Les années 1915 et 1916 ont été, pour Henri Barbusse, décisives.
C’est en 1915 qu’il a vécu Le Feu dans les tranchées du Soissonnais, de l’Argonne et de l’Artois, comme soldat d’escouade, puis comme brancardier au 231e régiment d’infanterie où il s’était engagé. C’est en 1916, au cours de son évacuation dans les hôpitaux, qu’il a écrit son livre. Celui-ci, publié par les Éditions Flammarion à la fin de novembre, remporta aussitôt après le prix Goncourt. Considéré dans le monde entier comme un des chefs-d’œuvre de la littérature de guerre, c’est un des témoignagesles plus vrais et les plus pathétiques des combattants de première ligne.
Le Feu est suivi du Carnet de guerre qui permet de remonter aux sources mêmes de la création du roman épique d’Henri Barbusse.
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31 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Pourquoi ne l'ai je pas lu plutôt ?,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Feu : journal d'une escouade ; Carnets de Guerre (Poche)
Henri Barbusse pour moi n'était qu'un nom de rue. Je me disais que ce devait être un résistant de la seconde guerre mondiale.Après avoir fini ce livre, je ne comprends toujours pas pourquoi on ne me l'a pas fait lire au lycée comme un grand classique. C'est à l'adolescence, quand, garçon, on est attiré par la chose militaire qu'il faut lire ce livre. Ce n'est pas un livre antimilitariste, c'est un vaccin contre la guerre. Il commence très lentement, on s'ennuie presque, on dirait une chronique de la vie paysanne au XIX avec cet argot parfois incompréhensible. Puis tout va très vite, la description d'un village bombardé vient vous secouer de ce début de torpeur, viennent ensuite les bombardements et le combat qui vous prennent aux tripes . L'apothéose est sans doute la visite à l'infirmerie, à moins que ce soit le retour à l'arrière avec le dégoût qu'il inspire. Les films de guerre de ces dernières années nous ont montré l'horreur de la guerre, mais ce sont des contes pour enfants par rapport à la puissance de l'écriture de Barbusse Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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5.0 étoiles sur 5
réaliste et bouleversant,
Par
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J'avais lu ce livre, il y dix ans, il m'avait bouleversé car je commençais à avoir de l'intérêt pour cette guerre. Je viens de le relire pour me le remettre en mémoire car dans le livre "témoins de Norton Cru" et dans le livre "le procès de l'affaire Norton Cru" les avis sont partagés. Je trouve cependant que ce livre est réaliste mais il est vrai qu'il a un petit côté "Zola des tranchées" comme l'avait commenté Norton Cru.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un grand classique,
Par Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Feu : journal d'une escouade ; Carnets de Guerre (Poche)
Il est important que les Français puissent comprendre leur Histoire. La guerre de 14-18, nous la rencontrons tous les jours, sur les places publiques, dans nos églises : les monuments aux morts. Ces interminables listes de noms; combien de frères ? combien de fils ? quelle terreur !
Voici le legs du passé, le legs de nos ancêtres partis combattre pour la France, leurs champs, leurs églises, leurs villages. Henri Barbusse fut de ceux-là. Il commença à écrire "Le Feu" en 1916, blessé, à l'hôpital de Chartres. Extrait à la volée, ce dialogue entre combattants français des tranchées : "- Après tout, qu'est-ce qui fait la grandeur et l'horreur de la guerre ? - C'est la grandeur des peuples. - Mais les peuples, c'est nous ! Celui qui avait dit cela me regardait, m'interrogeait. - Oui, lui dis-je, oui, mon vieux frère, c'est vrai !" Je recommande également la lecture de Roland Dorgelès "Les Croix de Bois". Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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