme sans histoire Kity Genovese est sauvagement tuée à coups de coteau en pleine nuit, dans la rue.
Un fait tragique mais le plus aberrant est que plusieurs voisins ont été témoins de l'agression et n'ont rien fait.
Le meurtrier Moserley Winston est déjà l'auteur de plusieurs agressions sur des femmes mais aussi de cambriolages et c'est lors de l'un d'eux qu'il est arrêté.

Cette histoire a fait "naître" en psychologie le syndrome de Kity Genovese expliquant que plus les témoins d'un fait tragique sont nombreux moins les chances sont grandes pour qu'on lui porte secours, chacun des témoins se reposant sur l'autre pour porter secours en se disant que l'autre fera le premier pas.

J'ai pris connaissance de ce syndrome grâce à ce livre. Cette histoire et choquante et nous renvoie à nous même.
Qu'aurions-nous fait dans cette situation, comment aurions-nous réagi?
Bien-sur qu'on lui aurait porté secours!mais tant que la situation ne se présente pas nous ne saurons jamais réellement ce que nous ferions.
Malgré tout, j'ai trouvé le début du livre et certains passages sans grand intérêt.
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le 1 décembre 2012
J'ai acheté ce livre après avoir vu le film 38 témoins qui s'en est inspiré. On retrouve des bribes seulement du livre.
Didier Decoin a une écriture "efficace". Ce livre se lit vite et amène aussi à se poser des questions bien sûr, mais peut être moins que le film..Sans doute parce que les nombre de témoins est plus important dans le film et que l'on est outré que des voisins ne se mobilisent pas plus autour de cet acte barbare. Mais je recommande ce livre, les écrits restent, les images parfois s'envolent.
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Je me demande si les commentaires qui ont été postés sur ce roman de Decoin ne sont pas des résumés de résumés, voire carrément des copier/coller que les lecteurs auraient glanés ici et là sur Internet, sans qu'ils aient pris le soin de lire ce livre.

Il y a quelques jours Decoin se voit récompensé par le Prix Guy de Maupassant pour ce roman. Il fallait bien qu'il eût un prix, lui aussi, parmi la grande masse des récompensés. Cette récompense m'a incitée à poster mon point de vue.

Le problème est que le roman est très ambigu du fait que Decoin ne respecte pas les archives sur lesquelles il s'est appuyé pour construire sa trame.
Il a en effet été établi qu'il n'y avait pas trente-huit personnes pour témoigner, mais moins d'une dizaine. Chose plus troublante, lors du procès, il n'a pas été prouvé qu'un seul témoin, parmi le petit nombre qui a été cité à comparaître, ait vu ou entendu quelque chose. Kitty Genovese reçoit un coup fatal, dans la nuit, personne ne la reconnaît, et elle va mourir, à l'insu de tous, dans une cage d'escaliers.

Ce n'est qu'après avoir appris le crime, que les "fameux témoins" se présentent spontanément à la police. Le surnombre de 38, annoncé par Decoin, est donc une mauvaise information qu'il présente comme vraie, alors qu'elle a été démentie par la suite. Le journaliste Gansberg, chargé de l'enquête à l'époque, avait déclaré qu'il avait interrogé 38 personnes qui s'étaient présentées à lui, puis que la plupart d'entre elles s'étaient détractées, ou avaient vu leur témoignage invalidé. il y eut donc un second article dans le New York Times pour remettre les choses en ordre.

Didier Decoin "invente" donc 38 personnages, s'acharne à leur en faire porter la responsabilité, et développe une argumentation psychologique qui tient la route, mais à partir de bases tout à fait farfelues.
Le style n'est pas non plus soutenu à l'extrême du début jusqu'à la fin. Il est facile de verser dans la tragédie, mais à quoi rime un roman qui s'inspire d'un fait divers et qui le falsifie, histoire d'ajouter plus de noirceur à un crime crapuleux ?

Il faut remercier Naulleau et Zemmour d'avoir, dans l'émission de Ruquier, interrogé Decoin qui s'est trouvé fort embarrassé pour répondre à leurs remarques tout à fait pertinentes. La vidéo est disponible, regardez-la, et vous comprendrez mieux cette sordide affaire, et jugerez sans doute ce roman d'un oeil tout à fait différent. Quant à moi, mon point de vue a changé, depuis que j'ai vu cette vidéo, car j'ai lu le livre et il m'avait choquée à plus d'un titre, sans que j'en comprenne vraiment les raisons.
Ce roman ne doit pas nous culpabiliser ou nous irriter outre mesure, car il ne faut jamais prendre les romanciers au pied de la lettre, surtout lorsqu'ils se saississent d'un sujet qui les aide à liquider enfin leur complexe d'Oedipe.
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Didier Decoin revient sur le meurtre de Catherine « Kitty » Genovese, jeune new-yorkaise d'origine italienne habitant le quartier de Queens. Gérante d'une boîte de nuit, elle se fait agresser lorsqu'elle rentre chez elle une nuit de mars 1964. 38 personnes assistent au calvaire de Kitty Genovese et, malgré les cris et les râles qui se poursuivent pendant une demi-heure, une seule personne se décide à prévenir la police et les secours, lorsqu'il est déjà trop tard.

Le texte revient sur le parcours du meurtrier et sur le procès en posant un regard critique sur ces témoins passifs responsables eux aussi de la mort de Kitty Genovese.

Ce cas illustre ce qui est depuis devenu le syndrome Kitty Genovese ou bystander effect, vérifié lors d'expériences à l'Université de New York. Plus il y a de témoins d'un appel au secours, moins les chances d'intervention sont nombreuses, chacun espérant que l'autre prendra les devants.

Très proche des faits, très documenté, ce roman est construit avec habileté. L'un des narrateurs met en scène l'assassin, se glisse dans sa peau, cherche à lui faire prendre corps, quitte à le rendre parfois un peu banal. Il évite ainsi le manichéisme, rendant le personnage plus crédible. L'écriture est factuelle, claire, très visuelle, le style extrêmement agréable. Certaines scènes n'épargnent pas le lecteur, et tant mieux. On perçoit très bien l'injustice de ces morts violentes, la cruauté de leur déroulement, la panique des victimes, on devine malgré tout leur courage, leur volonté de vivre, l'impossibilité dans laquelle elles se trouvent d'abandonner.

Un livre tout simplement brillant.
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le 20 février 2009
Un roman autour de la dramatique affaire "Kitty Genovese" assassinée au pied de son immeuble à New York dans les années 60 devant 38 témoins assis au chaud devant leur fenêtre. Son assassin était un père de famille nécrophile. Ce livre est terrifiant mais la description de cette "non-assistance" à personne en danger a été mise en évidence en laboratoire par des psychologues sociaux : ce n'est donc pas un phénomène anecdotique, comme relaté à la fin du roman. Plus il y a d'individus qui peuvent potentiellement secourir une personne en danger moins cette personne a de chance d'être secourue, car la responsabilité se diffuse au sein des individus.

A découvrir absolument... pour comprendre ce dont certains êtres humains sont capables sans pour autant les excuser.
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le 15 septembre 2015
Très bon ouvrage de Didier Decoin qui ici dépasse le simple fait divers pour aborder des sujets tels la dilution de responsabilités ou le sexisme anti femmes. Un très bon ouvrage, clair et nécessaire.
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le 1 juillet 2009
Entre roman et document, ce livre se lit en effet dans un frisson. Sa longueur le rapproche de la nouvelle et son contenu fait plutôt penser à un témoignage, mais pas n'importe lequel, puisque l'auteur choisit comme narrateur un personnage fictif, voisin de Kitty Genovese mais absent la nuit de sa mort. Il n'a donc rien vu, rien entendu, contrairement aux autres voisins présents cette nuit-là chez eux. Il relate les faits avec objectivité, et reprend pour nous la succession d'événements autour du meurtre de la jeune fille. Le livre est assez succinct puisque seuls les faits nous sont livrés, sans artifices ni excès romanesque. Le nombre réel de témoins fait l'objet de débats encore à l'heure actuelle. Il n'auraient pas été trente-huit, nombre faramineux et spectaculaire, à avoir vu le meurtre, mais beaucoup moins. Dans un cas comme celui-ci on peut se demander si le nombre est important. Car le résultat est le même, les témoins, (qu'ils soient une douzaine ou trente-huit), ceux qui ont vu, ceux qui ont entendu, ceux qui ont vu ET entendu, personne n'a bougé tout le temps qu'à duré la mise à mort de Kitty Genovese. Si les circonstances exactes du drame passent pour un mythe aux yeux de certains, en entier ou en partie, on ne peut nier le phénomène lui-même, qui consiste à répartir les responsabilités face à un drame. Plus les témoins sont nombreux, moins la victime aura de chance de s'en sortir, chaque témoin comptant sur l'autre pour réagir/intervenir. Il suffit d'observer autour de nous pour constater la triste réalité de cette théorie. N'oublions pas pour autant le vrai coupable, Winston Moseley, tueur sanguinaire, qui a pu perpétrer son crime à peu près tranquillement au pied de l'immeuble de sa victime. Et si personne n'a vu le crime dans sa totalité, si quelques individus seulement n'ont fait qu'entendre ou voir une infime partie du supplice de Kitty Genovese, l'alerte a finie par être donnée 35mn après le début de l'agression, pendant lesquelles la victime a eu largement le temps de se vider de son sang. Lâcheté, indifférence, concours de circonstances, mauvaise interprétation, hasard ou destin, il n'en reste pas moins que Kitty Genovese est morte d'avoir attendu des secours qui ne venaient pas, et qui pourtant se trouvaient à 2 mn des lieux du crime.
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le 26 février 2013
Ce n'est pas mon Didier Déclin préféré. Mais le livre est intéressant pour le fait divers qu''il raconte et par le fait d'être court : c'est important vu le sujet. A lire.
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