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On est tout d'abord saisi par l'accordéon de Serge Tomassi (Barbara, Juliette Gréco) puis par la trompette aux accords mexicains de Nicolas Giraud sur "Voici des fleurs, des fruit"", premier titre de cet album minimaliste. Serge Lama n'est ni tout à fait le même ni tout à fait différent. Et si on est loin du "Je suis malâââ-deu" de ses débuts, il suffit de tendre l'oreille pour se rendre compte qu'un changement s'est opéré. La voix de Lama, moins emportée par les envolées lyriques, se fait plus câline. Il faut dire que cet opus aux sonorités acoustiques impose des rythmes délicatement parfumés de tango ("Bora Bora"), de bossa nova ("Quand est-ce qu'on fait l'amour") et parfois même de résonances à la manière d'Erik Satie ("Femme adieu"). Éternel séducteur, Serge Lama n'en oublie pas pour autant les femmes à qui il dédie une grande majorité de ses titres. --Valérie Dupouy
Platine
Voilà le nouvel album studio du plus gros vendeur d'albums des années 70 et 80. Cela faisait sept ans qu'on l'attendait, patientant grâce deux live (dont un symphonique)... Si nous ne sommes pas déçus, son public traditionnel, lui, risque bien d'être dérouté par l'absence de piano, de compos d'Alice Dona. Mais Lama n'est pas en phase de révolution, il est seulement en pleine réforme. Le fidèle Yves Gilbert est toujours là et a composé : "Les Poètes", "Bora-Bora", "Les gens qui s'aiment", "Les jardins ouvriers", et "Si tu le veux".
Aux cotés de ce dernier, qui sont donc les nouveaux compositeurs de l'ami Lama ? D'abord, ses arrangeurs : le percussionniste et réalisateur Nicolas Montazaud et l'accordéoniste Serge Tomassi ("Voici des fleurs, des fruits"), ensuite et encore, ses musiciens : Yann Benoist ("Je suis nostalgique", "Rien ne vaut vous")... Cependant, la grande chanson du disque reste "Quand est-ce qu'on fait l'amour ?" (le premier single) composée par C. Leporatti qui signe aussi "Femme adieu", "Et moi, je rends les femmes belles", "Tout plus tout".
Le disque est donc avant tout un disque de musicos, ce qui lui donne beaucoup d'énergie, beaucoup de feeling, Serge étant, pour une fois, baigné dans une ambiance de groupe qui crée en jouant. À ce titre, les pointures ne manquent pas : Vernerey, Audin, Chevalier... En revanche, le problème évident reste que les chansons tiennent plus sur les orchestrations que sur leur écriture mélodique. Pour les textes, Lama s'est inspiré de Verlaine et des poètes, mais a décidé d'être moins mordant. Y compris dans son interprétation. Les caricaturistes n'ont plus qu'à trouver une autre cible.
À noter qu'après Lara Fabian, Isabelle Boulay, l'ami Lama semble vouloir mettre sur les rails Lena Ka (ex-Lena Kahn), puisqu'il l'accueille ici pour le duo "Quand on revient de là".
Aux cotés de ce dernier, qui sont donc les nouveaux compositeurs de l'ami Lama ? D'abord, ses arrangeurs : le percussionniste et réalisateur Nicolas Montazaud et l'accordéoniste Serge Tomassi ("Voici des fleurs, des fruits"), ensuite et encore, ses musiciens : Yann Benoist ("Je suis nostalgique", "Rien ne vaut vous")... Cependant, la grande chanson du disque reste "Quand est-ce qu'on fait l'amour ?" (le premier single) composée par C. Leporatti qui signe aussi "Femme adieu", "Et moi, je rends les femmes belles", "Tout plus tout".
Le disque est donc avant tout un disque de musicos, ce qui lui donne beaucoup d'énergie, beaucoup de feeling, Serge étant, pour une fois, baigné dans une ambiance de groupe qui crée en jouant. À ce titre, les pointures ne manquent pas : Vernerey, Audin, Chevalier... En revanche, le problème évident reste que les chansons tiennent plus sur les orchestrations que sur leur écriture mélodique. Pour les textes, Lama s'est inspiré de Verlaine et des poètes, mais a décidé d'être moins mordant. Y compris dans son interprétation. Les caricaturistes n'ont plus qu'à trouver une autre cible.
À noter qu'après Lara Fabian, Isabelle Boulay, l'ami Lama semble vouloir mettre sur les rails Lena Ka (ex-Lena Kahn), puisqu'il l'accueille ici pour le duo "Quand on revient de là".
Descriptions du produit
On est tout d'abord saisi par l'accordéon de Serge Tomassi (Barbara, Juliette Gréco) puis par la trompette aux accords mexicains de Nicolas Giraud sur "Voici des fleurs, des fruit"", premier titre de cet album minimaliste. Serge Lama n'est ni tout à fait le même ni tout à fait différent. Et si on est loin du "Je suis malà¢à¢à¢-deu" de ses débuts, il suffit de tendre l'oreille pour se rendre compte qu'un changement s'est opéré. La voix de Lama, moins emportée par les envolées lyriques, se fait plus cà¢line. Il faut dire que cet opus aux sonorités acoustiques impose des rythmes délicatement parfumés de tango ("Bora Bora"), de bossa nova ("Quand est-ce qu'on fait l'amour") et parfois même de résonances à la manière d'Erik Satie ("Femme adieu"). à?ternel séducteur, Serge Lama n'en oublie pas pour autant les femmes à qui il dédie une grande majorité de ses titres. --Valérie Dupouy