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Every Pictures Tell A Story [CD, Enregistrement original remasterisé]

Rod Stewart CD
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Page Artiste Rod Stewart

Discographie

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Photos

Image de Rod Stewart

Biographie

Un des plus grands chanteurs de rock anglais des années 70, Rod Stewart commence sa carrière en 1963 lorsqu'il rejoint une formation de rhythm'n'blues, Jimmy Powell And The Five Dimensions, où il joue de l'harmonica.
Installé à Londres, il est bientôt engagé par Long John Baldry au sein de sa formation, les Hoochie Coochie Men, qui devient ensuite le Steampacket. En 1965, il rejoint une formation… Plus de détails sur la Page Artiste Rod Stewart

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Détails sur le produit

  • CD (26 janvier 2009)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : CD, Enregistrement original remasterisé
  • Label: Mercury Records
  • ASIN : B00000612P
  • Autres éditions : CD  |  Téléchargement MP3
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Écouter  1. Every Picture Tells A Story 5:59EUR 0,99
Écouter  2. Seems Like A Long Time 4:02EUR 0,99
Écouter  3. That's All Right 6:00EUR 0,99
Écouter  4. Tomorrow Is A Long Time 3:48EUR 0,99
Écouter  5. Maggie May 5:50EUR 0,99
Écouter  6. Mandolin Wind 5:36EUR 0,99
Écouter  7. (I Know) I'm Losing You 5:23EUR 0,99
Écouter  8. (Find A) Reason To Believe 4:10EUR 0,99


Descriptions du produit

Critique

Dieu sait si le terme « chef-d'oeuvre » a pu être galvaudé (surtout dans le monde du rock), mais en ce qui concerne ce disque,  on ne pourrait en employer un autre. Il est évident qu'à ce stade de sa carrière, Rod n'a plus qu'un seul modèle en tête, une obsession, presque : Elvis Presley. Sinon, pourquoi reprendre avec tant de maestria « That's Allright Mama », « Amazing Grace » et le « Tomorrow Is A Long Time » de Bob Dylan, autant de chansons que le King en personne avait chantées avant lui ? Et en plus, un peu comme Johnny Hallyday en France, il y parvient, à ce statut de roi d'Angleterre, en bon prolétaire fils d'immigrés écossais et self-made man opiniâtre qui n'a pour lui que sa voix et quand il s'agit d'écrire une chanson, ses deux accords à la guitare.

Il a aussi son maigre bagage intellectuel et ses mots simples et de tous les jours, quitte à ce qu'il raconte des absurdités sans nom dans ses paroles, ce dont, au final, on se moque (voir ses évocations très approximatives de la géographie dans la chanson-titre, où la chanteuse Maggie Bell le pousse dans ses retranchements). Parce que tout ce que « Rod the Mod », homme terre-à-terre et de bon sens, chante et dit est vrai, sincère, parfois naïf ou maladroit, mais jamais affecté, encore moins calculé.

L'évidence même, en somme. Ainsi, sans pathos, il se penche sur sa jeunesse et parle d'une liaison qu'il eut avec une femme plus âgée qui le marqua pour la vie, cette « Maggie May », qui lui inspira un numéro 1 éternel, avec une magnifique musique de Martin Quittenton, que ses droits d'auteur ont dû faire vivre au soleil pendant quelques années. On ne peut pas parler ici d'interprétations, encore moins de reprises : Rod Stewart recrée, il magnifie, presque, comme le « (I Know) I'm Losing You » des Temptations, qui, grâce aux Faces au grand complet, devient presque un hard-rock (avec un solo de batterie incroyable). Et en dehors des royalties, Tim Hardin a dû être plus que content d'entendre son « Reason To Believe » si joliment chanté sur cette galette.

L'album parfait ? On n'en est certainement pas loin. Quoi qu'il en soit, au moment de sa sortie, il empêchera le Led Zeppelin IV d’atteindre la 1ère place des charts américains et, en Angleterre, les deux seront en concurrence directe avec l’Electric Warrior de T.Rex ! Ce faisant, il est aussi le témoignage d'une époque bénie, mais désormais très lointaine, où la production rock était d'une qualité constante, la concurrence entre groupes et maisons de disques un peu plus amicale et saine, où les acheteurs de disques plébiscitaient presque toujours des oeuvres d'un niveau supérieur et où le divorce entre leurs goûts et ceux de la critique étaient encore loin d'être consommé. Un des plus grands disques de rock anglais de tous les temps.



Frédéric Régent - Copyright 2012 Music Story

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20 internautes sur 20 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Chef d'oeuvre, 11 janvier 2006
Par 
Stephane Hiribarrondo "hirs74" (Mégevette, France) - Voir tous mes commentaires
(VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Every Pictures Tell A Story (CD)
Rod Stewart n'a pas toujours été qu'un pourvoyeur de tubes indigestes pour charts préformatés (années 80) ou un vieux crooner gominé pitoyable (années 90/2000). Qu'on se le dise, Rod est surtout un des artistes incontournables du rock de la fin des années 60 et du début des années 70. Après avoir été le chanteur des Faces (groupe du futur guitariste des Stones Ron Wood et du génial Ronnie Lane) et du Jeff Beck Group (s'il vous plait !), Rod s'embarqua dans une carrière solo dont les 6 premières années furent remarquables, avec en point d'orgue ce magnifique album Every Picture Tells a Story, toujours avec Ron Wood à la guitare. On retrouve ici des morceaux qui sont devenus des classiques (maggie may, every picture tells a story, mandolin wind, la reprise de reason to believe de Tim hardin) et n'ont pas pris une ride. Tout fan de rock se doit de posséder ce disque de toute urgence !
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Rod The Mod au top, 11 décembre 2007
Par 
Lester Gangbangs - Voir tous mes commentaires
(TESTEURS)    (TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Every Pictures Tell A Story (CD)
Au début des années 70, Rod Stewart est un incontournable de la scène musicale anglaise. Après avoir été qualifié par Jeff Beck, pourtant avare en paroles gentilles de « Extraordinaire Rod Stewart » sur les notes de pochette de « Beck-Ola », il est le chanteur d'un groupe reconnu et à succès, les Faces. Bizarrerie du show-biz de l'époque, il bénéficie sur le même label d'un contrat d'artiste solo, et sort donc parallèlement à ceux avec les Faces des disques sous son nom (accompagné la plupart du temps par les mêmes Faces).
Artistiquement, Rod Stewart est à cette période (de loin) au sommet de son art, et ce « Every picture ... » est à mon avis son disque le plus abouti, le plus parfait
Comme dit judicieusement ailleurs dans cette page, rien n'est à jeter de ce Cd. De la chanson-titre avec son final qui évoque le « Proud Mary » d'Ike & Tina Turner, à la plénitude apaisée de « Reason to believe », tout s'enchaîne miraculeusement avec derrière le chanteur écossais un Ron Wood lui aussi à son meilleur niveau. Pièce de choix : « Maggie May », peut-être bien le meilleur morceau de toute la carrière de Rod Stewart.
« Every picture ... » est un des tout meilleurs disques du début des années 70, du même niveau que ceux que faisaient les Stones à l'époque (« Sticky fingers », « Exile on Main Street »).
A acheter les yeux fermés.
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5.0 étoiles sur 5 Il n'a jamais été aussi bon., 26 avril 2012
Par 
JEAN-CLAUDE "les années rock 60/70" (france) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (TESTEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Every Pictures Tell A Story (CD)
Après avoir trainé ses guêtres dans des petites formations comme Jimmy Powell And The Five Dimensions où il apparait initialement comme harmoniciste et deuxième chanteur, fait équipe pendant un an avec Long John Baldry, d'abord dans les Hoochie Coochie Men que ce dernier a créé, puis dans Steam Packet (Long John Baldry le reconduit à ses côtés, auprès de Brian Auger et de Julie Driscoll), collaboré avec Peter Green et Mike Fleetwood dans le Shotgun Express où il se familiarise avec le chant, rejoint le Jeff Beck Group où il prend de l'étoffe (Truth et Ola) puis officié au sein des Faces, le scottish Roderick David Stewart, dit Rod Stewart, débute une carrière en solitaire au début des années 70. Si son premier LP est plutôt discret (An Old Raincoat Won't Ever Let You Down), Gasoline Alley corrige le tir à la hausse. Il faut cependant attendre le troisième opus pour que Rod Stewart ne transforme l'essai. En 1971, Every Picture Tells A Story, numéro 1 au Royaume-Uni comme aux States, lance véritablement le parcours d'un artiste qui va accumuler les succès, virer vers la pop et le disco (Da Ya Think I'm Sexy), devenir une star déjantée, défrayer la chronique pour ses coups de queue à gogo et son goût pour la coke. Au fil du temps, le blond peroxydé se constitue un catalogue que beaucoup lui envient : Lady Lay, Maggie May, Sailing, Da Ya Think I'm Sexy, Passion et Baby Jane. Every Picture Tells A Story est sa référence. Autour de Rod, on retrouve des Faces, les potes de beuverie avec lesquels il continue à tourner parallèlement : les deux Ronnie, Ron Wood (qui mutera chez les Stones) et Ronnie Lane, Ian McLagan. Pointent également au rendez-vous de ce disque des musiciens réputés comme Danny Thompson (Pentangle, Alexis Korner Blues Incorporated), Andy Pyle (ancien Blodwyn Pig et futur Juicy Lucy, Savoy Brown, Kinks et Wishbone Ash), Peter Sears (qui collaborera dans le Jefferson Starship), Kenney Jones (batteur des Small Faces puis des Who à la mort de Keith Moon). Every Picture Tells A Story bénéficie également du soutien vocal de Maggie Bell, la Janis Joplin écossaise (Stone The Crows). Excellent mélange de hard, de folk et de blues, ce LP confirme par ailleurs que Rod Stewart est une des très grandes voix du moment (travaillée et entretenue au Bourbon). Il n'a pas son pareil pour magnifier le répertoire de Dylan (Tomorrow Is A Long Time) et faire du Reason To Believe de Tim Hardin, une des plus grandes couvertures de tous les temps. Il reprend par ailleurs et avec bonheur, le That's All Right Mama d'Arthur Crudup, popularisé par le King, ainsi que (I Know) I'm Losing You des Temptations et Seems Like A Long Time de Ted Anderson (qui figure également sur Tarkio de Brewer & Shipley, sorti cette même année 71). Ce petit bijou discographique se complète d'originaux époustouflants, comme Maggie May, comme la chanson titre ou la ballade mature qu'est Mandolin Wind. N'en déplaise aux détracteurs de Stewart ou aux fans des Stones de Sticky Fingers, paru également en 71, le fracassant et énergique Every Picture Tells A Story surpasse ce qui se fait cette année-là. Fait sans se canuler la troche mais juste pour le plaisir, sans idées préconçues, ce disque, constitué de joyaux inestimables, suscite une excitation permanente. Il permet à Rod Stewart, alors chanteur de rock incomparable et sans égal, de faire ce qu'il sait bien faire depuis, le paon. Le numéro, c'est lui. D'où le caractère indispensable de cette prestation discographique unique qui, j'en suis convaincu, vous fera revoir votre jugement sur cet artiste que le temps et la starification ont transformé en un crooner kitsch, glamour mais surtout pitoyable. Avant d'en arriver là, il a fallu en passer par cette étape mémorable (PLO54).
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