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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un grand "Falstaff" avec un Karajan chez lui à Salzbourg,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Falstaff (DVD)
Cette captation live (DVD), d'une excellente qualité sonore et d'une très bonne restitution d'images pour l'époque (juin 1982), est une référence en ce qui concerne cet ouvrage lyrique du dernier Verdi, tiré de la célèbre oeuvre de Shakespeare - avec un excellent livret d'Arrigo Boito. Le grand vieillard Verdi (il mourra en 1901 alors que cet opus date de 1893) contribua, avec cette oeuvre, à ouvrir la voie à ce qu'allait devenir l'opéra au XXe siècle. En effet, "Falstaff" ne met en valeur aucune aria déployée. On a en fait, la plupart du temps, un récit, assez proche de la mélodie continue, et même parfois du "parlando" (entre chant et parole). Certains passages peuvent être comparés à l'arioso wagnérien, en plus moderne encore (voir la date de création de l'ouvrage). Tout ici se trouve sous la direction de deux hommes : Herbert von Karajan, bien-sûr, qui maîtrise avec une énergie exceptionnelle (comme d'habitude) l'Orchestre Philharmonique de Vienne ; mais aussi le metteur en scène Günther-Schneider-Siemssen, qui fut un des artistes préférés du maestro - à Salzbourg notamment. A ce propos, il faut dire que la mise en scène et les décors sont très conventionnels ; mais, qui s'en plaindra dans la période actuelle du parfois n'importe quoi... ? Les principaux interprètes sont très bons : Giuseppe Taddei (Falstaff), Rolando Panerai (Ford), Christa Ludwig (Mrs. Quickly), Francisco Araiza (Fenton), Raina Kabaivanska (Alice Ford), Janet Perry (Nannetta), etc. Voilà donc une équipe solide, qui emporte totalement l'adhésion.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
unr grande soirée,
Par discophile "lediscophile" (Montpellier, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Falstaff (DVD)
Ce live est captivant de bout en bout avec d'abord une musique d'un légèreté toute Mozartienne du dernier Verdi. Falstaff a toujours réussi à Karajan (intégrale EMI avec Moffo, schwarzkopf etc de référence), on est ébloui par le niveau des chanteurs et de l'orchestre viennois qui obéit au doigt et à l'oeil du grand Karajan.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Joies multiples.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Falstaff (DVD)
Non, j'y suis fortement résolue !, je ne sombrerai pas dans l'ornière qui s'ouvre devant moi au moment d'écrire un commentaire sur cette splendide version du Falstaff de Verdi.Quelle ornière ?! Celle de la déclaration d'amour passionnée et surtout intarissable que je suis tentée de faire à une oeuvre qui, depuis le coup de tonnerre inaugural de l'orchestre jusqu'à la salve enfiévrée de la fugue finale, est une absolue merveille, un enchantement de toutes les secondes. Une émotion immense aussi, quand on songe que cet "OVNI" de l'art lyrique est issu du génie ô combien fécond d'un octogénaire qui n'avait plus rien à prouver mais qui avait encore tant à donner, à dire, à communiquer. Adieu à la vie créative, adieu à la vie tout court, cette rivière de diamants offerte à l'humanité par un compositeur hors normes est tout autant source de jubilation que d'ébranlement. Falstaff, ce sont ensemble le rire et les grimaces, la joie débordante et les larmes retenues. Entre burlesque et mélancolie. Mais triomphent la gaieté de la réconciliation générale, après la raclée expiatoire infligée à Falstaff, et la bénédiction nuptiale donnée aux deux jouvenceaux qui sont les antihéros de la farce, Fenton et Nanetta, couple solaire et lunaire qui dit, avec la musique sublime que Verdi a composée pour lui, que l'amour a toujours et forcément raison. Tout cela mêlé serre parfois la gorge mais c'est tout simplement merveilleux. Falstaff est un extraordinaire "credo" sentimental et optimiste de "jeune homme" sous la plume génialement inspirée de celui qui avait pendant quelque cinquante ans dépeint avec tant de force et de véracité les affres des passions humaines ne se résolvant que dans la mort. Oui, Falstaff est une oeuvre géniale mais pas seulement géniale, c'est une oeuvre qui rend heureux. C'est une oeuvre qui regorge de joies multiples. Et la version ici commentée nous les donne toutes. C'est le moment de se rappeler que Herbert Von Karajan avait une dilection pour l'art lyrique et adorait Verdi. Il nous en a laissé quelques mémorables témoignages. Cette représentation salzbourgeoise en fait éminemment partie. Déjà fatigué mais encore vaillant et totalement habité par la partition, ce chef qui suscite tant de sentiments ambivalents est indiscutable dans sa lecture d'une oeuvre dont il raffole, c'est perceptible à chaque instant. L'orchestre de Vienne est l'orchestre de Vienne... le plus grand orchestre du monde, cordes à se damner, clarté et transparence célestes, rigueur et précision vertigineuses, perfection qui fait frémir d'admiration (que dire d'une harpe qui donne une idée de l'infini ?!), servant idéalement une oeuvre où l'orchestre est à part entière acteur, suiveur et souffleur, doté par Verdi d'une écriture miraculeuse qui ne lâche jamais d'une note l'action, le récit et les sentiments éprouvés par les personnages. Les chanteurs sont parfaits. Guiseppe Taddei dans un rôle qui lui colle à la peau, est un formidable Falstaff, vocalement et théâtralement, physiquement aussi, tout en démesure maîtrisée, tout en nuances déclinées, entre la grossièreté du ventru et la nostalgie du page de Norfolk. L'immense Christa Ludwig campe à merveille une opulente et facétieuse Miss Quickly, la commère messagère. Rolando Panerai, irréprochable et noble "Baryton Verdi", donne toute son envergure à Mister Ford alias Fontana, le mari torturé par la jalousie avant qu'il ne comprenne qu'il s'est laissé aveugler par le soupçon et la colère. Et tous les autres. Aucune erreur de distribution dans cette représentation. La mise en scène est d'une grande beauté classique. Avec une mention spéciale pour la fameuse scène nocturne, alla mezzanotte, quand Falstaff subit une correction anthologique avant de reprendre le dessus sur ses tourmenteurs facétieux, dans une superbe déclamation. Les applaudissements enthousiastes et insistants du public le disent avec plus d'éloquence que n'importe quel commentaire : cette représentation captée à Salzbourg est une splendide réussite. À la manière d'un feu d'artifice, elle fait jaillir les joies multiples contenues dans l'ultime et stupéfiant chef d'oeuvre de Verdi. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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