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Commentaires client les plus utiles
16 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Une bonne synthèse du problème majeur de la France,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Etre riche : un tabou français (Broché)
Eric Brunet dépeint avec justesse les racines politiques et culturelles qui fondent en France, une culture "anti-riches", qui se révèle terriblement pénalisante car elle façonne, tous partis confondus, des choix politiques clairement orientés contre la création de richesse.Le riche, au lieu d'être reconnu pour son indiscutable utilité sociale (lorsqu'il est honnête), est à la fois stigmatisé et surtaxé. Aussi nombre d'enrichis ont ils fui le territoire, et, plus grave, nombre de jeunes à haut potentiel font de même. Nous perdons à la fois le capital des riches d'hier et l'envie de réussir des riches de demain ! Nombreux chiffres et références culturelles à l'appui, E. Brunet montre que par le passé, la France s'est montrée bien plus favorable aux entrepreneurs, et que notamment la gauche française n'a pas toujours endossé les blocages archaiques qui sont les siens aujourd'hui. Seul tout petit regret, l'auteur reste évasif sur les pistes de progrès, tant il est vrai qu'un changement de mentalités ne s'opère pas par la loi. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
10 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Fondé et très documenté.,
Par Johan Rivalland (LEVALLOIS-PERRET France) - Voir tous mes commentaires (TOP 50 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Etre riche : un tabou français (Broché)
Après le très courageux « Etre de droite, un tabou français », Eric Brunet s'intéresse ici avec grand talent et détermination à une autre question qui handicape si fortement notre société française : les complexes liés à l'argent, pour ne pas dire les haines et la violence qu'elle suscite.Le mépris de l'argent remonte, en effet, à très loin et explique en partie l'aversion si forte qu'ont les Français contre un libéralisme qu'ils connaissent très mal et ne savent pas appréhender correctement. Au point d `entendre des phrases aussi choquantes que celle de notre ancien Président Jacques Chirac affirmant que « Pour la France, le libéralisme serait pire que le communisme », ainsi que nous le rappelle l'auteur. Ce à quoi Eric Brunet, à juste titre, répond : « Quelle vacherie ! A choisir, les dizaines de millions de victimes du communisme auraient sans doute préféré subir les outrages du marché. A ce qu'on sache, les fonds de pension n'ont jamais construit de camp de concentration ». Nombreux sont ainsi les démagogues à « nous rappeler que la chasse au riche est ouverte ». De François Hollande, déclarant « Je n'aime pas les riches, j'en conviens » aux anti-libéraux affichés, les exemples abondent de journalistes, personnalités ou professions diverses donneuses de leçon qui investissent l'ensemble des consciences et raisonnements populaires afin d'entretenir cette antienne. Et, comme toujours, on n'hésite pas à manipuler les chiffres ou l'écriture de l'histoire, de manière à stigmatiser toujours davantage les riches, avec un populisme mal dissimulé, au mépris des réalités et des chiffres les plus officiels (INSEE, peu suspecte de libéralisme). Et, pendant ce temps, chaque année ce sont des milliers de créateurs de richesse et d `emploi qui quittent la France, découragés, de telle sorte que les riches sont bien moins nombreux en France que dans les pays voisins et les maux profonds de notre Economie toujours aussi lancinants, là où d'autres obtiennent de bien meilleurs résultats. Et l'auteur de rappeler que nous sommes l'un des rares pays au monde à juger majoritairement (61%) que le capitalisme évoque quelque chose de négatif, nous plaçant dans le groupe des pays « guère flatteurs pour nous : la Corée du Nord, l'Iran, Cuba, ... » à l'idéologie fortement marquée comme on le sait. Eric Brunet se place ainsi dans la position « d'un pauvre qui n'a rien contre les riches » et « veut bousculer l'absurde réflexe anti-fric, car aujourd'hui, plus encore qu'hier, la France a besoin de ses riches ». Il passe ainsi en revue, tout au long de l'essai, les nombreuses impostures qui perdurent, sous l'effet des manipulations de statistiques, dont l'extrême-gauche notamment s'est fait une spécialité ou de désinformation à travers des mots épouvantails tels que « mondialisation », « ultra-libéral », « fonds de pension », etc. ou des stéréotypes mensongers du type « l'Etat est légitime à combattre la pauvreté que le capitalisme libéral a créé. » sauf que, comme le souligne l'auteur, tout contredit ce qui a fini par paraître vérité à force de réécriture de l'histoire. Le véritable problème, finalement, est celui de « l'inculture économique » dont les Français sont les champions, comme le démontre Eric Brunet à travers de multiples illustrations. Idée qui m'est chère car, au fur et à mesure de mes lectures, je me rends compte chaque jour davantage à quel point la connaissance est fondamentale et l'absence de connaissances, à l'inverse, constitue le pire fléau qui soit et le plus grand danger pour l'humanité. Oui, la bêtise tue. L'absence de repères et le manque de connaissances représentent plus que jamais pour moi la plus grande catastrophe et menace de destruction qui soit. C'est ce qui explique ici, en l'occurrence, la fuite des cerveaux vers l'étranger, puisque notre auteur rappelle que ce sont à l'heure actuelle environ 2,5 millions de Français qui ont fait le choix de l'expatriation. Et c'est ce qui permet à Eric Brunet de clôturer son essai par un chapitre dans lequel il explique pourquoi la France est devenue « un pays presque pauvre ». Constat édifiant, mais ô combien réaliste. Un ouvrage, donc, très utile, car c'est la prise de conscience progressive qui permet, à force de persévérance, de faire évoluer les mentalités et espérer un sursaut salvateur. Espérons que cette pierre portée à l'édifice contribuera à faire évoluer un peu les mentalités, même si cette évolution est forcément lente, comme le montrait magnifiquement Gustave Le Bon en son temps (voir la « Psychologie des foules »). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Encore une analyse brillante signée Brunet!,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Etre riche : un tabou français (Broché)
J'avais déjà lu avec passion "Etre de droite: le tabou français". Lorsque j'ai vu en librairie ce nouveau volume signée Eric Brunet j'ai de suite su qu'il allait me plaire tant son écriture lie une effervescence naturelle et le refus d'une langue de bois que l'on a trop souvent l'impression d'entendre. Il explique les differents critères qui font que le riche est mal vu en France avec tout les stéréotypes qui vont avec: le riche crache sur les pauvres qu'il spolie sans vergogne, le riche expose sa fortune pour mieux rabaisser le pauvre, l'argent est le mal, etc... Il montre en plus que cela n'a pas toujours été le cas, le capitalisme en France a coulé des jours heureux. Une comparaison avec les autres pays est nécessaire pour mieux comprendre le problème français: est-ce que le refus de l'argent est présent ailleurs en Europe, ou dans le monde? Apparemment encore une fois l'exception française semble être là... Alors que Marx surnommait les Pays-Bas le "Pays des capitalistes", que les critiques made in France fusaient sur Nixon ou Thachter parce qu'il avait opté pour le capitalisme pur et dur, on voit aujourd'hui que ces pays sont en grande forme et que la France baigne toujours dans une "stagflation" mollasse. Mais à l'aube du XXIème siècle on pourrait esperait que ça change: pas vraiment. Jonnhy Hallyday aurait pu finir sur un bûcher pour vouloir s'expatrier en Belgique pour favoriser d'une taxation plus avantageuse! De nombreuses personnes temoignent en ce qui concerne l'expatriation bancaire en Suisse par exemple, et montre à quel point c'est risqué pour son image alors que toutes les stars font ça dans le reste du monde... Le monde de l'entreprise est aussi évoqué: dans un pays qui a opté pour le pouvoir d'achat il est difficilement consevable de voir quel point un chef d'entreprise est mal vu. C'est ainsi que chaque années des dizaines de scientifiques, de chefs d'entreprises, d'étudiants prometteurs quittent le territoire vers les nouveaux eldorados comme les USA, la Grande-Bretagne ou l'Irlande. Je donnerais quelques citations de ce livre pour finir et montrer la bétise du système français:"L'ISF rapporte chaque année 2milliards d'euros, mais la fortune des riches qui quittent le territoire est équivalente à 100milliards d'euros!" "Si on distribuait le salaire mensuel de tous les patrons du CAC40 à 10% des français les plus pauvres cela leur ferait 50 euros/mois..." "L'ISF ça veut dire Incitation à sortir de la France" (blague dans un des ses temoignanges) Voilà encore des preuves que l'argent et la richesse ne tuent pas! Ce que l'auteur espère faire comprendre dans une des analyses que je trouvent la plus intéressante en ce qui concerne le rapport entre les Français et l'argent. A acheter. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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