Tournons pas autour du pot, ce premier roman a les GROS défauts d'un premier roman. Manque d'épaisseur des personnages sauf peut-être le Viet paresseux. Manque d'ambiance dans une ville qui en est pourtant pleine. Manque de substance dans l'action et dans le message véhiculé. A part nous montrer qu'il connait bien les rues de Bangkok et qu'il y a manifestement vécu on ne voit pas trop où veut en venir l'auteur. Tout cela parait vain et sans souffle !
On a le plus grand mal à rentrer dans cette histoire à la mords-moi-le-n½ud sans compter que le dénouement final censé être un « coup de théâtre » est amené d'une façon qui frise l'amateurisme. Seuls les inconditionnels prêts à lire tout et n'importe quoi dès l'instant que cela leur rappelle de près ou de loin la Thaïlande liront Farang, les autres se rabattront sur d'autres Farangs : Burdett, Houellebecq, Coton et surtout Poupart. « Pattaya beach » reste ce qu'on a fait de mieux à ce jour sur le sujet siamois. Mais on est là dans la cour des grands, des très grands. Preuve qu'un premier roman n'est pas condamné à la médiocrité