5.0 étoiles sur 5
L'autre côté du miroir..., 1 septembre 2011
Ce laser succède à "Dirty", l'album de la consécration pour Sonic Youth.
Ces musiciens n'auront pas la facilité de sombrer dans la redite bassement commerciale, mais opteront plutôt pour une intransigeance encore plus ferme dans la recherche de chansons "différentes".
Résultat : aussi extraverti fut "Dirty", aussi hermétique fut cet opus !
Pas de doute : après avoir traversé tant bien que mal l'univers déjà fort cahotique de "Dirty", nous sommes cette fois passés de l'autre côté du miroir et nous trouvons dans un univers obscur, malsain et oppressant à la fois.
L'on a beau tenter de surnager, rien n'y fait, ces 14 titres sont tous porteurs d'un véritable mal-être qui ne fait que se confirmer au fil de l'écoute.
Il s'agit d'un des disques les plus osés, les plus interpellants, les plus négatifs, les moins commerciaux, les plus noirs de Sonic Youth. Autant vous avertir.
Faites votre opinion quoiqu'il en est !
Si vous ne connaissez encore rien à ce groupe, commencez plutôt par "Dirty".
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5.0 étoiles sur 5
Brut abrasif rock et sonique, 17 juin 2009
Goo et
Dirty, les deux albums précédents, étaient les premiers de Sonic Youth sur une major.
Plein de bonne volonté, prêt à tenter le pari du succès commercial, le groupe avait accepté d'aller assez loin dans le perfectionnement des enregistrements. Refaire les prises jusqu'à ce qu'elles soient parfaites, ajouter des overdubs, fignoler le mixage ne leur avait finalement pas tellement plu. Cette manière de travailler était bien éloignée de leur esthétique habituelle et n'avait même pas permis au groupe de faire vraiment partie de la culture de masse au même titre que Nirvana ou Pearl Jam.
En réaction à ce processus éprouvant, le groupe décida alors de renouer avec sa spontanéité originelle en mettant sur bandes ce nouvel album.
Par conséquent, les chansons sont brutes, jouées de manière minimaliste, capturées au cours de leur développement, avant que les musiciens ne se lassent d'elle à force de les répéter encore et encore.
Une bonne partie des chansons pourrait figurer sur
Dirty mais elles sont présentées ici sans édulcorant, débraillées, poussant leur logique tordue à leur paroxysme, striant d'inspirées guitares acérées les riffs tubesques que Thurston Moore enchaîne avec une facilité déconcertante (Self Obssessed and Sexy, Screaming Skull, l'incroyable Androgynous Mind, Waist, Tokyo Eye, In The Mind of the Bourgeois Readers).
Des délires noisy cathartiques (Starfield Road, Bones) leur permettent de nous rappeler avec jubilation combien ils aiment le bruit (et nous avec). Parfois aussi, et c'est nouveau, ils se contentent de montrer les crocs de manière menaçante au lieu de nous déchiqueter les oreilles : l'électricité ne tient plus alors qu'à un fil (ou une corde de guitare) sur les monuments de tension que sont Skink et Doctor's Order, aux guitares minimalistes et à la beauté obsédante.
Quest For The Cup, que d'aucuns considèrent comme la pire chanson de Sonic Youth, se compose d'un riff lourd et trainant sur lequel Kim Gordon déclame des paroles étranges mais qui est à mon sens extrêmement cool, dans le sens jemenfoutiste à lunettes de soleil, et en tout cas bien meilleur que l'abominable Sleepin' Around sur
Rather Ripped.
Bref. On y retrouve aussi le tube Bull In The Heather, qui maitrise ses effets et prouve s'il en était besoin l'inventivité instrumentale du groupe. Winner's Blues qui démarre le disque est un blues acoustique solo de Moore enregistré au dernier moment qui accentue l'impression de bric à brac donnée par l'album (venant de moi, plutôt un compliment) tandis que Sweet Shine, qui le clôt, nous dévoile un groupe apaisé qui tisse un entrelacs de guitares contemplatives sur lequel se pose en beauté la voix de Kim Gordon. Ce dernier morceau préfigure la suite de la carrière de Sonic Youth, qui dès
Washing Machine l'album suivant abandonnera le rock pur et dur pour se livrer à de longues divaguations instrumentales planantes qui culmineront sur le merveilleux
A Thousand Leaves (mais ceci est une autre histoire).
Experimental (Lee Ranaldo), Jet-Set (Kim Gordon), Trash (Thurton Moore) & No Star (le batteur Steve Shelley) fait effectivement office de transition entre la période "rock alternatif" de Sonic Youth et sa période "mature" (ou psychedelico-experimentalo-foutraque). Il n'en est pas moins indispensable, pour adultes et adolescents.
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5.0 étoiles sur 5
I hate myself and i want to die, 8 juillet 2003
Très noir...extrèmement sombre, je déconseille vivement l'écoute de cette album à toute personne dépressive en train de toucher le fond (à moins qu'elle veuille découvrir ce qu'il y à après ce fond)
Un album aussi terriblement planant qui rappelle à notre bon souvenir les ambiances "sex drogue and rock n' roll" (Bone, quest for a cup, doctor 's order)
Ajouter à ça quelques morceau auquel je donne ma petite mention spéciale : "domage que trop peu de gens la connaisse" à : bull in the heather, screaming skull.
Pour ce qui aime les morceau cachés vous pourez sur cette album avoir la joie d'entendre la joyeuse "jeunesse sonique" jouer à imiter les sirènes d'ambulance avec leur guitares electrique...si, ils ont osé
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