Après l'hiver le plus froid, Mons Kallentoft nous fait vivre l'été le plus torride de Suède. La chaleur alanguit les esprits et des incendies dévastent les forêts. A cela s'ajoutent les viols et meurtres de jeunes filles, tristes anges d'été qui se brûlent les ailes au contact du Mal. L'enquête se dirige d'entrée vers des chemins pas du tout politiquement corrects. Les immigrés et les lesbiennes sont la cible des suspicions et les policiers se soucient parfois peu de la déontologie.
L'auteur reprend exactement le même schéma qu' « Hiver », la température en plus. J'ai donc retrouvé ce que j'avais aimé, l'effet de surprise en moins. Le lecteur avance au gré des pensées des personnages, y compris les cadavres, progresse avec eux dans l'enquête et suit leurs préoccupations personnelles. Un peu de fumée revient de l' « Hiver » et se maintient pour nous donner envie de lire l'opus suivant : le viol impuni de Maria Murvall, les non-dits du père de Malin Fors et un dénouement qui laisse une petite part de mystère sur des éléments annexes.
Comme dans « Hiver », l'intrigue tient en haleine mais j'ai tout de même parfois trouvé les ficelles un peu grosses. L'auteur n'hésite pas à user de procédés faciles pour alimenter le suspense. J'ai noté aussi des défauts récurrents de relecture du manuscrit qui conduisent à des phrases sans sens (manque de préposition par exemple). Cela ne gêne pas la compréhension mais c'est un peu agaçant. Si ce n'est pas déjà fait, évitez de lire la quatrième de couverture car elle révèle un évènement qui ne surgit que dans le dernier quart du livre... Et maintenant, même si mon plaisir de lire « Eté » a été un peu en-dessous qu' « Hiver », j'attends de lire le prochain...