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Féerie générale - Prix Médicis 2012 Broché – 23 août 2012


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Extrait

L'école de la finance

Une fois en Europe, il y avait une fille de neuf ans qui était pleine de mystère. Certains disaient qu'elle était butée. Bon, ce n'était tout de même pas de l'autisme, seulement Roxane restait hermétique, vraiment hermétique, aux sujets qui ne l'intéressaient pas. Elle se refermait et ensuite il n'y avait plus rien à en tirer. Dans la cour de l'école, les conversations allaient bon train sur la spéculation financière, et là typiquement c'était un sujet dont cette petite fille ne voulait pas entendre parler. Elle ouvrait la bouche, aucun son ne sortait, une vitre en verre ultra-épais la séparait des conversations, elle tournait la tête et allait jouer plus loin. Ses copains se laissaient à chaque fois surprendre par sa brutalité intransigeante, ils se sentaient jugés, ils avaient l'impression qu'elle n'était pas de leur avis sur la finance, ou que, carrément, elle n'avait pas d'avis. Les enfants étaient d'autant plus surpris par cette réticence qu'ils avaient, depuis quelques années, pris l'habitude du travail d'équipe, ils avançaient ensemble. «On n'est plus à Wall Street dans les années 80, avaient-ils coutume de dire. L'époque est finie où on travaillait seul en psychopathe, où l'instinct, la coke et les individualités menaient la danse.» De fait, ils s'entraidaient, s'échangeaient beaucoup d'infos, se faisaient passer graphiques financiers, dépêches de l'AFP et résumés d'articles des Échos ou du Financial Times. Bien sûr, ils étaient encore petits, ils n'étaient qu'à l'école primaire ; aussi ils ne tenaient pas longtemps avec les analyses vraiment prises de tête, ils avaient tout le temps envie de déconner. Certains jours où ils avaient du mal à anticiper le marché, ils disaient : «Quel après-midi pourri ! Si ça continue, je vais devoir vendre un de mes apparts à Cannes pour renflouer mes comptes de trading !» Ils avaient besoin de se défouler, même s'ils avaient conscience que le sujet était grave, même si quelquefois ils étaient soucieux et demandaient à la maîtresse : «Maîtresse, le but des banquiers, c'est de ruiner tout le monde ou quoi ? - Juste les petits comme toi, répondait la maîtresse. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. Et eux ils doivent se faire de gros bénefs. En plus, expliquait la maîtresse, ils peuvent te fourguer les produits merdiques qu'ils ont inventés et travailler avec des infos privilégiées en utilisant leurs fonds propres. Donc on peut pas lutter... c'est comme ça.»
Le vendredi du mois de mai où la vice-présidente du gouvernement espagnol annonça que le nouveau code pénal punirait les pratiques spéculatives qui avaient fait plonger la Bourse espagnole, les enfants étaient énervés. Ils avaient eu sport, ils n'arrivaient pas à se sentir concernés, ils plaisantaient, se bousculaient à la sortie du vestiaire. Ils disaient : «Bon, en tout cas, on sait maintenant que les mecs de Goldman Sachs iront pas en Espagne pour leurs vacances. Ni en Grèce.» Ils disaient : «Ils s'achèteront un pays avec leurs bonus.» (...)

Revue de presse

Ce roman se donne moins comme un récit que comme un dispositif ludique ou une installation d'art contemporain avec ordinateurs et vidéos, lesquels sont devenus, tout autant que les écrans de la fiction, des miroirs du réel. Nous n'avons sur lui d'autre prise que celle-ci, semble-t-il : " Nous ne pouvons demeurer à l'intérieur des choses, même si elles sont notre plus grand amour (...). Nous ne pouvons pas nous attarder. Impossible, même si la joie nous envahit, de tenir en place sur un flanc de montagne pour regarder le lac brillant dans la nuit. " Aussi bien, nous ne lirons pas ici un de ces romans où tout tient et se tient ; son encre n'est pas une huile injectée dans les rouages grippés du monde. La fiction du réel ordonnée par la littérature ne fait plus illusion. Mais si Emmanuelle Pireyre se moque férocement de ceux qui persistent à y croire, elle sait pourtant que l'on peut en avoir la nostalgie, comme du paradis perdu...
Féerie générale est un livre sans leçon, dont toutes les démonstrations n'aboutissent qu'à prouver la belle santé morale de l'humour en temps de crise. Puis aussi la nécessité de préserver envers et contre tout " notre précieuse réserve de récalcitrant ". (Eric Chevillard - Le Monde du 23 août 2012)

Dans le monde des fées, l'impossible se produit tout le temps et, en plus, personne ne s'en aperçoit. C'est même la définition du terme « féerie », un monde où le merveilleux est monnaie courante ; nous y sommes, semble dire Emmanuelle Pireyre, qui entreprend de nous le faire toucher du doigt dans un livre comme elle a l'habitude d'en faire, profondément juste et totalement décalé...
Histoires vite dites, paroles toutes faites, idées reçues volent en éclats quand Emmanuelle Pireyre tire sous leurs pieds le tapis de la langue, avec ce livre allègrement subversif, féerique, en somme. (Alain Nicolas - L'Humanité du 4 octobre 2012)

Le livre est déroutant, à mi-chemin entre le roman et l'essai, qui explore l'esprit de ce début de siècle avec sept parties en forme de collages. On y trouve un peu de tout, des schémas, des photos et une petite fille qui a son mot à dire sur la finance. Un pari osé, mais réussi, par l'auteur qui dévoile un vrai talent pour la composition et l'expérimentation formelle. Un ovni littéraire, jamais hermétique, souvent drôle et toujours pertinent. (Grégoire Leménager - Le Nouvel Observateur du 1er novembre 2012)

On pourra voir, dans cette succession de sept histoires, une satire enjouée de l'omniprésence des réseaux sociaux, mais aussi une description parodique des stratégies de management mises en place dans les entreprises. La construction du roman en déroutera plus d'un, mais si l'on est sensible à la littérature inventive, on ne pourra qu'apprécier la drôlerie du propos. (Dominique Guiou - Le Figaro du 8 novembre 2012)


Détails sur le produit

  • Broché: 247 pages
  • Editeur : Olivier édition de l' (23 août 2012)
  • Collection : OLIV. LIT.FR
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2823600035
  • ISBN-13: 978-2823600032
  • Dimensions du produit: 20,5 x 2 x 14 cm
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile  Par traversay TOP 50 COMMENTATEURSVOIX VINE sur 17 novembre 2012
Format: Broché
"Avec une jubilation communicative, Emmanuelle Pireyre propose une radiographie de notre conscience européenne en ce début de 21e siècle". Non, l'éditeur n'avait pas fumé avant d'écrire cette description de Féérie générale, récent Prix Médicis. Cette présentation est largement pompeuse pour un livre qui ne l'est pas, enfin si, parfois. On se demande plutôt si ce n'est pas Emmanuelle Pireyre qui n'aurait pas, elle, abusé de substances hallucinogènes. Avec des titres de chapitres tels que "Friedrich Nietzsche est-il halal ?", ou "Comment être là ce soir avec les couilles et le moral", la question peut se poser, non ? Il serait peut-être temps d'exiger un contrôle antidopage aux auteurs de livres ! Ni roman, ni recueil de nouvelles, Féerie générale est un bric à brac d'idées assemblées dans un esprit ludique, social et philosophique. Le résultat est franchement original et rigolo par instant mais globalement usant pour tout lecteur sobre et disposant de facultés intellectuelles à peu près intactes. Les bras en tombent presque aussi vite que le livre, qu'on parcourt tout de même jusqu'au bout, plus par curiosité que par passion.
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Par vérone sur 16 juin 2014
Format: Broché Achat vérifié
j'avais vu l'écrivaine présenté son livre et elle m'avait donné envie de le lire ; mais déception il n'y a rien de féerique; des histoires banales sans grand intérêt ni qualité littéraire mais cela est mon avis
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Par Cetalir TOP 50 COMMENTATEURS sur 19 janvier 2013
Format: Broché
Ne vous y trompez pas : derrière ce titre charmant se cache une critique féroce du joyeux bordel ambiant qu’est devenu notre monde moderne. Avec une sacrée dose d’humour et une langue volontairement très moderne qui ne s’embarrasse pas de superflu pour au contraire foncer droit au but, Emmanuelle Pireyre s’attaque aux idées reçues, aux clichés encombrants et multiples qui finissent, sans que l’on s’en rende compte, par former la poisseuse doxa de notre civilisation.

Lire cet ouvrage franchement déjanté, c’est un peu comme contempler certaines créations d’art contemporain : on s’interroge, se demande parfois où l’artiste veut en venir. On peut y entrer ou en fuir, en sourire ou adorer. Il y a toutes les chances pour que cette collection de réactions soit celle de tout lecteur face à un texte assez foutraque mais qui poursuit un but assez clair.

C’est en observant notre monde, en rassemblant des monceaux d’articles de presse, de vidéos, de séquences radio que produit quotidiennement notre société qu’Emmanuelle Pireyre a puisé son inspiration. Il en résulte sept textes aux titres en forme de pieds de nez carrément provocateurs (ex : « Comment laisser flotter les fillettes ? », « Comment faire le lit de l’homme non schizoïde et non aliéné ?», « Friedrich Nietzsche est-il Halal , » etc…) où l’auteur utilise une technique de collage de clichés et une bonne dose d’intelligence pour faire ressortir les angoisses d’un monde dont on sent bien qu’il est en pleine dérive.
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5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile  Par Benjamin F. sur 16 décembre 2012
Format: Format Kindle Achat vérifié
Un roman médiocre et fourre-tout où l'auteur s'en donne à cœur joie pour mêler toutes les "fééries" du monde contemporain (agences de notation, otakus monstrueux, enfants nourris au sein de Mère Finance, etc.). Le regard critique est absent, la langue est hachée, difficile, et pour tout dire abominable. Ce ne sont pas des beaux spectacles ni des mondes merveilleux que l’œuvre nous donne à voir, mais les névroses de notre société, qu'on a déjà assez en tête quand on jette un œil sur le monde extérieur.
Pitié, "premiers-romanciers-géniaux" ! laissez-nous profiter, encore, d'une littérature satirique, ou tout du moins : vierge.
Ca fait parfois du bien, des contre-discours...
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