Il me semble opportun parfois faire des rapprochements entre écrivains '- voire entre un écrivain et un artiste d'un autre domaine tel que la musique ou la peinture - et c'est ce que l'on appelle de la littérature comparée. Mais poser, comme P. Bayard s'escrime à le faire dans cet essai par ailleurs agréable à lire, qu'il y a tout à gagner à considérer qu'un ouvrage d'un auteur A1 est dû plutôt à un auteur A2, que cela permet d'ouvrir de nouvelles perspectives et d'enrichir notre connaissance du bénéficiaire de cette nouvelle attribution me paraît être la porte ouverte à des interprétations outrageusement farfelues. Pour preuve, l'attribution du «Cri » de MUNCH à Robert SCHUMANN qui se serait consacré à la peinture après avoir abandonné sa carrière de compositeur. Je veux bien que P. Bayard se réclame à cor et à cri de la psychanalyse freudienne, ce qui tendrait à prouver tout simplement que cette entreprise n'est pas sérieuse. J'espère bien que l'on ne laissera pas de considérer cet essai comme une pochade, qu'en aucun cas on ne prendra au sérieux les quelques remarques que développe leur auteur pourtant professeur à Paris 8 !
Quant au bonhomme Freud, soyons plutôt popperiens jusqu'en notre appréciation des ouvrages littéraires.