Quatrième de couverture
La pensée du propre de la finitude est ce qui ne cesse de se chercher, en ses dénégations successives même, à travers l'histoire de la Métaphysique. Cette instance énigmatique requiert d'être érigée en principe autrement que sous le visage d'un " sujet " pur, et absolutisé, de l'oeuvre de connaissance. Et pourtant l'ouverture à " l'être " d'un existant fini, grevé de facticité, qui réalise une présence " auto-constituée " à soi, ne relève ni de la servitude affectant un " homme " déjà objet mondain, ni de la souveraineté archi-fondatrice d'un sujet pur, initiateur de tout sens-d'être possible. On a voulu mettre ceci à l'épreuve en analysant un paradoxe fondamental. - Qu'il s'agisse du temps originaire et de la temporalisation (de) conscience, qu'il s'agisse du corps et de la chair, ou enfin du monde-horizon et du naturant, chacun des " termes " se produit comme indistinction d'un " différer-de-l'autre " et d'un " aller-en-l'autre ". Etrange phénoménologie sans phénomènes objectivables, qui doit penser, en priorité, ce très intime entrelacs de la donation et de la non-donation, au prix (ou, à la faveur) d'un profond bouleversement du système de ses catégories fondatrices ! " L'être ", congédié en tant qu'autre que (de) la conscience, revient en force comme Evénement ou Surgissement pur, Scission même de la conscience et de son " autre ". Cet énigmatique " acte de la puissance " se donne pour équivalence ultime d'un devenir-être du " soi " et d'un advenir-à-soi de " l'être ".