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12 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Le Heavy Metal avait un futur dans le NO FUTURE !,
Par tbiyoghe "thierrybiyoghe" (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Facelift (CD)
Affilié grunge par sa géographie, Alice in Chains est plus du heavy metal qu'autre chose, avec quand même des textes et des problèmatiques plus proches du punk, ce qui laisse à penser qu'une analyse génétique du groupe le rapproche des grungeidés supérieurs.Plus proche de Soundgarden que de Pearl Jam et encore moins de Nirvana, Alice In Chains est comme ces groupes, l'image du mal être de la jeunesse blanche américaine de la Côte Ouest au sortir des années Reagan. 'Facelift' démarre donc en trombe avec 'We Die Young' qui est tout un symbole à cette époque où la première guerre du golfe n'est pas encore arrivée et où l'Amérique régit encore la culture mondiale via ses élites, ses télévisions et sa musique FM, mais néglige sa propre jeunesse. Tout le reste de l'album suit, sans titre faible, sans déséquilibre, avec un jeu de guitare irréprochable et un chanteur franchement perturbé. On est en plein dans le NO FUTURE si cher aux Sex Pistols en Grande Bretagne 12 ans avant et loin des pantalonnades machos, moule boules et motorisées des groupes heavy metal de l'époque. C'est aussi cela l'Amérique ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Facelift,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Facelift (CD)
Tournant des années 90, un pavé dans la vieille mare du hard-rock par le plus métalleux des groupes de Seattle jeté sous la houlette d'un mouvement "grunge" finalement assez flou. Dès l'intro, les choses sont posées, des riffs très lourds et une rythmique à l'avenant, avec une déclaration peu rassurante "We Die Young". Sympa. Concis. "Man in the Box", premier morceau clef, la batterie et la basse sont bien plombées, les riffs de guitares répétitifs et sourds, le chant de Layne Staley, magnifique et grave, parfois rocailleux, montant sans effort vers les sommets, croise celui, plus classique mais beau, de Jerry Cantrell, maître d'oeuvre du son d'Alice in Chains. Un métal toujours lent, qui ne franchit jamais la seconde, ou alors pour se planter dans les dernières scories glam héritées des 80's, ou pour une foireuse tentative un peu funky. Non, ce qui va bien à ces quatre-là, c'est une certaine lenteur, qu'ils n'hésitent pas à ralentir encore pour déliter leurs histoires sinistres de relations impossibles, terrifiant "Love, Hate, Love", ou au détour de ce qui pourrait passer pour un morceau hard plus classique, "Sunshine", qui freine des quatre fer au moment du refrain pour remettre une couche d'atmosphère tristos et sombre. Lenteur, mais jamais sans puissance à l'image de la voix de Staley, qui illumine (façon de parler) les déprimants "Bleed the Freak" et "Sea of Sorrow". Cantrell creuse ses riffs profonds et lancinants comme écrasés par la pesanteur de la rythmique, "It Ain't Like That". Et parfois le tout prend une ampleur inattendue "Confusion", qui sous ses airs de power-ballad sous tranxene s'élève portée par le chant superbe de Staley et les solis de guitares soudain plus dynamiques de Cantrell. Pour se terminer dans une urgence certaine, fantastique "Real Thing", comme si la violence contenue explosait enfin dans un chant un peu bluesy où le torturé Layne Staley éructe qu'il "descend les escaliers sur une ligne blanche, directement vers nul part". La suite prouvera, hélas, qu'il avait tout à fait raison...
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
FONDATEUR,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Facelift (CD)
En 2008 ce fantastique "Facelift" n'a pas pris une ride... Né au plus fort de la vague grunge, au sommet de celle-ci avec Nirvana, Pearl Jam et Soundgarden, AIC délivre avec Facelift son chef d'oeuvre. Structuré et pas bordélique pour 2 sous, ce disque n'a du grunge que le son... certainement pas l'organisation ! 3 titres vous pètent direct à la g... pour démarrer : un "We die young" rouleau-compresseur, un "Man in the Box" ultra percutant et carré à souhait, un "Sea of sorrow" déraillant... et ça continue comme ça jusqu'au bout. "Facelift" a tout de l'album culte et historique. La musique de AIC est un hard rock teinté de mélancolie boostée aux grosses guitares, aux riffs géniaux, et au son impeccable. Les musiciens sont tous exceptionnels, que ce soit Mike Inez ou Jerry Cantrell, sans oublier le regretté Layne Staley, mort depuis d'une overdose de Speedball, qui grave sur cette galette à jamais son grain de voix unique au monde. Vraiment un très grand album à posséder absolument.
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