Ce Cd a surpris, sinon choqué tous les Américains qui l''ont entendu lors de sa sortie en 1993. Conçu au départ comme une version féminine de l'' « Exile on Main Street » des Stones, ce disque est quand même loin d''égaler le niveau du double 33 T de la bande à Jagger-Richards.
Il n''en demeure pas moins un bon disque de country- rock américain, même si des Cds musicalement aussi bons, il doit en sortir des dizaines aux States chaque année (on n''est pas très loin des productions de Suzanne Vega, Sheryl Crow, Emmylou Harris, ...).
Mais ce qui a fait la « réputation » de « Exile in Guyville », ce sont les paroles à faire passer Peaches ou P.J. Harvey pour les chanteuses d''un groupe de Pokemons. Jamais une femme dans le rock n''avait abordé le sexe d''une façon aussi crûe. Ce qui fera de Liz Phair l''égérie d''une certaine contre-culture alternative, féministe et décomplexée. Et américaine. Car Liz Phair n''est guère connue hors des USA.
En France, si l''on ne comprend pas les paroles, ne reste qu'un (bon) disque d''americana. Musicalement pas exceptionnel. Mais tout de même bien agréable, nom d''une pipe !