Moins immédiatement séduisant que le tonitruant Whatever people say I am, that's what I'm not (2006), ce second album du groupe de Sheffield confirme cependant avec éclat l'incroyable talent d'Alex Turner. Les textes sont nettement plus percutants et le son moins lourd : hormis le titre d'ouverture, Brainstorm, l'influence de Nirvana, bizarrement passée sous silence par les commentateurs, s'est dissipée. Cette nouvelle galette est donc plus traditionnellement britannique : on retrouvera donc ici parsemées des citations des Smiths (Teddy Picker, The Bad thing), du ska de Madness ou des Specials (This house is a circus) voire (si, si) des Shadows - également originaires du Nord de l'Angleterre. Pour autant, le style des Arctic monkeys est distinctif et il faut vraiment ne pas connaître la musique pour ne pas noter cette vertu rare ces jours dans le rock britannique: leur originalité. Comme son illustre prédécesseur, Ray Davies, le petit Alex aura sous peu envie de mettre des cordes et des cuivres dans ses petites compositions : on attend la suite avec impatience. Meilleur titre : l'irrésistible Old yellow bricks.