Jon Oliva utilise depuis la mort de son Frère, Chris, disparu en 1993, percuté par la voiture d'un chauffard ivre, un carton de cassettes enregistrées par feu le guitariste co-compositeur de Savatage, carton découvert lors d'un déménagement en 2004. Ces cassettes contiennent un multitude de riffs, idées et démos brutes de décoffrage, que Jon utilise, un peu pour continuer à faire vivre son frère à travers sa musique, un peu aussi car le génial Chris était quand même une belle source d'inspiration.
"Festival", idée née d'un cauchemar nocturne de Jon, utilise donc une belle bordée de ces idées, et l'on entend effectivement souvent la patte du frangin disparu, son style, ou du moins le style d'antan de Savatage.
Et si de l'aveu de Jon Oliva, le groupe est mort en même temps que son frère, Savatage a tout de même continué à délivrer de bons albums (dont le génial "Wake of magellan"), et suite à l'ultime "Poets & madmen", qui n'aura pas de successeur sous l'entité Savatage, le groupe survit malgré tout à travers Transiberian orchestra et Jon Oliva's Pain. Le premier rencontre un énorme succés au USA, évoluant autour du concept de Noël, le second proposant aujourd'hui son 4ème album.
Festival respire le Savatage, y ressemble, mais n'en est pas. Et c'est à mon sens bien là le souci, car s'il en a tous les aspects, il lui manque le principal : une structure nette et des mélodies mémorisables, ne serait-ce du moins que quelques titres évidents. Au lieu de cela Jon évolue dans son registre habituel, théatral et grandiloquent, entouré de bons musiciens, mais la mayonnaise prend difficilement...
Je mets 3 étoiles pour la mémoire et l'effort, et aussi car ce n'est pas un mauvais disque, mais qui est malheureusement loin de nous transcender.
Savatage est mort, vive Savatage !