Le génial Charlie Kaufman est revenu avec un fantastique scénario cette fois mis en scène par Michel Gondry, que l'on connaît notamment par son précédent et premier film 'Human Nature' et ses clips pour Björk.
'Eternal sunshine of the spotless mind', le second opus est un veritable chef d'oeuvre, tant par la qualité du scénario, l'interprétation, excellente, que la musique.
Celle-ci est signée par le compositeur Jon Brion qui s'est bien gardé de faire du surlignage musical. La partition est comme un troisième personnage invisible, qui donne une dimension étrange à des scènes ordinaires (la scène du train entre Jim Carrey et Kate Winslet, par exemple). Brion ne fait jamais de redite avec l'image, opte pour une instrumentation assez sobre (petit ensemble de cordes avec quelques vents), et réussit à ne jamais distraire notre attention par des motifs trop lyriques, tout en restant inventif et expressif.
Le grand thème du film est en fait la reprise du classique des Korgis 'Everybody's gotta learn sometime', superbement interprétée par Beck (encore dans l'ambiance de son album 'Sea Changes'), et subtilement orchestrée par Jon Brion.