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Europe, N° 1022-1023, juin-juillet 2014 : Romain Gary [Broché]

Charles Dobzynski , Jean-Baptiste Para , Collectif

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Descriptions du produit

Extrait

ROMAIN GARY OU LA JOYEUSE ANGOISSE DE VIVRE

«Le nihiliste est celui qui s'enferme dans la réponse, qui renonce à miser sur l'avenir.»
Edmond Jabès, Du désert au livre

«Un monde sans espoir est irrespirable.»
André Malraux, L'Espoir

Vivre. Avoir la vie devant soi. Chercher les racines du ciel. S'envoler à la poursuite des cerfs-volants. Être un mangeur d'étoiles. Tenir la promesse de l'aube. Éprouver les angoisses d'un roi : l'oeuvre de Gary témoigne d'un appétit de vivre qui ne s'est jamais démenti - même lorsqu'on pourrait croire qu'il se tarit. «La condition humaine, [c'est] l'amour de la vie», lance-t-il contre l'encre noire où la plupart des écrivains du siècle, de Kafka aux existentialistes, trempent leur plume. Aux prophètes de la nausée, Gary oppose la jouissance et le désir de vivre, en toutes circonstances, même les plus dures. Car la tragédie nous attend à tous les tournants. Il y a toujours une «prochaine fois» : le rendez-vous avec le destin, qui écrase les hommes et les femmes, aveuglément, est pris longtemps à l'avance. Gary n'esquive pas. Il ne détourne pas les yeux. Au contraire, la vie, il la regarde bien en face, car elle est exaltante même quand elle est impitoyable. De là ce mélange si singulier dans l'oeuvre, ce qu'il appelle «la joyeuse angoisse d'être», qui nous touche tant. Admirable dans la façon dont il a enduré les épreuves, il a toujours répondu présent à l'appel du destin. Et de son existence marquée par les tragédies, celles du siècle et celles de son histoire personnelle, il a fait une oeuvre courageuse, lucide et pleine d'espoir.
Sa réponse à l'angoisse, viscérale, c'est la révolte. Gary est un homme en colère, dont la rage aiguise la lucidité. H refuse d'accepter. Il ne se soumet à rien de ce qui amoindrit les hommes, ni à la maladie, ni à la vieillesse, ni à la domination des autres, ni à la violence de l'Histoire, et surtout pas au nazisme. Il vomit une sagesse tiède qui ne serait que l'habit de la résignation.
Fondamentalement, il est et se réclame «insoumis»-comme Michaux, dont il admire l'énergie de révolté. Se sentant protégé par son destin, il n'a pas accepté de mourir à la guerre : «Je refusais de céder à l'informe. [...] Mon goût de la beauté, c'est-à-dire de la justice, m'interdisai[t] d'abandonner mon oeuvre vécue avant de l'avoir vue prendre forme, avant d'avoir éclairé le monde autour de moi, ne fût-ce qu'un instant, de quelque fraternelle et émouvante signification.5» Avec la même vitalité, il fait face à l'après-guerre et à ses désillusions, à la guerre froide, aux mouvements des années soixante et soixante-dix. Il ne quitte le terrain qu'à bout de force, et encore, sur la sublime leçon d'espoir d'un dernier roman lumineux, Les Cerfs-volants.
Après être resté sept ans sous l'uniforme et s'être battu pendant toute la Seconde Guerre mondiale, il ne remise sa tenue d'aviateur au grand vestiaire de l'Histoire que pour continuer à lutter d'une autre manière, par l'écriture. Lui aussi aura, comme le Sartre des Mots, «pris sa plume pour une épée». Mais d'une tout autre façon. Ses armes d'écrivain sont l'imagination - «demander toujours tout à l'imagination» - et l'humour. Car le rire provocateur, parfois tendre, parfois amer, de celui qui a pu se définir comme un «terroriste de la dérision», est bien une manière de continuer la lutte : «Je découvris l'humour, cette façon habile et entièrement satisfaisante de désamorcer le réel au moment même où il va vous tomber dessus.» Son combat, Gary le mène avec constance, et d'abord contre lui-même. Il s'attache à «creve[r] le ballon du "je", gonflé d'importance». Il a sonné la charge contre toutes les bonnes raisons de désespérer, d'abandonner la partie. Pour désigner cela, il a même forgé un terme où se mêlent les figures du franc-tireur et de l'idéaliste : il est, comme son héros, Morel, dans Les Racines du ciel, un «esperado». «Désespoir est mort», disait, en pleine guerre, un frire en combat, Vercors, pour signifier son retour dans le jeu et sa décision d'entrer en résistance.

(...)

Présentation de l'éditeur

Romain Gary fait figure de marginal dans la littérature française.
Cultivant le mythe de l'affranchi et du saltimbanque, sans frères de plume, sans compagnons de route, il est pourtant resté une figure marquante de notre littérature, au-delà même de l'extraordinaire «Affaire Ajar».
Lisant Gary, on ne peut oublier au 'il est un enfant de l'exil, dont le destin originel a été déterminé par la violence de l'Histoire ; que sa vie s'est terminée par une balle dans la tête (cette balle, on l'entend siffler dans ses textes) ; qu'il a risqué sa peau dans les combats aériens de la guerre avec une rare intrépidité, par goût de l'aventure peut-être, mais aussi par éthique de l'exigence : au fil des pages se profilent la mort vue de trop près, la plongée de l'avion qui aurait pu ou dû tomber et s'écraser (et cette maîtrise dans le looping inspire ses meilleures pages). On n 'oublie pas non plus que sa vie aurait pu s'achever à Auschwitz. On est assailli, le lisant, par l'image du seigneur de la guerre autant que par celle du rescapé des massacreurs. Le tragique du siècle est là, à chaque instant. Et aussi l'énergie et le sens de la dérision nécessaire pour mettre en lambeaux la tunique de Nessus que pourrait représenter telle ou telle de ces images. On aime en Gary sa radicalité comique, ce qu'il doit à la grande tradition déracinante de l'humour juif, ses angles de tir inattendus, ses formules en coups de fouet, sa façon souveraine de manier l'ironie, son art de jouer avec postures et impostures, de se dédoubler, de se multiplier, défaire le ventriloque, d'être résolument «pour Sganarelle»... On aime son côté passe-muraille, passe-frontière des genres, des normes, des goûts. Il est vrai aussi que certains de ses livres paraissent lourds, peinant à maintenir une ligne d'envol.
En même temps, l'époque ne se trompe pas en en faisant une des figures littéraires majeures d'hier - et d'aujourd'hui ? Un jugement bien balancé sur Gary risque fort de passer à côté de l'écrivain qu'il fut. Et il y a de l'impudence à venir chipoter ou ergoter sur l'oeuvre de quelqu'un qui a pris de tek risques : les risques vitaux, mais aussi celui de ne pas se conformer aux réquisits littéraires de son temps, de se placer hors-jeu.

Maxime Decout, Julien Roumette, Roger Grenier, Yves Agid, Paul Pavlowitch, Jean-Marie Catonné, Kerwin Spire, Ruth Diver, Hélène Baty-Delalande, Anny Dayan Rosenman, Nicolas Gelas, Firyel Abdeljaouad, Yves Baudelle, Stéphane Chaudier, Claude Burgelin, Jean-François Hangouët, Benoît Desmarais, Geneviève Roland, Carine Perreur, Lou Mourlan, Hervé Le Tellier, Enrique Vila-Matas, Nancy Huston.

CAHIER DE CRÉATION
Kymytvaal, une voix du Grand Nord sibérien.
Poètes de Taïwan : Lin Wanyu, Salizan Takisvilainan, Bai Ling, Ah Mi,
Lo Chih-Cheng, Hung Hung, Hsia Yu.

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