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Publié dabord à Berlin en 1956, commencé en 35 et achevé en août 39, Feuchtwanger conçut Exil comme le roman historique de lopposition allemande au nazisme, émigrée en France. Pour point de départ de cette immense fresque, il prit lenlèvement du journaliste juif allemand Berthold Jacob par les SS et le rachat du journal dopposition Westland par le IIIe Reich. Cest lépoque où les nazis exterminent leur opposition dans toute lEurope sans trop se soucier de conséquences, les pays européens sobstinant à les trouver fréquentables.
Le cadre est donc celui de la rédaction parisienne dun journal de lémigration allemande. Une poignée de personnages, minutieusement décrits, nous fait entrer dans lintimité de cette émigration. Plongée dans la misère, cest son inévitable dégradation sociale et morale que Feuchtwanger nous dépeint. Lexil, son ampleur, son étroitesse, nous est conté sans fioriture : la misère brise les vies. Déconvenues, échecs, rien ne nous est épargné de ces malentendus cruels où les vies basculent. Ni rien non plus du carriérisme qui sévit dans les milieux nazis parisiens, quils soient allemands ou français.
Ce qui fait la force narrative de ce roman, cest sans doute cette petite voix intérieure qui contamine tous les personnages, scrutant, soupesant devant nous les éléments de leur décision. Une petite voix fascinante de refuser pareillement de se perdre. --Joël Jégouzo--
Le cadre est donc celui de la rédaction parisienne dun journal de lémigration allemande. Une poignée de personnages, minutieusement décrits, nous fait entrer dans lintimité de cette émigration. Plongée dans la misère, cest son inévitable dégradation sociale et morale que Feuchtwanger nous dépeint. Lexil, son ampleur, son étroitesse, nous est conté sans fioriture : la misère brise les vies. Déconvenues, échecs, rien ne nous est épargné de ces malentendus cruels où les vies basculent. Ni rien non plus du carriérisme qui sévit dans les milieux nazis parisiens, quils soient allemands ou français.
Ce qui fait la force narrative de ce roman, cest sans doute cette petite voix intérieure qui contamine tous les personnages, scrutant, soupesant devant nous les éléments de leur décision. Une petite voix fascinante de refuser pareillement de se perdre. --Joël Jégouzo--