Lorsque Robert Smith compose et écrit cet album, il traverse une crise mystique et remet en question toutes ses croyances. Il pense à la mort aussi bien qu'à la vie, à la nécessité de croire en quelquechose, que ce soit en Dieu ou en soi-même, et bouscule des institutions millénaires comme le mariage (dans Primary), l'Eglise (dans Holy Hour), l'amour éternel après la mort (dans Funeral party) etc... Il décrit également la noyade du poète Percy Shelley (Drowning man), apportant par là-même une justification à sa vision romantique des choses. De plus, l'utilisation abusive d'échos et de réverbérations donne l'impression que l'album a été enregistré dans une église, voire une crypte. Ainsi, contrairement à ce que les critiques écrivirent à l'époque, ce n'est donc pas la tristesse ou l'ennui qui suintent de cet album, mais plutôt la contemplation, la quête philosophique d'une solution au manque de foi de notre société et des individus qui la composent.