Jeune say kissons les pèrçons nages, nickelé cet "insect" qui hante le rêve whiskieux d'un "publican" de Howth, et ris, hein, d d'Anna Livia... Bon, arrêtons de chercher à parler joycien, même si c'est un exercice plaisant et très libérateur: Joyce recrée tout le langage (cinquante langues différentes s'entrecroisent) pour exprimer à la façon d'une musique les pulsations rythmées et parfois haletantes d'une vie artistique, qui n'est plus la description mais la restitution d'une sorte de danse intemporelle, qui alterne avec une drôlerie endiablée déchirements et réconciliations, mort et résurrection. "Quand vous ne comprenez pas, lisez à voix haute", conseillait l'auteur. Je n'aurais par contre jamais pensé que cette oeuvre unique soit traduisible... performance réussie, au prix d'une démarche adaptatrice très astucieuse. Preuve que le délire, quand il est bien mené, accède à l'universel.