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Femmes sans hommes Broché – 1 octobre 2012


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Broché, 1 octobre 2012
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Extrait

Mahdokht

Au bout du village, le jardin verdoie dans ses murs de pisé. C'est un verger de griottes et de cerises, bordé par la rivière du côté où il n'y a pas de mur. Dans le clos se dresse une maison mi-rustique mi-citadine, composée de trois pièces, avec un bassin sur le devant rempli de mousses et de grenouilles entouré d'un fin gravier et de quelques saules dont l'ombre se reflète dans l'eau.
Tous les après-midi, le vert sombre du bassin lutte contre le vert pâle des saules. Mahdokht en a toujours le coeur serré car elle ne supporte aucune agressivité. C'est un coeur simple qui recherche l'amitié de tous, y compris dans le monde végétal.
- Bien sûr, c'est une couleur calme, mais bon !...
Sous un arbre, une banquette repose des deux pieds sur la margelle intérieure du bassin et à cause de la vase, glisse inexorablement vers son naufrage. Mahdokht a l'habitude de venir s'asseoir sur cette banquette d'où elle observe la lutte des arbres et de l'eau avec le bleu du ciel qui, l'après -midi plus qu'à toute heure, s'impose à toute cette verdure et représente à ses yeux la «justice divine».
Mahdokht attend l'hiver pour se mettre au tricot, à l'étude du français ou faire des projets de voyage avec un groupe de touristes, parce qu'en hiver on respire un air pur et qu'en été rien ne va plus avec toute cette poussière, ces fumées de voiture, ces rues bondées de gens et la tristesse de ces grandes baies vitrées qui réverbèrent la lumière du soleil.
- Les misérables ! Comment ne voient-ils pas que ce type de fenêtre ne convient pas à ce pays ? se lamente Mahdokht.
Elle est toujours obligée de suivre son frère aîné Houshang à la campagne et de supporter toute la journée les cris des enfants qui se gavent de cerises ; la nuit ils ont la colique et se soignent en mangeant du yaourt.
- C'est du yaourt fait au village ?
- Oui ! Il est excellent.
Les enfants ont toujours froid, le teint pâle et pourtant, ils mangent trop pour leur âge. Comme dit leur mère : «Ils se goinfrent !»
Du temps où elle était institutrice, monsieur Ehteshâmi lui disait :
- Mme Parhâmi, posez là ce cahier s'il vous plaît... Mme Parhâmi, sonnez la cloche... Mme Parhâmi, parlez donc à cette Soghrâ, je ne comprends pas ce qu'elle dit...



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