Critique
Finally We Are No One est le second album de Mùm. Plus que le sacro-sain « album de la maturité », il faut le voir comme l’album de la confirmation, puisque, sorti sur le label Fat Cat Records en 2002, il est celui qui leur a conféré une place de choix dans le paysage déjà coloré de la musique islandaise.
Les petits cousins de Sigur Ros passent donc dans la cour des grands et ne déméritent pas. Mùm propose une pop électronique à la fois douce et légère, presque enfantine, et pourtant dotée d’une vraie personnalité. Les membres du groupe avouent d’ailleurs avoir un rapport très ludique à la composition « Behind Two Hills, a Swimming Pool » ou la féerique « Faraway Swimming pool » le prouvent.
Mais même minimalistes, les trouvailles mélodiques traduisent ici un effort de Mùm pour construire et faire tenir certains morceaux comme des entités indépendantes, plutôt que comme des pistes d’expérimentations. Ainsi peut-on même parler de « chanson », à l’écoute de « We Have a Map of The Piano » portées par les voix éthérés des sœurs Valtysdóttir.
Finalement, Finally We Are No One est un excellent album de découverte, que l’on préfère le groupe Mùm dans ce qu’il a de plus hors normes, non-conventionnel, ou bien lorsqu’il tente une approche plus « pop » et se rend donc plus accessible.
Anne Yven - Copyright 2012 Music Story
Description du produit
Ce second album fit en 2002 découvrir au grand public les islandais de Múm. Entre folk-electronica et comptine surnaturelle, Finally We Are No One enchante par ses textures hypnotiques, ses riches mélodies instrumentales et le magnifique jeux de voix, à la fois fragiles et chaudes, des jumelles Kristín Anna et Gyða Valtýsdóttir. Dans sa formation originelle le quatuor est à son apogée et, avec un sens prononcé de l'exploration, ouvre alors de nouvelles voies à l'electro pop indé.