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33 internautes sur 36 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Le meilleur!, 3 octobre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Exile On Main Street (CD)
Avec une discographie comme celle des Stones, difficile parfois de faire son choix selon l'humeur du jour ou l'envie de la nuit. Pourtant, malgré "Fingers", "Banquet" et "Bleed", le meilleur album de la bande à Elmo Lewis (RIP) restera à jamais pour moi "Exile on Main Street". Et le plus étonnant, c'est que ce disque ne comporte que deux malheureux "hits" estampillés (Tumbling Dice et Happy) alors qu'il est double. Oui, mais QUEL double! Enregistré essentiellement en été dans la cave de la villa de Keith Richards à Villefranche-sur-Mer - avec la complicité intellectuelle de quelques beautiful loosers du gabarit de Gram Parsons - Exile possède un son moite, crade et étouffant qui résume à lui seul toute la généalogie du rockn'roll primal, depuis les tambours de la jungle, jusqu'au boogie de Chuck Berry, en passant par les bars mal famés du Chitlin' Circuit et les bordels à blues du Mississipi des années 20-30. Le tout servi chaud avec le concours de "spécialistes" tels que Bobby Keyes et Jim Price aux cuivres suitants, sans oublier l'immense Nicky Hopkins, Prince des claviers rock'nrolliens. Et c'est ce son incroyable, crasseux et malgré tout classieux, qui confère son authenticité à ce qui n'est, quoi qu'on en dise, qu'une évocation bigarée produite par des gamins anglais issus pour la plupart d'un bon milieu bourgeois. Notez qu'aimer spontanément Exile n'est pas forcément facile, il m'a fallu personnellement quelques années (Eh, j'avais 14 ans quand il est paru!). Mais si vous voulez vous plonger dans l'état d'esprit adéquat, préparez le Chivas, attendez que la nuit tombe, montez le chauffage et rêvez d'Elmore James, Robert Johnson, Big Bill Broonzy et des autres crucifiés de la 6 cordes crapoteuse. Après... eh bien, après, laissez la magie des pas encore "Glimmer Twins" vous enlacer pour un tango salace dans un bayou fangeux. En 72, les Stones ont vraiment dansé avec le Diable. Et - coup de chance - quelqu'un était là pour enregistrer l'événement.
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15 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Following the River, 19 mai 2010
On la remonte, en l'occurence, la rivière... Et faut voir comment. Acheté le disque il y a deux jours. J'ai attendu aujourd'hui pour écouter la face 5 d'Exile on Main Street. Les dix inédits, les uns à la suite des autres. Blues, blues, blues. Oh il y a bien un peu de traficotage. Mais c'est bien 1972. Et çà cogne comme jamais...comme Exile , comme l'autre de 1972. Un groupe sortirait çà aujourd'hui, on se demanderait ce qui se passe. A secouer l'époque. La nôtre. Ici, on ne voyage pas dans le passé. Il vous saute à la gueule. ...J'édite ce commentaire. Il restera dithyrambique, avec des bémols...Bémols dérisoires. Suscités par la pertinence des commentaires environnants... Oui, cest un peu (trop pour certains) trafiqué sauce 2010. Oui, un double, c'était beaucoup...il fallait bien élaguer. Reste ce qui le fut, élagué. Adroit mélange de marketing et de ce qui reste du génie, de l'inscription d'un art, d'un savoir faire, d'un savoir-être à une époque donnée. Et je maintiens une chose toute simple: ces chutes retraficotées sont des bijoux de groove, de craditude sophistiquée, de blues comme ils furent les seuls ultimes rock star blanches à nous y faire croire. D'accord, absolument, avec le fait brut que la prise alternative de Soul Survivor est le bijou des inédits. Pas compliqué: je crois que je la préfère à l'original. A cause de Keith chanteur et Keith guitariste, qui propulse le truc dans une dimension pour le moins paradoxale: la beuglante n'est pas dans le chant, plainte /plainte, vu la voix, mais dans la rage cradingue et sophistiquée des guitares. Merveilleux contre-chants de Mick taylor. Le traficotage existe. Mais bon dieu...C'est tellement plus les Stones que ce qu'on a entendu depuis....quand?
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9 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
le disque ultime, 19 janvier 2005
Ce commentaire fait référence à cette édition : Exile On Main Street (CD)
Si je devais garder un seul disque, ça serait celui-là. Le meilleur disque des Stones, le plus varié (rock, folk, country, blues, gospel), le plus difficile à analyser et à apprécier lors des premières écoutes. Exile on main street est tout simplement le chef d'oeuvre rock, le disque que tout rocker se doit de posséder. Il est cependant trop peu connu du grand public. Mais comment un groupe anglais peut il aussi bien retranscrire la musique américaine? Incontournable , tout simplement!!!!!
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