Il y chez la divine Eva, tous ce que j'adore en matière de variété et jusqu'au sommet de la satisfaction avéré ! A la Voix royale, aux textes affinés, et aux mélodies magnifiques se colle une orchestration tout aussi authentique qu'assouplie et on ne peut oublier une primordiale tournure acoustique mise en ligne de priorité. Ces particularité se confondent comme un jour sans pénombre avec le quasi-parfait resultant de l'écoute d'un CD. Cet album, comme les autres en est l'exemple vivant en adéquation. L'association guitare-violon, en introduction sur le sublime "I know you by heart", précède les jazz inspirés de "Time is a healer", "Wayfaring stranger" (avec le swing qui s'agite) et "Wade is the water". Le blues pointe le bout de son museau sur un "Blues in the night" arrangé à souhait, avec cette nuit qui est des plus étoilées. La ballade folk reprend ses droits sur le splendide et célèbre "Songbird". De nouveau le jazz et l'orchestration au diapason, dans le duo avec Chuck Brown sur un "Need you love so bad" imparable. Une autre ballade quelque peu remuée avec un "Say goodbye", ou l'intense assouvition auditive subsiste. Le piano, compagnon de fortune presque solitaire du superbe "Waly Waly". Puis, ça s'accélère à grands coups d'orgues, de batteries et de choeurs volubiles, avec les faramineux "How can I keep from singin ?" et "Dark end of the street". Comme les trois autres disques d'elle que j'ai déja chroniqué, aussi excitant et attendu que les congés payés ! Immanquable !