Un an après l'épisode
acoustique, Eluveitie revient à une recette purement métallique.
Après une belle intro aux fortes consonances celtiques, les fauves sont lâchés. Pas de doute, le Metal est de retour. Le départ des frères Kirder n'a pas eu trop d'incidence sur les compos du groupe. La recette
Slania fonctionne à merveille. Sauf qu'elle est ici encore mieux maîtrisée.
On retrouve donc une musique agressive, proche d'un In Flames ou d'un Dark Tranquillity qui copine avec des instruments celtiques (flûtes, violons, orgue de barbarie et cornemuses). La sauce prend, c'est indéniable, les deux mondes se marient parfaitement. Les instruments traditionnels amènent une grande variété dans les titres et mettent de la gaieté dans cette musique plutôt sombre. Ce qui donne un côté presque dansant à certains titres ("The essence of ashes"). Leur espace d'expression est énorme et ils sont parfaitement intégrés aux compos. Sans oublier les pauses instrumentales du plus bel effet où ils sont les maîtres des lieux ("Isara", "Setlon", l'intro et l'outro). A noter que les deux titres bonus sont en fait les relectures de ces deux derniers titres.
Meri Tadic et Anna Murphy, les deux demoiselles du groupe, interviennent de temps en temps au chant pour compléter les vocaux Dark de Chris ("Everything remains", "Quoth the raven", "Lugdunon").
Le son de l'album est excellent, le mixage ayant été confié à Colin Richardson qu'on ne présente plus. Et pour les connaisseurs, on retrouve Tommy Vetterli (Coroner) à l'enregistrement des guitares et autres instruments électriques.
L'album dans son ensemble est plus varié que "Slania", le groupe apparaît plus mûr et montre qu'il a encore des choses à dire. Eluveitie ne fait pas que confirmer tout le bien que l'on pensait de lui : il enfonce encore le clou.
Le DVD bonus propose une vidéo du titre "Thousandfold" avec son making of et un reportage en studio + interview sous-titrée en anglais (21 minutes) ainsi que trois titres complets montés comme des clips avec les images de leur enregistrement. Il y a aussi un reportage de 28 minutes sur les paroles de l'album avec le chanteur et une spécialiste de l'histoire des Gaules. Et là, je dois dire que je regrette que mon anglais ne soit pas suffisamment riche pour tout comprendre...