J'ai commencé à lire des romans noirs presque par hasard : j'ai lu en 2000 un article paru dans un journal italien dans lequel on parlait de ce genre littéraire typiquement français, caractérisé par le pessimisme et la constante du mal, presque incapable de concevoir une fin heureuse, parsemé de critique sociale et politique, peuplé de personnages fauves et mélancoliques. Par curiosité, j'ai acheté quelques romans de Didier Daeninckx, Jean-Claude Izzo, Thierry Jonquet, Maurice Dantec, Patrick Reynal, Jean-Bernard Pouy et Jean-Patrick Manchette et j'ai trouvé la plupart d'entre eux assez agréable.
Fatale, de Jean-Patrick Manchette, c'est, justement, un roman noir et sur la couverture de ce livre on peut lire que « c'est l'histoire d'une tueuse professionnelle, solitaire et aliénée, qui fait son œuvre sanglante ; c'est l'histoire d'un contrat inhabituel, dans une ville pourrie par le fric ».
Le roman se déroule dans un « crescendo » de tension et de meurtres: à mon avis il s'agit d'un thriller très reussi au final surréel. Peut-être que ce n'est pas de la grande littérature, mais dans son genre c'est un petit chef-d'œuvre.