Je m'adresse à vous, fans de joy division, killing joke, the Cure, New Order, pour vous dire que l'album que vous attendiez certainement depuis "Young Team" de Mogwai et peut-être plus récemment "Turn of the Bright Lights" d'Interpol est enfin là et qu'il surpasse allègrement ces 2 derniers.
L'auteur de ce joyaux est un groupe texan, moitié des délicieusement dépressifs Windsor for the derby.
Le façonneur du son infernal de ce disque est le numéro 2 de Ministry... on est pas là pour rigoler.
Il suffit pour s'en convaincre de poser le disque sur la platine et d'enfoncer la touche "play". On est alors immédiatement transporté dans un univers familier (guitares tendues en arpèges, batterie oppressante, chant d'outre tombe, claviers glaciaires).
Les 3 premiers titres s'enchainent sans crier gare, même urgence dévastatrice, mêmes mélodies parfaites mais 3 gimmicks disctincts :
- l'arpège en chorus façon sisters of mercy pour "the ghost",
- la basse killing joke pour "according to plan",
- les lignes de guitares tendues des "Chameleons" pour "Lights".
Suivent 2 instrumentaux neurasthéniques rappelant dignement les origines post rock du groupe puis déboule LA chanson du disque : montée en puissance à la mogwai, ambiances déléthères de slowdive ou my bloody valentine, rythmique frénétique et ligne de basse tout droit sorties du Low Life de New Order et mélodie pop belle à pleurer, "we chose faces" est de ces morceau qu'on oublie pas et qui justifie à lui seul l'achat de cet album.
La suite du disque est à l'avenant, tendue, mélodique, rythmée.
Grande est la frustration quand résonnent les dernières notes de "If it was me", morceau en forme d'apothéose qui voit my bloody valentine et Joy Division enfin réconciliés.
En bref, si vous êtes comme moi un fan de new wave, noisy pop et post rock, ruez vous sur cet album ... et vous ne le lacherez plus.