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Autant en emporte le vent, 5 janvier 2012
Ce recueil regroupe les épisodes 22 et 28 à 33 de la série régulière.
Entre un épisode qui voit Cendrillon, telle une espionne russe, donner de sa personne pour infiltrer les agents doubles ; deux autres qui reviennent au c½ur de la seconde guerre mondiale pour nous montrer les aventures de "Bigby" dans le monde des hommes (l'occasion pour le scénariste Bill Willingham de déclarer son amour aux histoires gothiques telles qu'elles furent portées à l'écran dans les années 30 par la Universal et aux histoires de guerre avec les méchants nazis à l'½uvre sur des expériences démoniaques), et une série de quatre épisodes développant la suite de l'histoire (faisant disparaître certains personnages et en apparaître de nouveaux, le tout conçu sur la succession des quatre saisons et sur la substance magique du vent dans les fables...), ce tome propose une lecture réellement aussi riche que diversifiée. La fin est à la fois poétique et tragique.
Les auteurs trouvent leur rythme de croisière et continuent d'approfondir une mythologie de plus en plus distincte de ses sources originelles. Du coup, Il s'agit davantage de citer ces références plutôt que d'en offrir une énième version. C'est donc plus une relecture qu'un remake.
Beaucoup de poésie, d'humour et d'esprit, pour une série pleine de ressource. Un délice.
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EXCELLENT !, 24 juillet 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fables, Tome 6 : Cruelles saisons (Broché)
Willingham a fait TRES TRES FORT avec cette nouvelle série... FABLES est une réussite sur le plan scénaristique autant que graphique : tout y est dingue et jubilatoire !
Les Fables (êtres de contes de fées) ont tous été ejectés des Royaumes (leur territoire originel) par les envahisseurs. Leur refuge est une rue de New-York, dans laquelle, si l'extérieur des bâtiments parait normale, l'intérieur est démesurément grand... c'est un sortilège qui permet de rester discret aux yeux des humains.
Tout ce petit monde est administré par Blanche (Neige), vamp brune et altruiste en tailleur Chanel. Le chef de la police est Biggy Wolf (oui, le grand méchant loup), croisement de Clint Eastwood et Wolverine, d'apparence humaine, mais qui a du flair et peut redevenir loup à gré. Et avec eux, l'on retrouve toute la clique bien connue des contes, mais modernisés pour l'occase et chacun possédant une attribution sociale correspondante à ses talents naturels : Charmant est un bellâtre qui embobine les femmes et les jette comme des kleenex, Barbe Bleue est riche et pourri, etc. Il y en a beaucoup.
Pour les Fables d'apparence non-humaine existe un refuge - La ferme - loin de la civilisation, où se passe aussi de sacrés délires (on va par exemple y retrouver les 3 petits cochons, limite hardcore !).
Au fur et à mesure des tomes, le décor est planté, les Fables sont confrontés à des crimes, des invasions, leur passé, leur futur, etc., sans compter Biggy qui engrosse Neige et tout le reste...
D'une densité rare, Fables est vraiment très afuté, acéré, acide et intelligent, sans compter un dessin fluide très chouette, et des couvertures d'enfer. Les foules de références aux contes bien connus vous renverront à votre enfance avec bonheur. Le propos est touffu et un tome ne se lit pas entre 2 courses et en 5mn... il se déguste !
Le hors série est lui aussi extra (ça change des HS à 2 balles)... pourvu que ça continue, car c'est le pied !
Voilà l'une des révélations des années 2000.
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