Un chef d'oeuvre, c'est sûr, je ne peux le nier, mais un chef d'oeuvre trahi ! Trahi par sa traduction française ! Il en manque même un morceau, qu'on peut lire dans la version en anglais. Si vous le pouvez, lisez ce livre en VO: la traduction française date des années 50 et trahit bon nombre des tournures, des astuces d'Asimov. Ce livre MÉRITE une nouvelle traduction, respectueuse de l'ouvrage originel. Si vous ne lisez pas l'anglais, achetez-le quand même, vous ne le regretterez pas: c'est de la science fiction comme on en fait plus: des robots, des décors exotiques, une culture extraterrestre hallucinante (ne nous guette-t-elle pas, avec le boum des webcams et de la communication instantanée par le Net ?), une héroine forte et fragile, une histoire d'amour impossible, une histoire d'amitié, aussi, par-delà les différences, et surtout un texte qui s'inscrit dans le Grand-oeuvre asimovien: une grande histoire du futur qui se termine avec le dernier tôme de Fondation.