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Commentaires client les plus utiles
17 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Cure m'a donné la foi,
Par deadleaf (Marseille, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Faith (Coffret Deluxe 2 CD) (CD)
C’est incroyable, le pouvoir poétique qu’a pu garder ce disque au fil des années, « Faith » est un des albums les plus dépressifs et beaux de l’histoire de la pop (dans ce registre on ne peut guère le comparer qu’à « Closer » de Joy Division, au second album des Red House Painters et au « Spiderland » de Slint …), le son très étouffé voire souterrain donne cette curieuse impression d’être dans une église ou une crypte, les morceaux s‘enchaînent lentement, à la manière d ‘une procession funèbre (the funeral party) laissant derrière eux un climat à la fois sombre et envoutant pour un résultat tantôt lugubre (the holy hour, the drowning man), tantôt apaisé (faith, all cats are grey).Comme pour les précédentes rééditions de « 3 imaginary boys » et « seventeen seconds », on se retrouve complètement immergé à cette époque avec comme guide ce petit livret (un peu court …) qui nous dévoile l’histoire de cet album : l’envie pour Robert Smith de se démarquer, de faire une sorte de concept album autour de la mort, de la peur de l’être humain devant cette fatalité d’ou le besoin de croire en quelque chose (le titre viendra naturellement : faith).L’accouchement douloureux de cet album qui sera réenregistré pour trouver enfin la bonne couleur musicale (grise à l’image de cette magnifique pochette). Le premier CD est agrémenté de l’instrumental « Carnage Visors » édité auparavant uniquement dans la version cassette de « Faith », complètement dans le ton triste de l’album cette longue pièce atmosphérique servait à illustrer une projection que faisait le groupe à l’époque pendant ses tournées. Le second CD est très bien fourni : Au rang des curiosité, on débute avec quatre démos maison avec un son assez brouillon et sans les voix : faith, doubt (dans une version étrange, au ralenti et qui dure …une minute ! ! !), holy hour et l’inédit drowning, petit interlude expérimental de 2 minutes. Suit le morceau le plus intéressant, une version studio alternative du fameux « primary » (ce serait à peine exagérer de dire que ce titre vaut à lui seul l’achat de cette réédition !), le rythme est plus lent que l’original avec un son tendance plus « electro », les voix et les guitares s’empilent pour un méga effet de réverbération très réussi (on dirait un remix de Bloc Party !) On a aussi trois inédits : « going home time », « the violin song » et « a normal story », le son est très bon, il manque malheureusement les prises de voix, ce qui donne trois instrumentaux détendus dans un registre trop gai pour « faith » mais qui n’auraient pas dépareillé sur « 3 imaginary boys » . Le reste du cd contient six titres live qui montrent que Cure arrivait vraiment à retranscrire la magie de Faith sur scène, la prise de son est plutôt bonne et on a droit à quelques effets de boite à rythme supplémentaires par rapport aux titres studio notamment sur « the drowning man », de plus on a un très bon inédit « Forever ». Pour finir en beauté il fallait bien ajouter un classique« Charlotte Sometimes » (version single). En dehors du fait que c'est mon album de Cure préféré, je pense que parmi les quatre rééditions du groupe sorties, celle-ci vaut vraiment la peine car riche en inédits (avec celle de « Pornography »). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un album de transition...?,
Par Zardoz "ZardoZ" (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Faith (Coffret Deluxe 2 CD) (CD)
Entre "Seventeen Seconds" et "Pornography" se trouve le volet central de la trilogie 'glacée', "Faith". Censé être un disque de transition entre la fausse légèreté du premier et la froide violence malsaine du troisième, ce second disque ne présage pourtant en rien du cataclysme que sera l'album de 1982. Pourtant, "Faith", avec des titres tels que "The Drowning Man", "All Cats Are Grey", "Faith" ou "The Funeral Party", est mille fois plus sombre que "Seventeen Seconds". Et tout aussi réussi, et tout aussi court : 36 minutes et 58 secondes, allez, on va dire 37 minutes et tout le monde sera content.Que signifie cette image de pochette ? Mieux vaut ne pas le savoir. Et savourer ces 8 grands titres, parmi lesquels deux perles magnifiquement gothiques, "The Drowning Man" (fabuleuse partie de guitare) et "All Cats Are Grey". Indispensable. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
With nothing left but faith,
Par Barthel Damien "Rock Fanatic" (Menucourt, Fr) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Faith (Coffret Deluxe 2 CD) (CD)
Si Pornography, en 1982, a traumatisé par son ambiance morbide, noire et désespérée, Faith, l'album précédent de The Cure, sorti en 1981, n'a pas aidé à se préparer au choc. Bien que ça soit un disque très sombre et triste, Faith semble comme un rayon de soleil à coté de la noirceur absolue de Pornography. Le disque, pourtant, propose 8 titres (pour à peine 37 minutes) vraiment sépulcraux, et les titres de certains d'entre eux (titres 5 et 7) parlent pour eux-mêmes : l'enterrement, le noyé...La pochette du disque précédent, Seventeen Seconds, était blanchâtre, celle-ci est grisâtre (avant le noir et rouge infernaux de Pornography). Réduits à trois membres (Robert Smith : chant, guitares, claviers ; Simon Gallup : basse ; Laurence Tholhurst : batterie) après que le claviériste Matthieu Hartley ait quitté le groupe, The Cure offre ici une musique magnifique et étrange, qui démarre avec la ligne de basse de The Holy Hour (et la voix presque effacée de Smith, en arrière-plan). Ce morceau et le suivant (Primary, très rock) auraient pu figurer sur Seventeen Seconds (sur Three Imaginary Boys, le premier album, aussi), et on se dit donc que Faith ne démarre pas spécialement par de l'innovation, malgré la réussite totale de The Holy Hour. Mais dès Other Voices, ça devient vraiment autre chose. Voix un peu en retrait de Smith, basse martelée, ambiance glauque, petites giclées de guitares, ce morceau est, littéralement, gothique. Distant noises/Other voices/Pounding in my broken head...Le morceau est enivrant, hypnotique. On a un peu de mal à s'en remettre, ce qui est assez embêtant, dans un sens, car All Cats Are Grey, le morceau suivant, nous ravage totalement, tant il est, lui, terrifiant dans ses paroles (The columns are all men/Begging to crush me/No shapes sail on the dark deep lakes/And no flags wave me home), angoissant dans sa mélodie lancinante...angoissant, mais enivrant (encore) et presque apaisant, aussi. Un peu comme le repos de la mort, l'ultime apaisement, la fin. Ce morceau incroyable aurait pu être le sommet du disque, il n'est que le sommet de la face A, qu'il achève. L'autre face est encore plus incroyable, et démarre avec les claviers presque dissonnants, et agressifs, de The Funeral Party. Agressifs et lancinants, funèbres, magnifiques dans leur noirceur. Et toujours la voix éthérée, en retrait, de Smith, un Smith qui ne devait pas aller très bien niveau moral quand on écoute les paroles (qui parlent d'une fête d'enterrement, où le narrateur danse). Morceau hypnotique, suivi par le très rock et violent, et bruitiste Doubt, aux paroles là aussi sans équivoque (Knowing I'll murder you again tonight), accessoirement le morceau le moins bon de l'album. Suivi par le meilleur de l'album, The Drowning Man, terrifiant et magnifique, gothique à souhait lui aussi, chanson décrivant lentement, avec détails, une mort par noyade (One by one her senses die/The memories fade/And leave her eyes), devenant ainsi une sorte de danse macabre, de manuel de la noyade, un morceau vraiment glauque, mais également superbe (The water bows/Received her/And drowns her at its ease). Bon Dieu, mais à quoi carburait Robert Smith, que je n'oublie pas de ne jamais en prendre ? L'album et l'auditeur sont achevés par les 6 minutes 30 de Faith, morceau lent et hypnotique (With nothing left but faith, répête Smith inlassablement dans la coda du morceau). Impossible de décrire ce qui est indescriptible, ce morceau, en effet, est tellement fort... Faith : un album glauque, fort, impressionnant. Une plongée dans un monde de noirceur. Une sorte de passerelle entre la légère noirceur de Seventeen Seconds et la violente descentes aux Enfers de Pornography. Pourtant, dans un sens, rien, même pas Faith, ne peut préparer à Pornography. Rien. Sauf la foi d'en sortir vivant. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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