An 2002, les Primal Scream sont de retour. 20 ans après l’album éponyme Screamadelica, Bobby Gillespie et ses compères n’en finissent plus de saisir l’air du temps avec ce nouvel album Evil Heat, qui redonne a manger du rock fier, tendu et nerveux là certains groupes avaient fini par capituler : A la frontière entre rock et musiques synthétiques.
Ainsi donc il y avait une vie après Screamadelica. Non pas que depuis tout ce temps écoulé Primal Scream nous avait constamment déçu, loin de là, se serait oublier les précédents albums Xtrmntr ou le superbe Vanishing Point mais tout de même… Revenait à chaque album cette sempiternelle question : A quand le véritable retour des derniers rescapés de l’Indie Rock ?
A l’écoute de ce nouvel album, il apparaît clairement que les Primal Scream ont retrouvé le chemin qui mène à l’éternel jeunesse du rock… En dehors du single vide, vantard et un rien exaspérant Miss Lucifer ne faisant que répéter une formule déjà expérimenté sur le précédent album, les dix autres titres de cet al-boum là voltigent sans filet avec le meilleur du rock et de la techno-rock de ses dernières années… De My Bloody valentine à Suicide, de Jesus & Mary Chain au Chemical Brothers, de Neu ! à Prodigy (eh oui…), c’est bien de la trempe des meilleurs albums teigneux, rock et synthétiques auxquels celui-ci appartient…
Et les quelques guest-stars présentent pour la construction de ce disque vont dans le sens du disque : Vers le rock. On y côtoie Kevin Shields (ancien de My Bloody Valentine) comme producteur et arrangeurs de certains morceaux, Robert Plant (à l’harmonica et oui…) Jim Reid (chanteur de Jesus & Mary Chain ça ne s’invente pas…) et… Kate Moss qui pousse la chansonnette sur le titre " Some Velvet Morning ".
Si les influences de cet album sont parfaitement lisibles, trop diront certains, chaque composition ose et réussi néanmoins à réinventer du neuf avec du vieux… Loin des collages bourratifs de certains disques, ici ce n’est que mets d’une qualité rarement atteinte dans la cuisine Anglaise ces derniers temps…
Pour résumer un disque fourre-tout du meilleur de ces dernières années, des fantômes véritablement réincarnés incarnant à merveille les éternels rêves d’immortalité du Rock’n’Roll…