Gerald Raphael Finzi est né en 1901 à Londres, Royaume-Uni, d'un père Italien et d'une mère Allemande. Son père mourut alors que Finzi n'avait que sept ans, et sa mère déménagea alors de Londres vers Harrogate dans le Yorkshire du Nord, où Finzi commenca à étudier la musique avec Ernest Farrar (1885-1918), élève de Charles Villiers Stanford (1852-1924) et ami de Ralph Vaughan Williams (1872-1958). Après la mort de Farrar au front, pendant la première Guerre mondiale, Finzi étudia à York Minster avec l'organiste et chef de choeur Edward Bairstow (1874-1946), un homme à l'éducation stricte puis, en 1925, sur les conseils du chef d'orchestre Adrian Boult, Finzi prit des cours de contrepoint avec Reginald Owen Morris (1886-1948), puis s'établit à Londres où il se lia d'amitié avec Howard Ferguson (1908-1999) et Edmund Rubbra (1901-1986). Il y rencontra Gustav Holst (1874-1934), Arthur Bliss (1891-1975) et Ralph Vaughan Williams, ce dernier lui obtenant un poste de professeur à la Royal Academy of Music de 1930 à 1933. Avec sa femme, Finzi édita également de la musique populaire traditionnelle anglaise, ainsi que des compositeurs oubliés tels William Boyce, Richard Capel Bond, John Garth, Richard Mudge, John Stanley et Charles Wesley. En 1939, Finzi s'établit près de Newbury, où il fonda le « Newbury String Players », un groupe de musique de chambre qu'il dirigea jusqu'à sa mort en revisitant des aeuvres du XVIIIe siècle, et encouragea de jeunes compositeurs, tel Kenneth Leighton (1929-1988). En 1951, Finzi apprit qu'il était atteint de la maladie de Hodgkin, incurable, qui lui laissait au mieux dix ans à vivre mais, en 1956, Finzi contracta la varicelle qui, dans le contexte de sa maladie, lui causa des dommages sévères au niveau du cerveau. Il s'éteignit le 27 septembre de la même année dans un hôpital d'Oxford. Parmi ses oeuvres majeures, on peut noter « Cinq Bagatelles » pour clarinette et piano, un Concerto pour violon et petit orchestre, un Concerto pour violoncelle, un Concerto pour clarinette, la Cantate « Dies natalis » pour tenor et orchestre à cordes, un Magnificat pour choeur et orchestre, un « Requiem da camera », de la musique chorale, dont « Lo, the full, final sacrifice » et « God is gone up », ainsi que de nombreuses Mélodies, en particulier sur des poèmes de Thomas Hardy.