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5.0 étoiles sur 5
Les Men in Black, 4 janvier 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Feline (CD)
L'Angleterre. Les bonbons Mackintosh's (Quality steet), les bus rouges, les taxis londoniens, et... les Stranglers. Je me rappelle encore avoir vu en concert, à la fin des années 1980, ceux que l'on prénommait alors les Men in Black. Moi qui déteste les concerts (eh oui, c'est possible !), j'ai été (plutôt agréablement) surpris à l'époque de découvrir un groupe de tendance punk. Je ne les connaissais, à ce moment-là, essentiellement qu'à travers le présent album, Feline, certainement aussi le plus connu et le plus durable dans les mémoires, l'un des joyaux des albums des années 1980. Au regret, certainement, des fans du groupe, qui ont regretté l'évolution du groupe vers autre chose, cet album est celui de l'apaisement, de la maturité, du calme (trop, pour les purs amateurs ?). Un titre très connu, avec "Midnight summer dream", qui rappellera des choses à ceux qui ont vécu ces années-là, au moins un autre bien connu également, avec "European female", puis des titres fabuleux, comme "It's a small world", "Never say goodbye", ou encore "Blue sister". Des consonances diverses, avec le sympathique "Ships that pass in the night" (guitare, synthétiseur, maracas), "Let's Tango in Paris", ou "Paradise", qui nous entraînent vers des rythmes un peu latino, même s'il est question de Paris et de Londres. A noter que, par rapport au vinyl, qui ne contenait que les neuf premiers titres, il me semble bien, six titres ont été ajoutés ("Bonus"), titres joués en concert, que je ne connaissais pas tous. Un album mémorable, agréable à l'écoute (probablement "plat" pour certains, question d'appréciation). Une pochette elle aussi marquante. Un très bon disque. Un bon souvenir.
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5 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
LES STRANGLERS DEVIENNENT PRECIEUX !, 14 juin 2004
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Feline (CD)
Un bon disque,certes,mais pas le meilleur...Après LA FOLIE,grand disque s'il en est,les Stranglers tiennent,parce que ce sont des artistes dignes,à continuer sur la route du renouvellement perpétuel ,en matière de son et de production ,initié avec BLACK & WHITE.Leur travail les amène alors vers ce qu'il faut bien appeler une certaine "préciosité"et on est maintenant aux antipodes des productions plutôt "brutes" de leurs débuts.Certains pensent qu'ils y ont perdu leur âme,ou tout au moins leur identité.Pas moi.C'est encore un disque de qualité que FELINE.Mais ,pour ne prendre qu'un exemple,THE MENINBLACK,titre injustement méconnu de leur discographie (c'est celui qui précède LA FOLIE)mérite au moins autant d'être écouté et redécouvert.Cela dit,c'est vrai que MIDNIGHT... est un titre magique.
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4 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Diamant Noir, 6 juin 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Feline (CD)
Assimilés à l'origine à la mouvance punk, affectant une violence non retenue tant sur scène que dans la vie, les Stranglers se sont toujours plus à brouiller des pistes que certains tentaient de baliser. Quelques années d'écume dans les clubs, une première partie de Patti Smith pour alimenter la biographie et le groupe est lancé. Musicalement, difficile de cataloguer le rock des étrangleurs car les albums se suivent, mais ne se ressemblent pas. Punk, New Wave, Reggae, l'inventaire est vaste et il serait plus qu'hasardeux de les assimiler une fois pour toutes à un style particulier. Alors, inclassables ? Pas exactement, car en fait, la réelle particularité de ce groupe se situe au niveau de l'alchimie complexe de deux identités musicales fortes, une basse agressive aux intonations hypnotiques et un jeu de claviers à la Ray Manzarek. Soutenus par une kyrielle d'influences electro latino jazzy dans les années 80, certains iront jusqu'à s'accommoder du terme « pop mélodieuse » pour tenter d'en définir la singularité. Janvier 83, faisant fi d'une presse qui jusqu'alors n'a cessé de les malmener, les Stranglers surprennent une nouvelle fois en sortant Féline. Là encore, le changement est radical, voir majeur. Finis claviers sixties et rythmique agressive. A l'image du titre et de la pochette, ce ne sont que lignes de basse souples, synthétiseurs limpides et guitares hispanisantes qui assurent la relève. Sauvagement apprivoisé, le rock délivré ici, balade son vague à l'âme d'une Europe à l'autre avec en point de mire l'inéluctable opposition des cultures. Bien moins cynique que La Folie, sorti en 1981, Féline tranche dans le vif d'une joie de vivre toute virtuelle et même si les chemins mélodiques empruntés semblent se confondent, l'album est beaucoup plus fouillé qu'il n'y paraît. En rupture complète avec les attendus des fans de la première époque, c'est pourtant avec ce disque que les étrangleurs de Guilford s'imposeront au monde et aux médias si longtemps distants. Animal à la sombre pochette, Féline est un parcours à fort indice nostalgique qui n'hésite pas à flatter l'oreille de celui qui veut bien le suivre. Pour autant, rarement groupe n'aura diversifié sa discographie comme The Stranglers. Tour à tour volcanique, brute, énergique ou posée, leur musique aux attributs multiples laisse derrière elle un arrière goût passionné. Pas de réel fil conducteur, mais une volonté affirmée de ne pas brader une certaine vision du rock. Alors, si vous n'avez pas d'autre chat à fouetter...
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