-Comment prendre cet album ?
-Comment le classer ?
-Est-ce vraiment du Scorpions ?
-Pourquoi la pochette ne représente-t-elle que trois membres sur les cinq que compte le groupe ?
-Pourquoi, avec le pédigré qui était le sien, Scorpions a-t-il opté (osé) pour une telle orientation ?
Un élément (important) de réponse a été apporté par un Amazoniac: "Eye to eye" devait initialement être le premier album solo de Klaus Meine (le chanteur). Mais la maison de disque... Et patati et patata.
-Pourquoi alors avoir placé Rudolph Schenker ( l'un des guitaristes) au centre de la pochette ?
Bref ! A l'aube de ce nouveau millénaire, Scorpions semble bien perdu et nous avec. En 1999, voilà peut être ce que l'on pourrait qualifier de "dernier point commun" entre le groupe et son Fan base.
Ne tournons pas autour du pot. "Eye to eye" ne peut être qualifié, estampillé, labelisé sous l'appelation que celle de "Scorpions".
Est-ce à dire que, parce que l'on n'y retrouve pas (ou si peu) ses marques, "Eye to eye" soit automatiquement à ranger dans la catégorie des albums dit "de M...." ? Pour moi non.
Certes, la première chose qui choc c'est évidemment l'option du son effectué sur la batterie. Qu'est ce que ça sonne boite à rythme !! C'est pourtant bien James Kottak qui cogne. Et si les rythmes qu'il insuffle son plus variés que jamais, dieu que tout cela sonne "carton pâte" !
Difficile également de reconnaitre le jeu de Mathias Jabs. Pourtant, reconnaissons que le guitariste ose proposer de nouvelles choses et que la plus part de ses interventions sont particulièrement inspirées.
De son côté, on peut aussi se demander ce que Schenker est venu faire dans cette drôle d'aventure. Klaus Meine quant à lui s'essai à de nouveaux registres vocaux, parfois avec un certain succès et parfois... (tenterait-il, dans sa démarche, de ce prendre pour Freddy à la place de Mercury ?).
"Eye to eye" est donc loin d'être inintéressant, puisqu'il demeure d'abord un disque d'expérimentation. Par conséquent, il arrive (quand je l'écoute) qu'il me plaise assez, à cause justement de sa singularité, et puis parfois c'est tout l'inverse qui se produit, il m'agace et m'horripile au plus haut point.
Etrange album que celui là dont on ne sait en définitif pas trop quoi en penser. A vous d'en décider !!