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Et pour quelques dollars de plus
 
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Et pour quelques dollars de plus

Clint Eastwood , Gian Maria Volonte , Sergio Leone    Tous publics   DVD
4.7 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (9 commentaires client)
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Livret 8 pages
1 Bande-annonce en VO

Descriptions du produit

Synopsis

Ils sont deux chasseurs de primes sur les traces de l'Indio, un tueur mexicain sadique... Mais entre l'Etranger sans nom, mal rasé qui transporte, indifférent, la mort à la semelle de ses bottes et le Colonel qui veut venger le meurtre de sa soeur, c'est une rivalité impitoyable...

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15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile 
chef d'oeuvre de Léone 25 janvier 2003
Par ERIC
Format:DVD
Eastwood et Leone sont de retour pour ce second volet de la trilogie. Abouti dans sa forme, on repère ici les éléments de mise en scène qui vont donner leurs lettres de noblesse au western spaghetti. Beaucoups s'en inspireront. On peut d'ailleurs retrouver le style de Léone(violence caricaturale,humour cynique et tics de mise en scène dans le "Dobermann" de Kounen. Pierre angulaire du renouveau du cinéma d'action, ce film est un inconstestable chef d'oeuvre qui n'a pas pris une ride. A voir et revoir absolument
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
Le mythe Leone en marche 22 août 2009
Par Zarak TOP 500 COMMENTATEURS
Format:DVD
Second film de la "Trilogie du dollar", plus abouti encore que le premier (personnages plus travaillés, réalisation plus soutenue, soignée, et iconoclaste, intensité dramatique accrue), "Et pour quelques dollars de plus" commence à inscrire profondément le nom de Leone au panthéon du cinéma mondial. Et c'était pas prêt de s'arrêter.

Petit tour du propriétaire de cette grande symphonie décadente de l'Ouest à la sauce spaghetti *al dente* : Clint Eastwood - chasseur de prime vénal et sans scrupules, surdoué de la gâchette, regard de braise, poncho et cigarillos, dont il en allume sans doute une bonne centaine à travers le film (pas vraiment une pub anti-tabac le Clint), lui aussi, son mythe est en bonne voie. Lee Van Cleef - yeux perçants comme de la glace, Bible dans une main, colt dans l'autre (l'Amérique quoi), on comprend petit à petit le désir de vengeance familial qui le possède. Gian Maria Volonte, l' "indien", dément halluciné, shooté jusqu'à l'os, qui court à sa propre perte. On prend plaisir aussi à voir Klaus Kinski, second rôle parvenant pourtant à imposer sa présence.

Musique : Morricone, l'éternel, évidemment, qui accompagne comme toujours parfaitement les films du maître, faisant de la musique un acteur à part entière ; "Gimmicks" légendaires ou musique de pendentif musical, sans elle, l'amputation serait si conséquente que l'½uvre n'en sortirait pas indemne. Côté réalisation, c'est bien sûr la perfection absolue, Leone filmant les duels et toutes sortes d'affronts de verbes ou de regards comme des rituels sauvages avec ses codes intrinsèques. Les gros plans saisissent des visages vultueux qui transpirent au soleil, des visages de tueurs ou de déments. C'est la jungle de l'Ouest à la sauce Leone, un ballet baroque, un univers à part entière.

Enivrant.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
La mort a son prix ! 4 mars 2012
Par Le voyageur immobile TOP 50 COMMENTATEURS
Format:DVD
Sorti en 1964 et réalisé par Bob Robertson avec Clint Eastwood et John Wells, 'Pour une poignée de dollars' eut à l'époque un énorme succès en Europe avant même que l'on y apprenne qu'il s'agissait en fait d'un film de cow-boys germano-italien mis en scène par l'italien Sergio Leone avec la collaboration d'un simple acteur de télévision américain alors inconnu en Europe et de l'italien Gian-Maria Volontè.

Sergio Leone (1929-1989) fut le fils du metteur en scène Vincenzo Leone (surtout connu pour ses nombreux films muets, puis mis sur la touche par les fascistes durant toutes les années 30 et qui ne put faire son come-back qu'après la guerre) et de l'actrice Bice Walerian (qui s'arrêta de tourner après la naissance de son fils unique). Nourri au cinéma américain, il entra après la guerre dans l'industrie cinématographique en tant qu'assistant-réalisateur, faisant ainsi son apprentissage dans une trentaine de longs-métrages dont quelques superproductions surtout américaines qui se tournèrent alors à Cinecittà, dont 'Quo vadis ?', 'Hélène de Troie', 'Ben-Hur', 'Les derniers jours de Pompei' et 'Sodome et Gomorrhe', ce qui lui permit de réaliser ensuite son propre péplum et tout premier film en 1961, 'Le colosse de Rhodes', avec déjà un acteur américain, en l'occurrence Rory Calhoun, surtout connu pour ses rôles dans des westerns.

En 1963, des producteurs lui proposent de tourner justement un western. Très marqué par 'Yojimbo', un film de samouraïs d'Akira Kurosawa sorti en 1961 (en 1960, l'américain John Sturges s'était déjà inspiré, avec le succès que l'on sait, d'un autre film de samouraï de Kurosawa pour réaliser 'Les sept mercenaires', qui révéla Steve McQueen) avec Toshiro Mifune dans le rôle de Sanjuro, un justicier solitaire et blasé qui arrive dans une petite ville troublée par la lutte entre deux clans adverses -celui d'un brasseur de saké et celui d'un marchand de soie (c'est le coloris local)- qui cherchent à la contrôler (à la fin du film, Sanjuro -qui lui aussi connaîtra une seconde aventure cinématographique dès l'année suivante- quitte Manome dans le vent et la poussière, aussi solitaire qu'au début du long-métrage), décide d'adapter ce film japonais, en négligeant toutefois d'en négocier les droits (d'où un procès qui permit finalement à Kurosawa d'obtenir les droits de distribution de 'Pour une poignée de dollars' pour tout l'Extrême-Orient -où il obtint également un considérable succès- et même une partie de l'argent que rapporta le film de Leone dans le reste du monde ; c'est d'ailleurs à cause de ce procès que le film de Leone ne put sortir aux Etats-Unis qu'en 1967, autrement dit après les deux autres volets du triptyque de 'L'étranger sans nom' sortis en 1965 et en 1966, et qu'il n'y eut guère de succès).

A noter : en 1996, le réalisateur américain Walter Hill signa un second remake du film de Kurosawa sous forme d'un violent polar urbain situé dans l'Amérique des années 30 et titré 'Dernier recours', avec Bruce Willis dans le rôle de 'John Smith' coincé entre des Italiens et des Irlandais au temps de la prohibition

Réalisé à Rome (pour les intérieurs), dans les environs de Madrid et à Almeria (pendant que les Allemands tournaient les extérieurs de leurs westerns choucroute -les 'Winnetou', 'Old Shatterhand' et 'Old Surehand'- en Yougoslavie et donc juste en face, les Italiens préférèrent aller tourner les leurs de l'autre côté de la Méditerranée) pour une poignée de dollars (200.000 en l'occurrence) et dans des décors de récupération (ceux d'un 'Zorro' espagnol qui venait d'y être mis en images), cette première aventure de l'homme sans nom (encore que dans ce premier volet il s'appelle en fait Joe, dit 'le gringo') se déroule dans le village de San Miguel, après la guerre de Sécession, où deux clans rivaux rançonnent les habitants et sèment le désordre jusqu'à ce qu'un aventurier de passage, y mette, après quelques sanglants duels, bon ordre.

Après ce premier essai d'une facture encore assez classique, dont le scénario tiendrait sur une feuille de papier-toilette, et qui ne vaut vraiment que par le charisme de Clint Eastwood (34 ans au moment du tournage) et la musique de Dan Savio (le pseudo d'alors de Morricone), Sergio Leone, fort du succès international de son film, met quelques petits plats dans les grands et signe en 1965 pour $600.000 une ½uvre un tout petit peu plus ambitieuse (qui nécessita peut-être deux feuilles de papier-toilette) en mettant en scène, à nouveau entre l'Italie et l'Espagne, 'Et pour quelques dollars de plus' : l'aquilin Lee van Cleef, dit 'le Colonel' (révélé en 1952 par 'Le train sifflera trois fois'), est un chasseur de primes bénéficiant d'un arsenal assez étonnant (ses moyens guerriers allaient être encore plus affinés dans les 'Sabata' de Frank Kramer/Gianfranco Parolini entre 1969 et 1971), qui fait concurrence à Clint Eastwood, dit 'le Manchot' (mais qui ne l'est pas tant que cela et qui a conservé sa garde-robe du film précédent, cigarillo inclus), tous deux étant aux trousses du massacreur Gian-Maria Volontè, dit 'El Indio' (après ses débuts en méchant d'anthologie, celui-ci allait très vite devenir l'équivalent italien d'Yves Montand, un acteur avant tout engagé qui s'illustra dans nombre de productions italiennes très politiques), qui compte parmi ses hommes l'inquiétant Klaus Kinski, dit 'le Bossu' (qui allait retrouver Volontè en 1966 pour l'excellent 'El Chuncho' de Damiano Damiani), et qui se prépare à cambrioler l'inexpugnable banque d'El Paso...

Le film devint le plus grand succès de l'histoire du cinéma italien, loin devant 'La dolce vita' de Fellini...

Ce furent les débuts -spectaculaires- de Sergio Leone et de son ancien camarade d'école Ennio Morricone (sans lequel les westerns de son compère n'auraient jamais eu l'importance qui est la leur : son mélange musical d'instruments classiques avec des ch½urs, des sifflements, des coups de fouet, des cloches, des guimbardes, des castagnettes et autres accessoires fut le ciment qui fait durer aujourd'hui encore l'attrait des films de Leone), un mélange de tragédie antique et de commedia dell'arte peuplé d'escrocs et de crapules, d'imbéciles et de poltrons (aux délicates tronches édentées inondées de sueur et aux rires gras) s'animant autour d'un héros crépusculaire directement inspiré par le personnage du 'westerner' granitique joué par Randolph Scott (alors l'un des acteurs les plus riches d'Hollywood et qui venait de se retirer après 'Coups de feu dans la sierra' de Sam Peckinpah) dans les westerns de Budd Boetticher ('Sept hommes à abattre', 'L'homme de l'Arizona', 'Le vengeur', 'L'aventurier du Texas' et 'La chevauchée de la vengeance'). Ensemble, ils donnèrent naissance et ses lettres de noblesse à un genre, le western spaghetti-paëlla, qui eut encore bien plus de succès que son concurrent germano-autrichien (avec également des acteurs américains comme Lex Barker ou Stewart Granger), le western choucroute-kartoffel, qui triomphait alors également sur nos écrans.

En 5 westerns, Leone imposa un type de héros particulier (un anti-héros en fait avec du panache, laconique et mystérieux, solitaire et violent) et une autre manière de mélanger les images et le son (et pas seulement la stricte musique), définissant ainsi une nouvelle grammaire visuelle reposant sur de très longs gros plans provocateurs alternant avec des prises de vues panoramiques spectaculaires, redonnant ainsi sa vitalité à un genre moribond.

Sanglant et parodique, le western spaghetti allait permettre à de nombreux acteurs italiens de percer (ainsi Gianni 'Sartana' Garko, Giuliano 'Ringo' Gemma, Terence 'Trinita' Hill, Franco 'Django' Nero, Gian-Maria 'El Chuncho' Volontè), mais aussi à des acteurs étrangers soit 'has been', soit cantonnés aux seconds rôles, de devenir des vedettes (ainsi le cubain Tomas 'Cuchillo' Milian ou l'allemand Klaus 'Tigrero' Kinski et les américains Charles 'L'homme à l'harmonica' Bronson, Yul 'Sabata également' Brynner, James Coburn, Jack Elam, Henry 'Beauregard' Fonda, Karl Malden, Jack 'Le bouclé' Palance, Burt 'Navajo Joe' Reynolds, Lionel Stander, Rod Steiger, Woody Strode, Lee 'Sabata' van Cleef et Keenan Wynne, sans parler des français Jean-Louis 'Silence' Trintignant et Jean-Philippe 'Le spécialiste' Smet). Quant à Ennio Morricone, il eut lui aussi très rapidement quelques émules parmi lesquels les frères Guido et Maurizio de Angelis qui signèrent notamment les musiques des westerns parodiques du duo Hill/Spencer. Lire la suite ›
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