- Bénéficiez d'un bon d'achat de 3 euros valable sur les téléchargements d'albums MP3 pour tout achat de 15 euros minimum en CD ou vinyles sur Amazon.fr Plus d'informations (des restrictions s'appliquent)
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés inspirés de produits similaires(De quoi s'agit-il ?)Soyez le premier à ajouter un mot-clé pertinent (fortement associé à ce produit)
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
31 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Comme un best-of de nouvelles chansons,
Par Alexis Bidault "Ex-Cowboy" (Tours, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Eternal (CD)
En 2009, Sonic Youth célèbre ses 28 ans d'existence en sortant son 16ème album studio chez Matador, respectable et important label indépendant, après plusieurs années passées dans le giron de la major Geffen.Auteur de brulôts expérimentaux au tout début des années 80, précurseur du rock dit alternatif et du grunge, le groupe a changé la face de la musique populaire avec ses chefs d'oeuvre de pop vicieuse et bruitiste que sont (entre autres) Sister et Daydream Nation. Au fil des années, leur son s'est un peu assagi, lorgnant vers plus de pop, plus de mélodies et moins de dissonance (je schématise). Alors que tous ses membres ont aujourd'hui plus de 50 ans, ils ont acquis une notoriété et une crédibilité qui fait presque d'eux des dinosaures, des grands parents cools et branchés dont le furieux génie initial a parfois laissé place à un savoir-faire digne et élégant, qui reste néanmoins capables de jolies fulgurances. Même les fans les plus absolus comme moi savent qu'ils ne produiront sans doute plus rien d'aussi essentiel qu'Evol, Bad Moon Rising ou Sister, ce qui n'empêche pas les attentes d'être assez élevées au moment de la sortie de ce disque, que Thurston Moore lui même annonce débarrassé des contraintes, sans préciser lesquelles, qui avaient pesé sur l'enregistrement des derniers albums. Comme prévu, The Eternal n'a évidemment rien d'une révolution, mais se révèle une merveilleuse collection de chansons soniques, qui jouent toutes dans la cour des grandes, si bien qu'on est à chaque fois pressé de les entendre. Le single Sacred Trickster ouvre les hostilités, et en 2 minutes et des poussières se révèle la chansons rock la plus directe que Sonic Youth ait jamais enregistrée. Féline et racée, elle nous dévoile le groupe plein de vitalité, précis et nerveux. Nous voilà rassurés, leur musique n'a toujours pas pris une ride. Sans nous laisser le temps de reprendre notre souffle, Anti-Orgasm renoue avec les structures savantes qui furent longtemps la marque de fabrique des new-yorkais. Furie bruitiste, martèlement instrumental, Kim et Thurston qui se partagent le chant, titre (et paroles) d'anthologie, longue fin instrumentale atmosphérique, complémentarité parfaite des guitares : ce morceau devrait s'élever sans tarder au rang de classique intemporel du groupe. Pour qui connait tous les recoins de leur discographie, l'exploration et le défrichage de nouveaux territoires soniques peut sembler limitée, mais l'essentiel n'est pas là : il réside dans la qualité exceptionnelle des chansons, qui balayent avec brio à peu près toutes les facettes du son du groupe. The Eternal est en un sens presque un best-of de Sonic Youth, à ceci près qu'il est composé uniquement de nouvelles chansons. Par exemple Malibu Gas Station et Thunderclap For Bobby Pyn, toutes deux de belles réussites dans des genres différents, semblent évidentes, comme si elles avaient toujours existé dans le foisonnant répertoire du groupe. On prédirait bien un bel avenir aux efficaces et tubesques Sacred trickster et No Way (voire à Leaky Lifeboat) sur les radios étudiantes si l'on ne savait combien de fois le succès qui semblait tendre les bras au groupe les a finalement ignorés. Peu importe, ce seront nos hits intimes, à fredonner tout l'été, à grand renfort d'air guitar. Le poids de son passé est écrasant, le groupe se tourne pourtant sans complexe vers l'avenir et parvient à l'occasion à rivaliser avec ses plus beaux chefs d'œuvres (Anti-Orgasm donc, le fulgurant What We Know chanté par Lee), à mêler élégance apaisée et ondes à haute tension sur l'excellent Antenna (Ah ces gratouillis de guitare derrière le chevalet des jazzmasters, quasiment une marque déposée). Il en profite même pour ouvrir de nouvelles pistes, discrètement et en toute simplicité : une guitare rythmique acoustique sur le langoureux et (é)mouvant Massage The History, une imitation convaincante de Lou Reed, refrains très pop et guitares quasi-metal sur Poison Arrow, le blues malade de Walkin' Blue. Seule Calming The Snake, pourtant censée rappeler le passé bordélique et dissonant du groupe (que j'adore), marque légèrement le pas. Les guitares sont comme toujours géniales, alternant les humeurs et les tons tandis que la section rythmique (dans laquelle officie désormais Mark Ibold ex Pavement à la basse) soutient l'édifice avec une simplicité subtile. La complémentarité entre les musiciens est palpable et on ne peut s'empêcher de déceler une référence implicite au groupe lui même dans les paroles de What We Know : "Bound Together Heart and Soul / That's what we know about us" (liés corps et âmes, voilà ce que nous savons sur nous) The Eternal est au final un excellent album de Sonic Youth, qui ne changera certes pas la vie de ceux qui vénèrent déjà leur œuvre, mais pourrait pourrait bien changer celle de ceux qui auraient encore le bonheur de les découvrir. Il pourrait ainsi constituer pour les novices une introduction idéale à leur immense discographie, en guise de préparation avant de se frotter aux opus de jeunesse plus épineux. Energique et fin, inspiré et spontané, cet album prouve une fois encore que Sonic Youth, malgré son âge, demeure bien le maître incontesté de ce rock à guitares sans concession, inventif, parfois dissonant et bruyant, parfois raffiné, et toujours incroyablement excitant qui continue après après année à m'apporter des plaisirs illimités. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5.0 étoiles sur 5
déménagement sur commande,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Eternal (CD)
Je ne suis pas un exégète de SY mais un écouteur et je remarque l'évolution du groupe vers plus de cohérence, plus de mélodies soniques, chaque opus est nouveau et celui-là déménage sans les outrances bien conformistes de Bad Moon Rising par exemple. SY fait ici la synthèse de musique expérimentale et de rock pur, s'ensuit un CD plus qu'original mais pionnier et qui va influencer d'autres jeunes groupes. Pour finir, un mot convaincant,j'espère, ça déménage plus que fort ce CD hors-pair.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Eternel ? Jeunesse ?,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : The Eternal (CD)
Éternel ? Jeunesse ? Deux mots qui illustrent bien le dilemme - en forme d'impasse, peut-être même - dans lequel se trouvent pris nos bruitistes favoris : car quelque part, même si jouer du rock "extrême" passé 50 ans fait toujours sens (certains diraient que cela en fait même plus qu'à 20 ans, contrairement aux idées reçues du marketing jeuniste triomphant...), comment affronter l'écueil de la redite, de l'inspiration qui tourne en rond ? "The Eternal" est un album extrêmement brillant, complètement gratifiant pour son auditeur, un album qui reprend l'histoire juste après le dyptique furieux "Goo" / "Dirty", juste avant que le triomphe de Nirvana ne vole le "feu sacré" au nez et à la barbe du couple Moore-Gordon. "The Eternal" est un album de pure maîtrise, qui voit Sonic Youth faire du Sonic Youth avec un degré de perfection et de brillance rarement atteint auparavant : immédiatement reconnaissable, les accords basiques sur les guitares bizarement accordées, les riffs à la fois furieux et atmosphériques, les mélodies primitives, les voix urgentes et juste "fausses" comme il faut, tout cela signe de plaisir. Pourtant, pourtant, cette maîtrise-là, ce... professionnalisme presque, ce n'est pas ce qu'on attend de Sonic Youth : ne reste-t-il plus rien à inventer, à défricher ? En écoutant ce bel "Eternal", on ne peut que se dire que l'éternité est un peu ennuyeuse, aussi belle soit-elle.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|