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Sonic Youth CD
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Page Artiste Sonic Youth

Discographie

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Photos

Image de Sonic Youth

Biographie

La révolution de Sonic Youth est avant tout sonique. À coup de guitares stridentes et d'extrémisme cérébral, ils firent éclater les vieilles conventions rock à l'orée des années 80. Émergeant du mouvement post-punk new-yorkais, Sonic Youth va prendre la tangente de ses petits camarades de promotion. Prônant une musique strictement électrique, ils ne vont pas rechercher l'expérimentation dans… Plus de détails sur la Page Artiste Sonic Youth

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Détails sur le produit

  • CD (7 juillet 2009)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : Import
  • Label: Sony
  • ASIN : B0021MFB68
  • Autres éditions : CD  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
  • Moyenne des commentaires client : 4.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (5 commentaires client)
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Descriptions du produit

Critique

Sous emballage rougeoyant (un tournoiement dû au défunt steel-guitariste américain John Fahey), The Eternal rompt trois années de silence, cas unique dans la carrière des New-Yorkais. Et ce quinzième album studio du groupe du guitariste et chanteur Thurston Moore sanctionne également son retour dans le giron d’un label indépendant, la compagnie qui les abritait précédemment ayant pris ses distances après l’affaissement de la vague post-grunge.

Quelques secondes de The Eternal le bien nommé permet en fait de constater que, ici produit par John Agnello (Madrugada et Dinosaur Jr. ont, entre beaucoup d’autres, passés par ses manettes), le quintet désormais complété par la chanteuse et bassiste Kim Gordon, le bassiste Mark Ibold, le batteur Steve Shelley, et le guitariste Lee Ranaldo, conserve de manière pleine et entière son statut plénipotentiaire dans le rock américain. Il suffit en fait des à peine plus de deux minutes de « Sacred Trickster » (déferlante évocatrice du peintre Yves Klein, interrompu comme par un coup de scalpel) pour saisir à quel point ce disque offre une cavalcade pertinente.

D’énormes guitares sont également au rendez-vous de « Anti-Orgasm » (dans lequel on pourra relever un clin d’œil aux Pixies), et de « Leaky Lifeboat » (dédié quant à lui au poète américain Gregory Corso). « Antenna » prend le parti d’un certain ton confidentiel, qui reste paradoxalement la marque de fabrique de musiciens désormais plus que quinquagénaires, alors que « What We Know », emporté par le chant et la guitare-hachoir de Ranaldo, creuse le sillon d’une froide radiographie des relations humaines en perdition (« I’m trying to catch your point of view/It’s not a quiet meditation »).

La suite du programme propose en plusieurs vignettes ce que Sonic Youth fait le mieux, à savoir ne pas s’arrêter aux convenances, ni à la facilité, et ne pas végéter comme des souverains repus : dans « Calming the Snake », les Américains se permettent ce qu’ils sont sans nul doute les seuls à pouvoir oser, un hommage conjoint à MC5 et à Neu!, alors que « Poison Arrow » bat le rappel de la délicatesse surréaliste d’un Kevin Ayers. Le très cinématographique « Malibu Gas Station » précède un hommage aux Germs (« Thunderclap for Bobby Pyn »), et « No Way », ainsi que « Walking Blue », poursuivent brillamment la mise en abîme d’un demi-siècle de musique électrique. Et l’œuvre s’achève par un « Massage the History » opératif, à l’instar d’une synthèse réussie du temps qui passe (ses guitares crissantes et tournoyantes, la discrétion implacable d’une sèche section rythmique), et de toute l’évolution du groupe. Comme une cinglante réussite à la face des médiocres, aussi.

Par son goût pour les cavalcades guitaristiques, sa synthèse d’une certaine americana, et une exemplaire longévité (depuis 1981, comme le temps passe), Sonic Youth représente désormais une passable alternative punk au Grateful Dead : c’est ce que revendique désormais des exégèses légèrement fatigués. Le groupe, quant à lui, se contente de toujours produire la plus excitante musique qui soit : dans The Eternal, les Parrains relèvent brillamment les compteurs.



Christian Larrède - Copyright 2012 Music Story

Description du produit

Faut-il encore présenter Sonic Youth, ce groupe emblématique qui a influencé de nombreux groupes indépendants tels que Breeders, Blonde Redhead, Pavement ou encore Nirvana ? Fondé en 1981 à New York, le groupe de rock a transcendé les frontières entre genres musicaux, repoussé les limites de la saturation et étendu celles du noisy rock. Pour ce seizième opus, les membres de Sonic Youth ont été influencés par The Wipers, un groupe de punk rock originaire de Portland, idolâtré par Nirvana qui avait repris un de leurs titres D7. Thuston Moore explique qu'il n'écoutait que The Wipers, et d'autres groupes obscurs de black metal lors de la composition des douze chansons de The Eternal. Le groupe réussit ici la parfaite synthèse des différents courants musicaux explorés par le passé: no wave, hard-core, grunge, post-rock ou encore electro minimaliste. En effet, en tant que spécialiste de la manipulation sonore, Sonic Youth enveloppe toujours ses mélodies pop par des dissonances et des distorsions pour créer un son qui lui est propre, reconnaissable dès les premières mesures. The Eternal est donc un brillant condensé de la marque Sonic Youth : allant du no wave primaire de leurs débuts (Anti-Orgasm) aux structures plus radicales des années 90 (Antenna), jusqu'à leur période plus exploratrice de ces cinq dernières années (Massage The History). Enregistré au studio Echo Canyon West avec John Agnello (Alice Cooper, Bob Dylan, Breeders, Patti Smith.), The Eternal marque le grand retour de Sonic Youth qui signe là un de ses meilleurs albums. Près de 30 ans après ses débuts, Sonic Youth montre qu'il est l'un des plus grands groupes encore en activité et qu'il n'est pas devenu, contrairement à d'autres, qu'une enseigne «vintage» placardée sur les T-shirts de jeunes fashionistas en quête de crédibilité musicale.

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31 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Comme un best-of de nouvelles chansons, 4 juin 2009
Par 
Alexis Bidault "Ex-Cowboy" (Tours, France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Eternal (CD)
En 2009, Sonic Youth célèbre ses 28 ans d'existence en sortant son 16ème album studio chez Matador, respectable et important label indépendant, après plusieurs années passées dans le giron de la major Geffen.
Auteur de brulôts expérimentaux au tout début des années 80, précurseur du rock dit alternatif et du grunge, le groupe a changé la face de la musique populaire avec ses chefs d'oeuvre de pop vicieuse et bruitiste que sont (entre autres) Sister et Daydream Nation.
Au fil des années, leur son s'est un peu assagi, lorgnant vers plus de pop, plus de mélodies et moins de dissonance (je schématise). Alors que tous ses membres ont aujourd'hui plus de 50 ans, ils ont acquis une notoriété et une crédibilité qui fait presque d'eux des dinosaures, des grands parents cools et branchés dont le furieux génie initial a parfois laissé place à un savoir-faire digne et élégant, qui reste néanmoins capables de jolies fulgurances.
Même les fans les plus absolus comme moi savent qu'ils ne produiront sans doute plus rien d'aussi essentiel qu'Evol, Bad Moon Rising ou Sister, ce qui n'empêche pas les attentes d'être assez élevées au moment de la sortie de ce disque, que Thurston Moore lui même annonce débarrassé des contraintes, sans préciser lesquelles, qui avaient pesé sur l'enregistrement des derniers albums.

Comme prévu, The Eternal n'a évidemment rien d'une révolution, mais se révèle une merveilleuse collection de chansons soniques, qui jouent toutes dans la cour des grandes, si bien qu'on est à chaque fois pressé de les entendre.
Le single Sacred Trickster ouvre les hostilités, et en 2 minutes et des poussières se révèle la chansons rock la plus directe que Sonic Youth ait jamais enregistrée. Féline et racée, elle nous dévoile le groupe plein de vitalité, précis et nerveux. Nous voilà rassurés, leur musique n'a toujours pas pris une ride.
Sans nous laisser le temps de reprendre notre souffle, Anti-Orgasm renoue avec les structures savantes qui furent longtemps la marque de fabrique des new-yorkais. Furie bruitiste, martèlement instrumental, Kim et Thurston qui se partagent le chant, titre (et paroles) d'anthologie, longue fin instrumentale atmosphérique, complémentarité parfaite des guitares : ce morceau devrait s'élever sans tarder au rang de classique intemporel du groupe.

Pour qui connait tous les recoins de leur discographie, l'exploration et le défrichage de nouveaux territoires soniques peut sembler limitée, mais l'essentiel n'est pas là : il réside dans la qualité exceptionnelle des chansons, qui balayent avec brio à peu près toutes les facettes du son du groupe.
The Eternal est en un sens presque un best-of de Sonic Youth, à ceci près qu'il est composé uniquement de nouvelles chansons.
Par exemple Malibu Gas Station et Thunderclap For Bobby Pyn, toutes deux de belles réussites dans des genres différents, semblent évidentes, comme si elles avaient toujours existé dans le foisonnant répertoire du groupe.
On prédirait bien un bel avenir aux efficaces et tubesques Sacred trickster et No Way (voire à Leaky Lifeboat) sur les radios étudiantes si l'on ne savait combien de fois le succès qui semblait tendre les bras au groupe les a finalement ignorés. Peu importe, ce seront nos hits intimes, à fredonner tout l'été, à grand renfort d'air guitar.

Le poids de son passé est écrasant, le groupe se tourne pourtant sans complexe vers l'avenir et parvient à l'occasion à rivaliser avec ses plus beaux chefs d'œuvres (Anti-Orgasm donc, le fulgurant What We Know chanté par Lee), à mêler élégance apaisée et ondes à haute tension sur l'excellent Antenna (Ah ces gratouillis de guitare derrière le chevalet des jazzmasters, quasiment une marque déposée). Il en profite même pour ouvrir de nouvelles pistes, discrètement et en toute simplicité : une guitare rythmique acoustique sur le langoureux et (é)mouvant Massage The History, une imitation convaincante de Lou Reed, refrains très pop et guitares quasi-metal sur Poison Arrow, le blues malade de Walkin' Blue.
Seule Calming The Snake, pourtant censée rappeler le passé bordélique et dissonant du groupe (que j'adore), marque légèrement le pas.

Les guitares sont comme toujours géniales, alternant les humeurs et les tons tandis que la section rythmique (dans laquelle officie désormais Mark Ibold ex Pavement à la basse) soutient l'édifice avec une simplicité subtile. La complémentarité entre les musiciens est palpable et on ne peut s'empêcher de déceler une référence implicite au groupe lui même dans les paroles de What We Know :
"Bound Together Heart and Soul / That's what we know about us" (liés corps et âmes, voilà ce que nous savons sur nous)

The Eternal est au final un excellent album de Sonic Youth, qui ne changera certes pas la vie de ceux qui vénèrent déjà leur œuvre, mais pourrait pourrait bien changer celle de ceux qui auraient encore le bonheur de les découvrir. Il pourrait ainsi constituer pour les novices une introduction idéale à leur immense discographie, en guise de préparation avant de se frotter aux opus de jeunesse plus épineux.

Energique et fin, inspiré et spontané, cet album prouve une fois encore que Sonic Youth, malgré son âge, demeure bien le maître incontesté de ce rock à guitares sans concession, inventif, parfois dissonant et bruyant, parfois raffiné, et toujours incroyablement excitant qui continue après après année à m'apporter des plaisirs illimités.
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5.0 étoiles sur 5 déménagement sur commande, 6 novembre 2011
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Eternal (CD)
Je ne suis pas un exégète de SY mais un écouteur et je remarque l'évolution du groupe vers plus de cohérence, plus de mélodies soniques, chaque opus est nouveau et celui-là déménage sans les outrances bien conformistes de Bad Moon Rising par exemple. SY fait ici la synthèse de musique expérimentale et de rock pur, s'ensuit un CD plus qu'original mais pionnier et qui va influencer d'autres jeunes groupes. Pour finir, un mot convaincant,j'espère, ça déménage plus que fort ce CD hors-pair.
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8 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 Eternel ? Jeunesse ?, 16 juillet 2009
Par 
Pokespagne "Pok" (Madrid, Espagne) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Eternal (CD)
Éternel ? Jeunesse ? Deux mots qui illustrent bien le dilemme - en forme d'impasse, peut-être même - dans lequel se trouvent pris nos bruitistes favoris : car quelque part, même si jouer du rock "extrême" passé 50 ans fait toujours sens (certains diraient que cela en fait même plus qu'à 20 ans, contrairement aux idées reçues du marketing jeuniste triomphant...), comment affronter l'écueil de la redite, de l'inspiration qui tourne en rond ? "The Eternal" est un album extrêmement brillant, complètement gratifiant pour son auditeur, un album qui reprend l'histoire juste après le dyptique furieux "Goo" / "Dirty", juste avant que le triomphe de Nirvana ne vole le "feu sacré" au nez et à la barbe du couple Moore-Gordon. "The Eternal" est un album de pure maîtrise, qui voit Sonic Youth faire du Sonic Youth avec un degré de perfection et de brillance rarement atteint auparavant : immédiatement reconnaissable, les accords basiques sur les guitares bizarement accordées, les riffs à la fois furieux et atmosphériques, les mélodies primitives, les voix urgentes et juste "fausses" comme il faut, tout cela signe de plaisir. Pourtant, pourtant, cette maîtrise-là, ce... professionnalisme presque, ce n'est pas ce qu'on attend de Sonic Youth : ne reste-t-il plus rien à inventer, à défricher ? En écoutant ce bel "Eternal", on ne peut que se dire que l'éternité est un peu ennuyeuse, aussi belle soit-elle.
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