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5.0 étoiles sur 5
Superbe intégrale de référence, 22 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Felix Mendelssohn : Les Symphonies (CD)
Cette réédition du coffret de l'intégrale des symphonies de Mendelssohn chez Decca est un bonheur.
Outre les 5 symphonies, on y trouve également de savoureuses pages poétiques comme les Hébrides, Athalia, Mer calme et heureux voyage........
Christoph Von Donhanyi à la tête de l'orchestre philarmonique de Vienne fait des merveilles. Le « son » de l'orchestre est raffiné, soyeux et coloré avec une tendance à la prédominance des sonorités graves, une sonorité unique et facilement discernable.
Outre de très réussies numéros 1, 2 et 5, on trouve bien sur nos deux "hits" que sont la numéro 3 "écossaise " et la numéro 4 "italienne".
La symphonie numéro 3 écossaise a été composée lors d'un voyage en Grande-Bretagne. L'introduction, un andante con moto, part sur une mélodie lyrique qui se perd rapidement dans les chromatismes et le jeu « brumeux » de l'orchestre. Elle est suivie d'un allegro qui respecte la forme sonate bi-thématique des symphonies de Mozart, à ceci près qu'il éclot d'une cellule initiale dont le motif oriente toute la symphonie. Le premier mouvement s'achève sur l'évocation de l'Andante primo.
Le deuxième mouvement, Vivace ma no troppo en est un scherzo assez heureux, léger. Le thème évoqué à la clarinette rappelle la cornemuse, élément pouvant avoir donné la qualification écossaise à la symphonie ; l'Adagio cantabile est plein de méditations interrogatives profondes. L'instrumentation se rapproche de l'atmosphère du premier mouvement. Le début du 4e mouvement est un Allegro guerriero torturé, puissant, préoccupé, tel un orage écossais ; la Finale maestoso en forme de coda casse avec ce climat descriptif en exaltant la grandeur et la majesté de la cour britannique et à la reine Victoria à qui l'oeuvre est dédiée.
La symphonie numéro 4 italienne est brillante, légère et pleine de bonne humeur. L'orchestre est ici plus net et clair que dans l'Écossaise, sans pour autant faire preuve de rigidité.
L'Allegro vivace est extrêmement heureux, évoquant sans doute le charme de la campagne romaine et la chaleur de ses habitants. Le deuxième mouvement, aurait été inspiré par les mélodies que Mendelssohn aurait entendu chanter par les pélerins à Rome; d'ailleurs, le thème principal du mouvement ressemble également au choeur des pélerins du deuxième mouvement de la symphonie Harold en Italie d'Hector Berlioz. Quant au troisième, il s'agit d'un intermezzo lyrique et doux faisant penser à une conversation romaine, très noble, qui substitue à la forme scherzando la substance du mouvement afin d'éviter la redondance avec le finale lui aussi de forme scherzo. Ce finale, saltarelle impétueux et diabolique, est d'ailleurs une explosion de bonne humeur.
Durant tout ce programme, le son est impeccable, l'orchestre de Vienne somptueux, Dohnanyi à qui l'on reproche parfois trop de riguer se montre ici fruité, romantique, exalté.
Bref, ce très beau coffret de 3 CD est à posséder dans toute bonne discothèque en tête des intégrales du grand Felix.
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