Des chansons. Vous savez, ces machins avec des mélodies, des couplets, un refrain ... Le truc qu'on écrit avec seulement une guitare sèche ou un piano. Qu'on écoute le soir et qu'on peut fredonner le lendemain matin.
Et bien, des chansons, Elliott Smith savait en écrire. Dans un format folk ou pop. Comme avant lui McCartney, Dylan, Neil Young, Brian Wilson, Paul Simon et une poignée d'autres dans les 60's. Des songwriters, on dit en anglais. Elliott Smith était leur égal et devait se sentir bien seul dans les 90's.
L'homme était complexe, schizophrène. Sa musique lui ressemble, passant d'un titre à l'autre de l'espoir au désespoir, du calme à la violence, du minimalisme à l'exubérance orchestrale. Le tout d'une qualité, d'une subtilité exceptionnelles.
Ce « Figure 8 » est à ranger entre « Harvest » de Neil Young et une compilation de Simon & Garfunkel. Et à consommer sans modération.